Charles Spitz, né à Belfort le et mort le à Altkirch, est un résistant lyonnais, agent des PTT.

Biographie Charles Aloyse Émile Spitz est le fil de Charles Bernard Spitz, ferblantier, et de Lina Kirmann. Le , il épouse à Colmar Fernande Lallemand. Le couple s'établit à Lyon ou Charles Spitz travaille dans les PTT.

En 1939, Charles Spitz est mobilisé, il participe à la bataille de France à l'issue de laquelle il est démobilisé.

Dès , il s'engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de « Sautet », au sein du groupe « Bruno » qui intégrera le mouvement Franc Tireur. Jusqu'en 1941, il participe à des sabotages et à la distribution de tracts. Il est en contact avec les groupes « Ceux de la Libération » et « Marco Polo ». En , il est sous les ordres de René Pellet.

En , il est muté à la direction régionale des télécommunications. Après l'invasion de la zone libre en , son poste et sa connaissance de l'Allemand lui permettent de surveiller les communications ennemies et de renseigner la Résistance.

Il est le principal organisateur du sabotage et de l'explosion, par les FTP, du Central téléphonique roulant allemand, Quai du Docteur-Gailleton à Lyon, le Raymond Ruffin, Résistance PTT, Presses de la Cité, 1983, p.83-96. Retranscrit ici.

À la suite de l'opération, 62 membres du groupe Marco Polo sont arrêtés. Charles Spitz est appréhendé le pour espionnage et attentat. Il est incarcéré à la prison de Montluc dans la cellule 114 où il est torturé.

Le , il est transféré au camp de Compiègne. Le , il est déporté au camp de Buchenwald où il arrive le 29. Le , il est déplacé au camp de concentration de Dora. Devant l'avance des alliés, le , il est évacué vers le camp de Bergen-Belsen qu'il atteint le 10 et le 15 il est libéré par les britanniques. Le , il rentre à Lyon, profondément marqué par la vie concentrationnaire qu'il a subi.

Après la guerre, en 1950, il devient inspecteur adjoint des PTT à Lyon, puis Receveur des postes en Meurthe-et-Moselle. En 1975, il termine sa carrière comme chef du centre de tri de Mulhouse-Gare.

Il est l'auteur du roman autobiographique Cellule 114 (nom de sa cellule à la prison de Montluc) où il raconte son histoire de son arrestation le à son retour parmi les siens, et ses difficultés de réadaptation.

Distinctions Il est reconnu « déporté résistant ».

par décret du .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

. DVD pédagogique.

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