L'Agence pour les économies d'énergie (AEE) est un ancien établissement public français créé en 1974Décret 74-1003 du 29/11/1974, paru au Journal officiel de la République française du 01/12/1974 et disparu en 1982 par sa fusion dans l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie (AFME). L'AFME deviendra elle-même l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) en 1991.

Histoire À la suite du premier choc pétrolier de 1973 qui voit s'envoler le prix du baril de pétrole, le Conseil des ministres décide le de créer l'Agence pour les économies d'énergie. Le président Valéry Giscard d'Estaing, jugeant le fonctionnement de l'administration de l'État trop lourd et s'inspirant de l'exemple des États-Unis, met en place un dispositif « politico-administratif » original à l'époque. Il délègue ainsi la mise en œuvre de la nouvelle politique à une « agence d'objectifs » chargée d'agir à la place et au nom de l'État, placée sous sa tutelle administrative.

C'est ainsi qu'est créée l'AEE, sous forme d'un établissement public à caractère administratif, par un décret du . Elle est transformée en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) par le décret du Rapport d'activité de l'AEE de 1979.

L'AEE est soumise à la tutelle du ministère de l'Industrie et de la Recherche, dont le bureau est occupé à l'époque par Michel d'Ornano. Elle est administrée par un conseil d'administration présidé par le délégué général à l'énergie, appelé plus tard directeur général de l'énergie et des matières premières et est gérée par un directeur nommé par décret.

Moyens et actions L'AEE connaît rapidement un fort succès et sa taille ne fait que croître : composée de 12 personnes à sa création, les effectifs atteignent une centaine de personnes en 1978 et 251 à la fin de l'année 1981 dont 72 dans les délégations interdépartementales de l'industrie et 25 dans les centres techniques de l'équipement. Le budget d'intervention passe quant à lui d'environ 31 MF en 1975 à 690 MF en 1981.

Une des grandes forces de l'AEE est sa politique de communication active faisant appel à tous les médias. Certains slogans sont restés dans les mémoires comme : « En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées », ou encore la campagne « Chasse au gaspi » initié par Jean Poulit.

Jean Syrota, alors directeur de l'AEE, défend l'adoption de l'heure d'été auprès du gouvernement en affirmant qu'elle permettrait de réaliser des économies d'énergie considérables et de sensibiliser la population à ces économies de façon progressive. L'heure d'été est finalement adoptée le .

Bilan Le bilan énergétique de la politique menée par l'AEE est très satisfaisant : après une première phase de réduction rapide des consommations, liées à l'élimination des gaspillages de 1974 à 1976, l'accélération des économies d'énergie s'est stabilisée en 1977 et 1978 à un rythme annuel d'environ 1 million de tonne d'équivalent pétrole supplémentaires par an, qui auraient été consommées si aucune mesure n'avait été prise.

En 1979, une accélération notable est obtenue grâce aux comportements plus économes qui répondent à la relance des actions de communication de l'AEE, et surtout au décollage des investissements d'économie d'énergie.

Directions

Présidences ?-1978 : Paul Mentré, délégué général à l'énergie 1978-1982 : François de Wissocqnommé directeur général de l'énergie et des matières premières le 26 juillet 1978

Directions 1974-1978 : Jean SyrotaDécret du 17 décembre 1974 1978-1981 : Jean PoulitDécret du 2 novembre 1978 1981-1982 : Pierre CubaudDécret du 18 décembre 1981

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

Articles connexes Économies d'énergie Agence française pour la maîtrise de l'énergie

Liens externes : une publicité de l'AEE

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