Le , les troupes allemandes entrent dans Brest. Après d'occupation et un siège de , la ville sera libérée le . Brest aura vécu quatre années de désastres, subissant (et ) de la part des Alliés, en raison de sa position stratégique. Ces bombardements firent et graves.

En 1944, , seulement, étaient encore debout, dont quatre dans le centre-ville.

Environ furent fusillés, déportés et dans l'explosion de l'abri Sadi-Carnot.

1940 12- Brest est au début de la Seconde Guerre mondiale un grand port de guerre et joue un rôle essentiel dès le début de la guerre en servant de port d'embarquement, du au , au Corps expéditionnaire français de NarvikLa voix du combattant avril 2012La campagne de Norvège.

- Lors de la bataille de France, et plus particulièrement durant la bataille puis l'évacuation de Dunkerque du au , Brest fournit une nombreuse flottille chargée de transporter les troupes françaises hors de la poche, dont une très grande partie débarque à Brest afin de reprendre le combat.

- Du au , de chemin de fer quittent Paris et arrivent dans le port breton par chemin de fer chargé de l'or de la Banque de France. L'or est ensuite transporté, par camions, au fort de Portzic.

12- Du 12 au , le projet du réduit breton pour permettre de continuer la lutte sur le territoire français est étudié.

Le , le port militaire, et plus particulièrement le bassin de Laninon, est bombardé par l'aviation allemande qui cherche à atteindre, sans succès, le cuirassé qui avait été mis à l'eau le .

Le , dans la soirée, le général de Gaulle, alors sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud quitte Brest à bord du contre-torpilleur et débarque à Plymouth le au matin.

16- Du 16 au , durant l' opération Aerial, le général Faury décide de faire évacuer à partir de Brest, Nantes, Saint-Nazaire, La Turballe, Le Croisic, La Pallice et autres ports les officiers des centres d'instruction et les soldats polonais combattant sur le sol de France. Sur , parvinrent à rejoindre l'Angleterre, affectés à la brigade du Levant passèrent de France en Syrie française, puis en Palestine britannique, et les brigades du général Maczek et aérienne polonaise parvinrent également à s'échapper. polonais furent faits prisonniers et en zone libreL'Armée polonaise durant la Bataille de France.

Le , l'amiral Brohan met à disposition , dont Ville d'Oran, El MansourLa Marine marchande sur cargos-paquebots.net, El Kantara, El Djezaïr et afin d'évacuer l'or de la banque de France pour qu'il ne tombe pas aux mains de l'envahisseur. Le transport de l'or entre le fort de Portzic et les navires commence immédiatement.

Le , les unités allemandes ont atteint la Loire et pénétré profondément en Bretagne afin d'atteindre le port de Brest le plus rapidement possible. Les troupes anglaises embarquent précipitamment, laissant derrière elles un énorme stock de matériel.Dès l'aube, le transport de l'or reprend de plus belle sous les bombardements de l'aviation allemande qui s'intensifient au cours de la journée.

Le , les bombardements allemands continuent. Tous les navires en état de prendre la mer, prennent la direction de l'AngleterreBrest et la Seconde guerre mondiale sur unc29.fr à l'exception des navires de haute mer qui prennent la direction de l'Afrique. Des files de soldats anglais gagnent à pied les quais d'embarquement après avoir abandonné et cassé leurs véhicules et leur matériel, la population civile fuyant également, à pied.

Le , achevé à 90 %, appareille pour Dakar avec de , et de poudre pour son artillerie principale. À , la flottille du contre-amiral Jean-Emmanuel Cadart, composée des cinq paquebots et cargos qui transportent l'or français, polonais et belgeLes réserves d'or de la France sont sauvées in extremis en 1940 escortés des contre-torpilleurs et , ainsi que du croiseur auxiliaire Le Victor Schœlcher sur alamer.fr quitte Brest. Après une escale à Casablanca du 21 au , le convoi atteint Dakar le .

