thumb|Statue de Guy d'Arezzo dans la ville d'Arezzo. Le congrès européen d'Arezzo pour l'étude et l'amélioration du chant liturgique est une conférence internationale et importante, tenue à Arezzo en Italie du 11 au , en rendant hommage à Guy d'Arezzo (992 - 1050). Son objectif était de trouver et proposer la meilleure manière du chant liturgique de l'Église romaine.

En fait, le congrès n'était autre qu'une compétition entre deux éditions, respectivement insistant le chant authentique issu de saint Grégoire : une nouvelle édition grégorienne préparée par l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes pour une réforme d'une part ; l'édition de Ratisbonne en usage, dite néo-médicéenne d'autre part.

Si la conférence avait effectivement avancé la connaissance concernant le chant liturgique, l'année suivante le Saint-Siège refusa ses vœux adoptés. À la suite de l'élection du pape Pie X en 1903, participant de ce congrès, certains eurent lieu sous le pontificat de ce Saint-Père.

Histoire Restauration du chant grégorien

Il est certain que le chant grégorien avait peu de défenseurs, après la Renaissance.

Au , quelques musicologues tentèrent de rétablir la tradition ancienne. L'un des pionniers était François-Joseph Fétis († 1871)., directeur du Conservatoire royal de Bruxelles. Si l'abbé Prosper Guéranger († 1875) du monastère de Solesmes souhaitait profondément la restauration de la liturgie ancienne, il restait de nombreuses difficultés, faute de ressources. C'étaient principalement les musicologues qui étudiaient ce chant liturgique, jusqu'à ce que Félix Danjou, organiste de la cathédrale Notre-Dame de Paris, découvre le Tonaire de Saint-Bénigne de Dijon en 1847.

Une fois la Pierre de Rosette musicale retrouvée, les neumes anciens sans lignes n'étaient plus indéchiffrables. En profitant de cette notation, le Graduel romain (édition rémo-cambraisienne) fut sorti en 1851, sous initiative de deux cardinaux, si bien que les offices en grégorien étaient célébrés dans leurs paroisses..

Le mouvement devint tellement dynamique qu'à Paris fut tenu en 1860 le Congrès pour la restauration du plain-chant et de la musique de l'Église dont Charles Gounod était un membre. Surtout, ce congrès décida de cesser la pratique des notes égales, manière typique du plain-chant.

Puis en 1862, une autre décision fut effectuée par deux moines de Solesmes, Dom Paul Jausions et Dom Joseph Pothier : afin de restaurer correctement la mélodie grégorienne, il faut consulter les neumes dans les manuscrits les plus anciens et sans lignes. C'est la raison pour laquelle ils commencèrent à visiter de nombreux archives en France et en Europe.. Cette discipline était, dès années 1870, répartie par un autre moine important, François-Florentin Bernard, dit Pie Bernard. Ce prêtre dominicain publiait et toujours remaniait plusieurs livres de chant de bonne qualité en faveur de son ordre, à partir de 1854 - 115. Leurs travaux selon les manuscrits étaient en train d'établir un répertoire du chant grégorien restauré, au début des années 1880.

Édition de Ratisbonne

En Allemagne, les religieux avaient une autre tendance pour l'amélioration liturgique, c'est-à-dire le mouvement cécilien. Celui-ci était notamment distingué lors du Congrès de Bamberg en 1868, duquel le Vatican s'intéressait. L'édition Pustet de Ratisbonne invita les deux présidents du mouvement, Franz Xaver Witt et Franz Xaver Haberl, afin de répondre au charge du Saint-Siège en faveur d'un nouveau graduel. Non seulement la Congrégation des rites admit cette édition mais aussi un privilège de 30 ans fut octroyé à Pustet, à partir de 1871.

Édition non officielle, mais cette authentification donna une grande autorité à l'édition de Ratisbonne : Assez naturellement, l'édition Pustet n'hésitait pas à manifester l'édition selon la tradition issue de saint Grégoire.

