La Divine Adoratrice Houy est une prêtresse de haut rang durant la . Elle est la mère de Mérytrê-Hatchepsout, grande épouse royale du pharaon , et donc la grand-mère maternelle du pharaon .

Attestation

La seule attestation de Houy est la statue de cette dernière conservée au British Museum (EA 1280) ; qualifiée de « Celle qui a mis au monde une épouse du dieu et grande épouse royale », elle est représentée assise pendant qu'elle tient sur ses genoux sa petite fille, la princesse Nebetiounet. D'autres petits-enfants sont représentés sur l'un des côtés du siège : le prince Menkhéperrê et les princesses Mérytamon (dont le nom est inscrit dans un cartouche), Iset (plus petite que son frères et ses sœurs, elle était peut-être la cadette de la fratrie) et une seconde Mérytamon (sans cartouche).

Ses nombreux titres sont également attestés sur la statue : « Supérieure des recluses d’Amon »Elle est la première femme attestée à porter ce titre. ; « Supérieure des recluses du temple de Rê » ; « Divine adoratrice d'Amon » ; « Divine adoratrice dans le temple d’Atoum ».

Le nom d'Amon, présent à plusieurs reprise sur la statue, y fut martelé durant le règne d'Akhenaton.

Généalogie

Le fait qu'elle soit qualifiée de « Celle qui a mis au monde une épouse du dieu et grande épouse royale », combinaison de titres que, parmi les reines d'origine non royale de cette période, seule la reine Mérytrê-Hatchepsout porte, permet de faire de cette dame la mère de cette reine. De plus, certains de ses petits-enfants, attestés sur la statue (la princesse Mérytamon (celle avec le cartouche) et le prince Menkhéperrê), sont par ailleurs connus comme étant des enfants de . Cela rend donc l'identification certaine.

Biographie

La date d'obtention des titres sacerdotaux est inconnus ; on ignore donc si elle occupe ces éminentes positions religieuses avant le mariage de sa fille, ou si ces titres lui furent attribués après l'union royale, afin de conférer une situation officielle à une roturière. Michel Gitton a émis l'hypothèse qu'elle exerce à partir du mariage de sa fille la réalité de la fonction d'épouse du dieu, caractérisée non pas par le titre d'« épouse du dieu » qui serait alors réservé à la famille royale et que Mérytrê-Hatchepsout aurait obtenu, mais par celui de « Divine adoratrice d'Amon ». Puis, une fois sa petite-fille Mérytamon (celle avec le cartouche) devenue assez grande, c'est cette dernière qui aurait reçu le titre d'« épouse du dieu ». Puis, après son décès, sa mère Mérytrê-Hatchepsout aurait repris son titre d'« épouse du dieu », fonction qu'elle aurait exercée jusqu'au règne de son fils .

La statue étant la seule attestation de l'existence de la Divine Adoratrice, on ne possède aucune autre indication sur ce haut personnage du milieu de la dynastie.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne Catégorie:Divine adoratrice d'Amon Catégorie:Personnalité religieuse du XVe siècle av. J.-C.