Ne pouvant pas appareiller, le torpilleur CycloneLe , durant l'Opération Dynamo, le Cyclone eut l'étrave arrachée par une torpille mais réussit à regagner Brest le 3 juin.Le Cyclone sur dkepaves, le patrouilleur-aviso Étourdi, le patrouilleur auxiliaire Mouette, les dragueurs auxiliaires Trouville, Roche Noire et Flamant et les sous-marins , , Ouessant et Pasteur se sabordentMarine nationale, situation à la signature de l'armistice (21 juin 1940) sur france1940 ainsi que le pétrolier Dordogne, le croiseur auxiliaire Alexis de Tocqueville, les avisos Aisne, Oise, LaffauxAviso Laffaux ex-Verdun et Lunéville, la canonnière-cuirassée le RefugeLa canonnière-cuirassée le Refuge avait été mise en service en 1866, les croiseurs cuirassés , et , le ponton Armorique, et l'ancien dragueur-canonnière ImpétueuseLes ports français en 1940Extraits du rapport d'inspection du vice-amiral Kinzel au sujet des navires en cours de construction dans les chantiers français et des prises faites dans les différents ports.. D'autres ont été sabotés comme les mouilleurs de filets, Victorieuse, Prévoyante et Titan, plusieurs remorqueurs dont Athlète et Lutteur et des cargos comme le Saint Palais et le Brest.

Les installations du port sont sabotées, ainsi les citernes de mazout, les réservoirs d'essence, les stocks de munitions sautent et le matériel militaire rendu inutilisable. de carburant sont incendiés dans le port de commerce, bloquant, pour quelques jours, les troupes motorisées allemandes.

Le , la 5e Panzerdivision, partie le de Saint-Valery-sur-Somme et passant par Alençon, entre en Bretagne et capture Morlaix à et Brest dans la soiréeLa Défense Passive dans Brest sur liberation.3945.

Le , les troupes allemandes effectuent un grand défilé militaire dans les rues de Brest pour fêter leur victoireLa vie quotidienne des Bretons pendant la guerre page 80.

La Kriegsmarine fait remettre en état la base navale, qui est d'une importance capitale pour accueillir les bâtiments de guerre de surface et pour les opérations contre l'Angleterre.

20- Du 20 au , l'administration allemande installe dans la ville une administration civile, la Kreiskommandantur, dans la caserne Guépin22 juin 1940 La Kreiskommandantur, et une Kommandantur militaire, l'Ortskommandantur, à l'hôtel ModerneLa Kommandantur de Brest hausse le ton sur almrd22Les Kommandantur. Le drapeau nazi flotte sur tous les édifices occupés. La zone interdite est mise en place et Brest est incluse dans celle-ci. La liberté de circulation y est désormais très restreinte, le couvre-feu est instauré de à et il faut un laissez-passer () pour se déplacer et entrer ou sortir de la ville.

Le , le capitaine de vaisseau Jean-Baptiste Lucien Le NormandJean-Baptiste Lucien Le Normand sur ecole.nav.traditions est nommé directeur de l'arsenal de Brest par l'amiral allemand Lothar von Arnauld de La Perière.

Juillet

Les premières alertes et les premiers bombardements aériens ont lieu en . Brest subit et près de de au . Le bilan fait état de , et détruits ou endommagés.

Août Louis Élie, un entrepreneur de , désireux de poursuivre le combat, crée dès l'appel du 18 Juin, un groupe de résistance connu sous le nom de Groupe Élie. À la fin du mois d'août, le réseau compte plus d'un millier de partisansJ'avais des camarades - le groupe Elie. Parmi les nombreux groupes qui voient le jour ou qui œuvrent à Brest : Confrérie Notre-Dame Castille, Alliance, Jade-Fitzroy, Défense de la France, Libération-Nord… Au fur et à mesure de l'occupation, les groupes de résistances, s'organisent et les Résistants FFI et FTP s'attaquent aux soldats allemands mais également aux policiers français compromis dans la collaboration, effectuant par la suite des opérations de sabotage.

Les confédérations ouvrières CGT et CFTC, ainsi que la confédération patronale CGPF, sont dissoutes en application de la loi du . Les syndicalistes sont pourchassés, emprisonnés et pour certains d’entre eux déportés. Des organisations, dissoutes, maintiennent une certaine action syndicale clandestine.

Des avions anglais apparaissent, la flak se déchaine.