En réalité, il s'agissait d'une reproduction de l'Édition médicéenne (1614 - 1615), republiée en 1848 à Malines chez Hanicq, par Edmond Duval, ancien élève du Conservatoire de Paris. Les pratiquants de celle-ci ne savaient pas, nonobstant, que rédacteur Franz Haberl avait introduit un considérable nombre de modifications discutables dans cette édition de Pustet. Si bien que l'édition néo-médicéenne s'était vraiment éloignée de la tradition du chant grégorien authentique. De plus, on attribuait faussement la rédaction de l'Édition médicéenne à Giovanni Pierluigi da Palestrina, pour une autre autorité. Plus tard, un musicologue auprès du Vatican doutera de cette attribution, en raison de nombreuses erreurs incompréhensibles que Palestrina n'aurait jamais commises, dans l'édition de Haberl : « D'ailleurs, le Père de Santi continuait à étudier toujours plus à fond le côté historique du problème: d'une part les décrets eux-mêmes (14 août 1893), et d'autre part l'œuvre attirbuée à Palestrina, qui n'était pas sans poser quelques problèmes : comment Palestrina avait-il pu faire une œuvre si peu musicale ? (2 décembre 1893.) ».

Centenaire de Guy d'Arezzo À cette époque-là, l'année 1882 était considérée comme centenaire de la naissance du moine Guy d'Arezzo (vers 992 - † 1050). Il est normal qu'un congrès à sa ville natale fût préparé par des religieux italiens, tel Dom Ambrogio Maria Amelli du Mont-Cassin. Le sujet prévu n'était autre que le chant liturgie duquel Guy d'Arezzo avait aisément amélioré les pratique et théorie. Pour Solesmes et Ratisbonne, il n'existait aucune raison afin d'éviter cette conférence.

Participants Membres du bureau Ambrogio Maria Amelli (1848 - † 1933) : président, bénédictin, abbaye du Mont-Cassin, théologien et musicologue. François Perriot (1835 - † 1910) : vice-président, vicaire général et supérieur du grand séminaire de Langres, note ., docteur en théologie Nicholas Donnelly (1837 - † 1920) : vice-président, archiprêtre de Dublin, fondateur de la société Sainte-Cécile de Dublin et du journal Lyra ecclesiasticahttps://books.google.fr/books?id=hsPLPDSQI-YC&pg=PA129 P. Piacenza : secrétaire, archiprêtre de protonotaire apostolique Edmund von Blum HirtIl existe plusieurs variantes concernant le nom de ce personnage. D'ailleurs, il est difficile à l'identifier. Cependant, il est certain qu'il était venu de Munich, selon plusieurs documents. : secrétaire, maître de chapelle à Munich, musicologie

Quelques participants thumb|upright=0.8|En tant que chanoine de Trévise, Giuseppe Sarto, futur pape Pie X, assistait à ce congrès d'Arezzo. (1835 - 1903 - † 1914). F. Raillard (1804 - † ) : vicaire de l'église Saint-Thomas-d'Aquin de Paris., congressiste de Paris en 1860 Giovanni Battista de Lorenzi (1806 - † 1883) : célèbre facteur d'orgue de Vicence.http://www.treccani.it/enciclopedia/de-lorenzi-giovanni-battista_(Dizionario-Biografico)/ Stephen Morelot (1820- † 1899) : prêtre, organiste, musicologue à Dijon. Charles-Émile Poisot (1822 - † 1904) : fondateur du conservatoire de Dijon. Xavier van Elewyck (1825 - † 1888) : maître de chapelle de l'église Saint-Pierre de Louvain, chevalier et docteur de l'université de Louvain Alexandre-Stanislas Neyrat (1825 - † 1913) : musicologue, compositeur, maître de chapelle de la primatiale Saint-Jean de Lyon. Aloys Kunc. (1832 - † 1895) : organiste et maître de chapelle de la cathédrale d'Auch, participant du Congrès de Paris en 1860 Charles-Émile Ruelle (1833 - † 1912) : helléniste, administrateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève Giuseppe Melchiorre Sarto (1835 - † 1914) : chanoine de Trévise, futur pape saint Pie X (1903 - 1914) Joseph Pothier (1835 - † 1923) : abbaye Saint-Pierre de Solesmes, restaurateur du chant grégorien Davide Farabulini (1835 - † 1903) : professeur du séminaire du Vatican, historien chargé par Léon XIII. Franz Xaver Haberl (1840 - † 1910) : prêtre et musicologue allemand, rédacteur et représentant de l'édition de Ratisbonne Nicolas Couturier (1840 - † 1911) : organiste et maître de chapelle de la cathédrale Saint-Mammès de Langres Michael Joannes Antonius Lans. (1845 - † 1908) : professeur du petit séminaire Hageveld, près de Leyde Antonin Schmitt (- † 1886) : moine de l'abbaye de Solesmes, spécialiste de typographie Pietro Paolo Balestra : prêtre de la mission et mâitre de chapelle du collège Alberoni à Plaisance. Jules Bonhomme : curé de l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle., membre du Comité des travaux historiques et scientifiqueshttps://cths.fr/an/prosopo.php?id=106416 Luigi Nerici : professeur de la musique liturgique à Lucqueshttps://www.bibliotecamusica.it/cmbm/scripts/gaspari/libri.asp?id=3297 Innocenz Pasquali : chantre pontifical à Romehttps://books.google.fr/books?id=nXYRAAAAYAAJ&pg=PA385 liste partielle des Italiens dans la Civiltà cattolica, tome 11, première partie, , 1882 Giacomo Lo Re : maître de chapelle de la cathédrale de Palerme, professeur de chant liturgique auprès du séminaire archiépiscopalhttps://books.google.fr/books?id=6nzPO5MkyzsC&pg=PA90 Félix Velluz : enseignant de chant grégorien auprès de plusieurs séminaires dont celui de Châlons, collaborateur de Dom Pothier.

