Eugène Jouve, né le à Lyon et mort le dans la même ville, est un journaliste français, correspondant au Courrier de Lyon.

Biographie Eugène Jouve naît le à Lyon . de l’union entre Jean-Joseph Jouve, négociant en soie, et Charlotte Euphrosine DuchesneArchives municipales de Lyon, registre des naissances, cote 2E154, acte 804., sœur cadette de Philippine Duchesne..

À partir de 1832, il collabore au Courrier de Lyon en compagnie de son frère aîné Alexandre (1805-1879), rédacteur en chef de ce journal jusqu’en 1871..

Au cours de sa vie publique, il est tout d'abord orléaniste avant de se rallier au Second Empire ..

Il cesse ses activités de journaliste vers le milieu des années 1870 pour entreprendre un grand ouvrage sur l’Amérique (non publié). et meurt le , toujours à LyonArchives municipales de Lyon, registre des décès, cote 2E823, acte 2388..

Œuvre Lettres sur la guerre d'Orient L'œuvre la plus célèbre d'Eugène Jouve est son journal de correspondant de guerre en Crimée, paru en 1854 sous le titre Lettres sur la guerre d'Orient. Il n'y décrit d'ailleurs pas que la guerre de Crimée, mais aussi son voyage, entre autres son passage à Bucarest (en ) alors en pleine recomposition urbaine .. Il ironise sur Bucarest et ses modernisations hâtives, la comparant sarcastiquement à un « petit Paris » ..

Il fait partie de ceux qui ont popularisé en France la férocité des bachi-bouzouks.

Durant cette campagne, il est l'un des premiers à défendre la création en Bessarabie d'un , prémices de l'actuelle Moldavie ., quoiqu'il estime que la société moldave, à l'époque où il la rencontre, est corrompue et immorale, .. En effet, pour Jouve, la société russe est l'archétype de la barbarie et de l'intolérance, et la guerre de Crimée est de son point de vue une croisade nécessaire :

Le voyage en Orient est également pour lui l'occasion d'une réflexion sur la nature des relations entre la Méditerranée et l'Orient, et sur la particularité de la Méditerranée en tant que mer intérieure, . Il en profite également pour railler l'orientalisme alors à la mode, mais dont il estime qu'il colporte une vision idéalisée et artificielle de l'Orient ..

Un voyageur exigeant avec lui-même Durant ses voyages, Eugène Jouve, à l'instar de Louis Vignet, de Théodore Aynard ou d'Eugène Yemeniz, plaide pour une certaine authenticité du voyage, recherchant l'hébergement chez l'habitant, l'inconfort de l'habitat indigène. Ainsi, voyageant au Mexique, il affirme considérer une bicoque de péons, une natte, une peau de bison et un grand feu comme ., et il mange de l'iguane cuisiné par les piroguiers qui le convoient .. Il dit écrire son journal .. Enfin, il revient plusieurs fois sur les lieux déjà visités, afin de mieux s'approprier les lieux et de prendre le temps de les découvrir sous différentes facettes ..

Journaliste en France Il est également impliqué dans la vie lyonnaise locale. Les 5 et , il publie deux articles dans le Courrier de Lyon à propos de la restauration que mène alors Tony Desjardins sur la primatiale Saint-Jean. Très critique envers les travaux réalisés, il s'y demande s'il n'aurait pas été préférable de relever la voûte du chœur au niveau de celle de la nef, mais en admettant que ces lourdes modifications auraient nécessité le remplacement des fenêtres hautes par de vastes baies gothiques semblables à celles de la nef. Il partage par ailleurs les inquiétudes de Joseph Bard sur le rehaussement de la charpente qui ..

Couvrant l'exposition universelle de 1855, Jouve décide de conserver les principes qu'il a acquis durant ses voyages et de couvrir l'exposition . Il s'y montre particulièrement virulent à l'encontre de l'art britannique :

Publications

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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