La Roche-Clermault est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Négron, le ruisseau de Chavenay et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « basses vallées de la Vienne et de l'Indre » sont protégées au titre de la directive Oiseaux et abritent une population de Râles des genêts, espèce en fort déclin aux niveaux européen et français.
Ses habitants sont appelés les Clérimaldien(ne)s.
La Roche-Clermault est une commune rurale qui compte en . Elle fait partie de l'aire d'attraction de Chinon.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Martin, fondée au et remaniée aux , classée en 1985.
Un lotissement de dix maisons, ensemble HLM expérimental de « construction du paysage » aux volumes variés, construit en 1981-1985 par l’architecte Lucien Kroll, est labellisé architecture contemporaine remarquable en 2016.
Géographie Localisation La Roche-Clermault se trouve à environ au sud de Chinon.
Communes limitrophes
Lieux-dits et hameaux Launay, Coutray, Chargé, les Jaltières, le Coteau de Reuffé.
Hydrographie vignette|gauche|redresse=1.2|Réseau hydrographique de La Roche-Clermault. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend un cours d'eau notable, le Négron (), et sept petits cours d'eau pour certains temporaires...
Le Négron, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Loudun (Vienne) et se jette dans la Vienne à Cinais, après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, le Négron est classé en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)..
Une zone humideD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». a été répertoriée sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « Le Marais de Taligny »...
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chinon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , La Roche-Clermault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chinon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54 %), forêts (18,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), zones urbanisées (7,4 %), prairies (5,4 %), cultures permanentes (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de La Roche-Clermault est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le risque nucléaire.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Négron. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Roche-Clermault. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 58,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 150 sont en aléa moyen ou fort, soit 51 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. La commune étant située dans le périmètre immédiat de autour de la centrale nucléaire de Chinon, elle est exposée au risque nucléaire. À ce titre les habitants de la commune ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession, chapitre Risque nucléaire..
Histoire Cette ancienne châtellenie et seigneurie, selon l'érudit Carré de Busserolle., a pour premier seigneur connu le chevalier Maingot, cité en 1142. En 1256, Roche-Clermault est à Bouchard de Marmande, suivi de Guillaume de Marmande (1278), puis dans la moitié du de Pierre de Marmande, sénéchal du Périgord cité en 1334 et 1342. Pierre agrandit ses domaines en épousant l'héritière Isabelle de La Haye (-Passavant), dame de La Haye et Faye-la-Vineuse. Les Marmande avaient quant à eux acquis Cravant et St-Michel ; Pierre et/ou sa fille héritière Marguerite sont aussi maîtres de fiefs qu'avait possédés Boucicaut vers 1360 : Azay, Chezelles et Savary.
Puis la Roche-Clermaut passe aux comtes de Sancerre par le mariage en 1357 de Marguerite de Marmande (v. 1335-v. 1371), fille unique d'Isabelle de La Haye et Pierre de Marmande, avec Jean III. Les d'Auvergne puis les Bueil héritent ensuite, la comtesse Marguerite de Sancerre (v. 1355-1418), fille héritière du comte Jean et de Marguerite de Marmande, ayant épousé en 1374 le dauphin Béraud II, puis leur dernière fille Marguerite-Dauphine d'Auvergne/de Clermont-Sancerre († 1436) ayant convolé en 1404 avec Jean IV (ou V) de Bueil († 1415 à Azincourt). On trouve ensuite comme sires de la Roche-Clermault : Catherine de Bueil (en 1430 ; sœur de Jean IV et fille de Jean III, épouse de Pierre de Villaines, prince d'Yvetot, aussi † 1415 à Azincourt) ; ladite Marguerite-Dauphine, veuve de Jean IV ; Louis de Bueil (fils puîné de Jean IV, tué dans une joute en 1447) ; Jean V (ou VI) de Bueil (v. 1406-1478), comte de Sancerre, amiral de France ; Edmond de Bueil-Sancerre, fils cadet de Jean V, en 1490 († v. 1495, en tout cas avant 1512 ; aussi seigneur de Marmande et de Faye).
La Roche-Clermault quitte ensuite les Bueil pour passer à la Maison de France, avec Jeanne de Valois, dame de Mirebeau, bâtarde de Louis XI et femme de Louis, bâterd de Bourbon, comte de Roussillon, amiral de France (v. 1450-1487) ; puis leur dernière fille Anne de Bourbon-Roussillon († 1528), dame de Mirebeau, mariée en 1492 à Jean , baron d'Arpajon : dont Charlotte d'Arpajon qui jouit de la Roche-Clermault sa vie durant.
Puis retour aux Bueil, ou plus exactement à leurs descendants Gillier, aussi héritiers de Faye et de Marmande : Joachim Gillier de Puygar(r)eau (à Sossais et Saint-Genest) épousa Isabelle de Bueil, fille d'Edmond de Bueil ci-dessus : dont leur fils Bonaventure Gillier († 1584 ; mari en 1542 de Marie Babou) ; père de René Gillier (sgr. de Puygareau, baron de Clermault, Marmande et Faye, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi ; x 1582 Claude, dame du Plessis-Clairembault et de Saint-Gervais, fille de Pierre de Laval-Lezay) ; père d'Urbain Gillier et de Marie Chabot de Jarnac (mariés en 1614, parents d'autre René II Gillier, 1614-1713).
Mais en 1619 la terre de la Roche-Clermault alla à Balthazar Le Breton, seigneur de Villandry, mari d'Isabelle/Madeleine Gillier, fille de René Gillier ; c'est leur fils Simon Le Breton qui rend hommage en 1643 ; Balthazar-Léonard Le Breton de Villandry est seigneur en 1680, et il marie Marie-Claude Bonneau de Rubellez, d'où Henriette-Marguerite Le Breton (v. 1689-1721) qui épouse en 1713 Louis-François, comte d'Aubigné (v. 1685-1745), baron de Cernusson. ; À la fin du , en 1772-1788, la Roche-Clermault appartient à Fortuné Bouin de Noiré (1728-1809), écuyer, bachelier en Sorbonne, chanoine de Saint-Mexme à Chinon, dernier fils de Louis Bouin de Noiré et Nancré, sgr. de Chezelles et de la Touche-Voisin.