Antoine Marie Alexandre de Villaret (Saint-Laurent-Lolmie, - Paris, ) est un officier général de l'armée française, capturé pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie Origine et formation Antoine de Villaret a été présenté comme « appartenant à une des plus anciennes et des plus illustres familles de la chevalerie gévaudanaise, qui a donné à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem deux de ses grands maîtres les plus célèbres : Guillaume de Villaret, qui occupa le magistère de 1296 à 1305, et Foulques de Villaret, son neveu, qui l'occupa de 1305 à 1319 »Abbé Léon Costecalde, « Biographie du Général Étienne de Villaret, une gloire lozérienne », Bulletin trimestriel de la Société des lettres, sciences et arts du département de la Lozère, 1931, .. Cette noble ascendance, apparemment basée sur une simple homonymie, est parfois discutéeAnnuaire de la noblesse de France, t. 66, 1910, .Voir à ce propos la page de discussion de l'article ..

La famille Villaret, dont est issu le général, demeurait au début du , dans le Quercy, comme l'attestent les registres paroissiaux des archives départementales de Tarn-et-Garonne. On y retrouve d’ailleurs l’acte de mariage de Louis de Villaret, son arrière-grand-père, à Lafrançaise le .

Antoine Marie Alexandre de Villaret est né le au château de Floyras, à Saint-Laurent-Lolmie (Lot).

Carrière militaire Engagé volontaire à l’École Spéciale Militaire le , il est affecté au régiment d'infanterie comme sous-lieutenant le , la France est alors en guerre contre les États allemands coalisés. Dès le , il est affecté au régiment d'infanterie avec lequel il est fait prisonnier le . Libéré le , il rejoint l'armée de Versailles au sein du provisoire d'infanterie..

Le , il est affecté au régiment d'infanterie. Il est nommé lieutenant le et rejoint le régiment d'infanterie le , date à laquelle il est promu capitaine. Muté successivement au régiment d'infanterie (), au régiment d'infanterie () puis au régiment d'infanterie en date du avec le grade de major. C'est toujours à ce régiment qu'il sera nommé chef de bataillon le . Le , il rejoint le de chasseurs à pied, il y reste jusqu'au , date à laquelle le capitaine Driant lui succède.

Promu lieutenant-colonel, il intègre le régiment d'infanterie, puis le régiment d'infanterie le . Sa promotion au grade de colonel lui est octroyée le .

Le , il est promu général de brigade et est nommé adjoint au commandant en chef, préfet du maritime, gouverneur de Cherbourg.

La Première Guerre mondiale

La bataille de Tournai À la déclaration de guerre, le général Antoine de Villaret commande la territoriale, regroupant le d'infanterie territoriale et le d'infanterie territoriale, respectivement casernés à La Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte. Le , la brigade est envoyée à destination du camp retranché de Paris, puis, le à destination de la région de LilleConsultation du JMO du régiment d'infanterie territoriale, site Mémoires des hommes, mars 2015..

Le , alors que la brigade marche vers la frontière belge, le général d'Amade donne l'ordre de monter une opération pour investir Tournai dès le . Cette mission est confiée au général Antoine de Villaret. Sous-estimant les forces ennemies, l'état-major français envoie la brigade face au corps de cavalerie allemand commandé par le Generalleutnant von der MarwitzCharles Deligne, Tournai, 24 août 1914. Dernier acte de la bataille des Frontières, Ville de Tournai, ..

Le , dès 7 h 30, les combats s'engagent autour du village de Rumillies, à quelques kilomètres à l'Est de Tournai. Face aux Allemands, les territoriaux ne peuvent que reculer, étant beaucoup moins bien armés et préparés. Vers , le général de Villaret ordonne la retraite, Tournai ne peut pas être tenu. Aux alentours de , l'arrière de la colonne, dans laquelle est le général, s'arrête et se retranche à proximité de Froidmont. Deux maisonnettes sont mis en état de défense pour tenter de stopper les Allemands qui ne cessent de les harcelerIbid., ..

À 14 h 45, Antoine de Villaret se met au milieu de la route et agite un mouchoir blanc. Un lieutenant fera de même, après avoir noué un autre mouchoir sur un sabre, pour faire définitivement cesser les combatsIbid., ..

Le général Antoine de Villaret sera un des rares officiers généraux à être capturé lors de ce conflit. Son sacrifice et celle de sa brigade auront permis le repli d'unités réservistes parisiennes combattant à leur côté.

Captivité Amené en captivité, Antoine de Villaret tiendra au quotidien un journal sur sa condition de prisonnier. Cet ouvrage est aujourd'hui encore conservé dans sa famille. Libéré, il retourne en France le . Il est placé dans la section de réserve et ne recevra plus de commandement.

Fin de vie En , la ville de Tournai édifie un monument à la gloire des Vendéens, mais, malade, il ne pourra se rendre sur place. Hospitalisé au Val-de-Grâce, il décède le . Il est inhumé dans son village natal de Saint-Laurent-LolmieCollectif, Catalogue de l'exposition 1914-2014 : Cahors et le Lot dans la Première Guerre mondiale'', ASPEC 14-18, 2014, ..

Grades Sous-lieutenant () Lieutenant () Capitaine () Chef de bataillon () Lieutenant-colonel () Colonel () Général de brigade ()

Décorations

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Notes et références

Annexes

Articles connexes Étienne de Villaret, son frère cadet, général.

Liens externes

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