Mario Merola (né à Montréal en 1931) est un artiste peintre du Québec.

Les débuts et les études

Mario Merola est né d’un père italien et d’une mère canadienne-française. Il est issu d’une famille de musiciens (sa mère joue du violon, son père de la mandoline et sa sœur Colette fera une carrière de mezzo-soprano). Admis à l’École des beaux-arts de Montréal à l’âge de quinze ans, il a comme professeurs Maurice Raymond, Alfred Pellan, Jean Simard et Stanley Cosgrove. Ses cinq années d’études aux beaux-arts sont pour lui une période de bonheur. Il remporte en 1951 le premier prix d’un concours pour la création d’une murale ayant pour thème le Montréal historique. En 1952, finissant aux beaux-arts, il est boursier du gouvernement français et s’inscrit en scénographie à l’École supérieure des arts décoratifs à Paris. Il voyage alors en France et dans le nord de l’Italie.

L’œuvre et la carrière

De retour à Montréal, il fréquente l’Atelier de la Place des Arts, un local partagé par Robert Roussil, Armand Vaillancourt et Roland Dinel. En 1954, il entre à la Société Radio-Canada et durant trois ans, il dessinera des costumes pour la télévision naissante. Ses premières expositions ont lieu alors (La Librairie Tranquille, le Café des artistes, etc.).

En 1956, toujours à l’emploi de Radio-Canada, Mario Merola remporte le premier prix d’un concours national pour la réalisation d’une murale au pavillon du Canada à l’Exposition universelle de 1958 se déroulant à Bruxelles, en Belgique. Trois cent cinquante-et-un artistes canadiens ont participé à ce concours et cette réalisation marquera un tournant dans sa démarche.

Pendant plus de vingt ans, il réalisera des murales, des reliefs et des sculptures pour des lieux publics et exposera ses œuvres au QuébecMario Merola au Musée des beaux-arts et à l’étranger, notamment à New York et à Paris, ainsi que lors de divers symposiums en Hongrie et en ItalieLe Padiglione Italia nel Mondo de la 54e Biennale de Venise. Il se rendra aussi au Japon pour y réaliser des murales. À Montréal, il participera en 1976 à deux verrières, Octavie et Nicola Corrado, que l'on peut voir à la station de métro Charlevoix de Montréal. Le mouvement constitue l'une des caractéristiques majeures de sa production artistique. À travers des masses, des formes, des lignes et des couleurs organisées en compositions dynamiques, Merola crée un univers pictural, qui s'éloigne de la représentation traditionnelle de la réalitéImportante exposition rétrospective 1970-2010 de Mario Merola.

En 1971, il crée une murale sphérique, intitulée Horizons.Située à la mezzanine de la station de métro Sherbrooke, l’œuvre est réalisée en porphyre orange, un matériau qui était autrefois utilisé sur les quais du métro afin d’inciter les usagers à la vigilance et de les dissuader de circuler à proximité des voies .

Au cours de sa carrière, Mario Merola a également exercé en tant que professeur à l’École des beaux-arts de Montréal en 1959, puis à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 1969. De plus, il est membre de l’Académie royale des arts du Canada depuis 1967.

Il est le mari del la comédienne Nicole Goyette (1933-2026) et le père de la chanteuse québécoise Dominica Merola. vignette|Horizons (1971) Murale, sphérique, de Mario Merola située dans la galerie d'art souterraine du métro Sherbrooke.

Citation de Robert Melançon

Dessins, peintures, reliefs et sculptures jalonnent une série d’expositions à partir de 1959. Le poète et critique littéraire québécois Robert Melançon a dit de lui : « Tour à tour et tout à la fois dessinateur, sculpteur, muraliste et peintre, Merola est un inventeur de forme. En assumant le risque d’une recherche constante, son œuvre élabore un univers plastique d’une remarquable cohérence. Ses réalisations sont toujours signées au sens fort, c’est-à-dire reconnaissables, que son nom y figure ou pas en toutes lettres ».