Parmi ces participants, Dom Pothier fut nommé en , par le pape Pie X, lui-même congressiste, président et un des dix membres de la commission pontificale de l'Édition Vaticane ainsi que Dom Amelli et le docteur Perriot, consulteurs..

D'ailleurs, le congrès accueillait un autre personnage vraiment important, en faveur de la restauration du chant grégorien. Il s'agissait du docteur Xavier van Elewyck, cette fois-ci en qualité de maître de chapelle de l'église Saint-Pierre de Louvain. Mais ce chevalier avait été envoyé, d'abord, par le cardinal-archevêque de Malines Engelbert Sterckx au Congrès pour la restauration du plain-chant et de la musique de l'Église tenu à Paris en 1860. Puis, ils avaient organisé les Congrès de Malines I et II en 1863 et 1864 desquels le docteur Elewyck de l'université catholique de Louvain était secrétaire général.. À cette époque-là, le cardinal Sterckx se distinguait en tant que défenseur du chant grégorien le plus important, non seulement en Belgique mais également en Europe. Il est probable que le soutien de van Elewyck était considérablement favorable pour le succès des moines de Solesmes lors de cette bataille d'Arezzo.

Programme État actuel du chant liturgique dans les différentes partie de l'Europe Livre de chœur aujourd'hui en usage dans les cathédrales les plus importantes Exécutions du plain-chant d'après ces livres Étude et méthodes d'enseignements en vigueur dans les séminaires diocésains et les établissements misicaux Ouvrages théoriques sur le chant liturgiques Zèle du clergé et des maîtres de musique sur ce point Vœux pour l'amélioration de l'état actuel du chant liturgique en Europe. État primitif et phases par lesquelles est passée successivement le chant liturgique Origine du chant liturgique — ses éléments primitifs Époque de son apogée — ses caractères et ses éléments constitutifs Sa vraie tradition conservée fidèlement dans les manuscrits Zèle et discipline de l'Église au sujet de l'étude et de l'unité du chant liturgique Phases ou modifications principales par où le plain-chant a été obligé de passer ensuite Causes de ces modifications Possibilité, utilité, convenance et opportunité d'un rétablissement du chant liturgique selon la vraie tradition, en tenant compte des exigences liturgiques et musicales d'aujourd'hui Moyens de préparer et de développer une amélioration du chant liturgique Commission archéologique pour recueillir les différentes versions du vrai chant liturgique contenus dans les manuscrits les plus anciens et les plus importants qui soient conservés dans les diverses parties de l'Europe Édition critique et scientifique de livres de plain-chant basée sur les données de la susdite commission