Françoise Janicot, née le à Paris et morte le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est une artiste peintre « Female Painters », The Art of Painting., photographe, vidéaste et performeuse française..
Biographie Françoise Janicot est tout d'abord reconnue en tant que peintre abstraite et expose dans plusieurs galeries et Salons en France. Mariée au poète sonore Bernard Heidsieck, elle photographie à partir des années 1960 ses compagnons de route, des poètes expérimentaux et des performeurs comme Julian Beck, Julien Blaine, William S. Burroughs, John Cage, Jacqueline Cahen (1941-2009), François Dufrêne, John Giorno, Charlotte Moorman, Esther Ferrer, Christian Prigent et Jean-Jacques Lebel. En réaction au contexte socio-politique de la fin des années 1960 et en lien au mouvement féministe, elle cesse de peindre, grillage ses toiles et entame un travail de photographies des panneaux signalétiques barrés dans les rues de Paris.
L'engagement dans l'art féministe vu à travers une œuvre : L'Encoconnage Au début des années 1970, Janicot réalise L'Encoconnage (1972), une première performance artistique qui marque le mouvement féministe en art français. La réalisation de cette œuvre s'inscrit dans un contexte de revendications sociales et féministes à la suite des manifestations de 1968.
L'œuvre est avant tout constituée de l'action de Janicot : elle s'enroule d'une épaisse ficelle jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Cette dernière est coupée juste avant la perte de conscience. Le tout est accompagné d'un enregistrement de Passe-partout n°9 composé par Bernard Heidsieck, son époux.
Parallèlement, Janicot avait déjà commencé à pratiquer la photographie. C'est pourquoi, elle documente aussi Encoconnage grâce à ce médium. Les photographies font donc partie de l'œuvre et ce sont ces témoignages que conserve le Centre Pompidou.
Françoise Janicot s'inscrit dans le courant de l'art féministe. Elle cherche à dénoncer l'infériorité des femmes dans la société et leurs conditions de vie. L'Encoconnage apparaît alors comme une métaphore de l'enfermement, aussi bien symbolique dans le patriarcat que matériellement à l'intérieur de la maison. Elle veut inciter à prendre conscience du bâillonnement des femmes et de toutes les contraintes qui pèsent sur elles et les empêchent de se mouvoir.
Le titre qui renvoie au cocon animal rappelle également l'idée d'un enfermement, d'une impossibilité de bouger.
Françoise Janicot a aussi filmé et réalisé des vidéos consacrés aux performeurs de la poésie sonore, et tout particulièrement à la poésie de son mari Bernard Heidsieck, ainsi que des vidéos collectives. Dans les années 1990-2000, elle produit toute une série de photographies liées à l'absence, dans des tons blancsFabienne Dumont, Des sorcières comme les autres - Artistes et féministes dans la France des années 1970, Rennes, Éditions PUR, 2014, , .
Collections publiques Paris, musée national d’art moderne
Références
Bibliographie Françoise Janicot, L'œil, la main, Al Dante, 2006 .
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