Bibliographie (Publications sur Mario Merola)

1990 : « Symposium de sculpture monumentale sur bois, Nagyatàd, Hongrie », Espace, vol. 6, no 3, printemps 1990. 1993 : Écrits et témoignages de 21 sculpteurs, sous la direction de Mario Merola, Montréal, Éditions Fini/Infini. 1993 : Mario Merola (« Sculptures nomades », texte de Mario Merola, et « Three Unities for a Summer Garden », étude d’Anatola Metchnikov, avec 50 reproductions), Montréal, Fini/Infini. 1994 : Écrits et témoignages de 24 peintres, sous la direction de Mario Merola, Montréal, Éditions Fini/Infini. 1997 : Graphies, 13 dessins, Montréal, Éditions Fini/Infini. 1997 : Notes sur un jour d’hiver, poèmes de Robert Melançon et 11 dessins de Mario Merola mis en pages par Pierre Filion, Montréal, Éditions du Silence. 1998 : Dessins, encres et poèmes, Montréal, Éditions Fini/Infini. Livre d’artiste tiré à 12 exemplaires. 1998 : Figures, 13 dessins, présentation de Laurier Lacroix, Montréal, Éditions Fini/Infini. 1998 : Ombres/Shawdows, 9 dessins de 1976, avec une note liminaire de Fernand Ouellette, Montréal, Éditions Fini/Infini. 1999 : L’Éclat du royaume, poèmes de Fernand Ouellette, avec six dessins de Mario Merola, Montréal, Fides. 2000 : Dessins, présentation de Robert Melançon, Montréal, Fides. 2005 : Sculptures/structures, Montréal, Fini/Infini. 2008 : Peintures, Montréal, Éditions Studio 216. 2008 : Linea, Montréal, Éditions Studio 216. 2009 : Reliefs lumineux, Montréal, Éditions Fini/Infini, 2009. 2014 : Je vois de la Musique en Peinture, Éditions Studio 216, 2014.

Prix et distinctions

1951 : Premier prix d’un concours pour la réalisation d’une murale sur le Montréal historique à l’Hôtel de La Salle. 1952 : Boursier du Gouvernement français. 1956 : Premier prix d’un concours national pour la réalisation d’une murale au Pavillon du Canada à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1957. 1963 : Boursier du Conseil des arts du Canada. 1965 : Trois mentions honorables au concours de monuments-fontaines, Montréal. 1968 : Bourse de recherche du Conseil des arts du Canada. Une grande photographie de la murale d’un gymnase à Pierrefonds est exposée à la 14e Biennale de Milan. 1972 : Bourse de recherches du Ministère des affaires culturelles du Québec. 1973 : Premier prix d’un concours pour la réalisation de murales à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, Montréal. 1975 : Premier prix d’un concours pour la réalisation d’une murale au Cégep du Vieux Montréal. 1977 : Élu à l’Académie royale des arts du Canada. 1984 : Premier prix, sculpture commémorative, Rencontres internationales de Saint-Jean-Port-Joli. 1987 : Boursier du Ministère des Affaires culturelles du Québec. 1988 : Reçu citoyen honoraire de la ville d’Iri en Corée du Sud. 2011 : Participation à la Biennale de Venise. 2015 : Hommage à la maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville, « Des années 50 à nos jours » Montréal, du au .

Musées et collections publiques

Collection d'œuvres d'art, Université de Montréal, (carnets de croquis, peintures et œuvres sur papier) Galerie de l'UQAM Leonard & Bina Ellen Art Gallery, Université Concordia Musée d'art de Joliette Musée du Bas-Saint-Laurent Musée Laurier Musée d'art contemporain de Montréal Musée des beaux-arts de Sherbrooke Musée des beaux-arts de Montréal Musée des beaux-arts du Canada Musée des maîtres et artisans du Québec Musée national des beaux-arts du Québec Société du patrimoine religieux du diocèse de St-Hyacinthe

Couverture des médias - articles de presse

1980 : « L’Atelier de Mario Merola », Radio-Canada, chaîne culturelle, ; service des transcriptions et dérivés de la radio, L’Atelier : cahier no 9, 1980. 1982 : « Interview sur l’orientation d’un musée », Propos d’art, septembre-. 1999 : « La Mémoire des Arts – Mario Merola : Rencontre avec Albert Wallot et des étudiants en art et éducation de l’UQAM », Télé-Université, . 2026 Article dans le Journal de Montréal et entrevue avec une journaliste culturel de la chaine radio Ici première de Radio Canada.

Notes et références

Liens externes

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