Le U-65, est le premier sous marin à entrer dans Brest.

Septembre On dénombre aériennes. Dès les premières alertes, la population civile a d'abord utilisé les caves des maisons comme abris. Puis elle a aussi utilisé les caves des écoles, les poternes, les souterrains sous les fortifications et même un aqueduc datant de Vauban sous les fortifications à Recouvrance. Début de la construction de la base sous-marine allemande de Brest. À la mi-septembre, le groupe Élie est désormais une organisation de résistance structurée.

La flak allemande entre en action.

Le , entrent dans Brest et s'y amarrent. dans la journée ; l'aviation anglaise bombarde, entre autres, le dépôt des machines de la gare.

La RAF bombarde la ville à causant de nombreux dégâts dans le quartier de Saint-Marc et faisant des victimes civilesL'Ouest-Éclair du 27/09/1940 sur gallica.bnf.

Octobre Plusieurs cinémas de Brest sont fermés par l'occupant à la suite de sifflets des spectateurs lors des actualités allemandes.

Les cartes d'alimentation sont généralisées pour l'ensemble des denrées.

Novembre En novembre on dénombre 8 alertes aériennes.

Décembre En décembre on dénombre aériennesLe groupe Élie dispose de .

1941

Un commando de du groupe Élie tuent deux soldats allemands et récupèrent leurs . Plusieurs attaques, de patrouilles, se succédont jusqu'en avril.

Nuit du 4 au 53 avions de la RAF bombardent des navires allemandsBrest 39-45.

Nuit du 5 au 12 Handley Page Hampden anglais larguent des mines dans la rade.

La DCA allemande entre en action contre 26 avions de la RAF qui bombardent les installations allemandes. En raison du rationnement le prix des denrées s'envole : est vendu , le litre d'huile coûte et le kilo de beurre se trouve à .

Malgré les chutes de neige à Brest, les avions anglais effectuent un nouveau raid.

Deux sacs d’ordures sont déversés dans des réserves de farine de la Wehrmacht.

Février En février, Jean Philippon est contacté par le colonel Rémy. Devenu membre de la confrérie Notre-Dame (CND) il fournit un grand nombre de renseignements précieux. Le groupe Élie rejoint également la CND.

Le croiseur lourd allemand Admiral Hipper appareille pour une sortie dans l'Atlantique. Les Anglais bombardent à nouveau Brest. La DCA touche un des appareils qui s’abat vers Plouescat.

Nuit du 2 au 12 Handley Page Hampden de la RAF bombardent les navires allemands.

Nuit du 3 au Une formation de 7 Vickers Wellington britannique larguent des mines marines dans la rade.

Nuit du 4 au Une formation de Vickers Wellington bombardent des navires allemands ; un coup direct sur un croiseur revendiqué.

Nuit du 24 au – Une formation de 57 appareils de la RAF, composée de 30 Vickers Wellington, 18 Handley Page Hampden, 6 Avro Manchester, 3 Short Stirling bombardent des navires allemands.

Après avoir coulé un cargo isolé du convoi HG 53, intercepté le convoi non escorté SLS 64, qui comprenait 19 navires marchands, le croiseur lourd allemand Admiral Hipper est de retour à Brest.

Le groupe Élie échoue dans la destruction d'une batterie de D.C.A..

Mars L'Organisation spéciale du port de Brest tue trois Allemands et les immerge.

Une formation de 54 avions de la R.A.F bombarde les navires allemands vers 5 heures. À 7 heures, nouvelle alerte puis à 22h30. Les communes avoisinantes de Brest ont également reçu des bombes lors de ces raids.

Le croiseur lourd Admiral Hipper quitte Brest pour Kiel.

18- Dans la nuit du 18 au , neuf prisonniers s'évadent de la prison de Pontaniou.

De retour de l'opération Berlin, le Scharnhorst et le Gneisenau arrivent dans la rade de Brest au petit matin, pour subir de lourdes réparations. Désormais le but stratégique de la Royal Air Force est de détruire les allemands. Les bombardements sur Brest s'intensifient alors et la population civile connait un véritable enfer22 mars 1941 Scharnhorst et Gneisenau sur ouest-france.fr.

Nuit du 29 au