Jon Wesley Miller (né à San Francisco, Californie, États-Unis le ) est un commentateur sportif. Depuis 1997, il est descripteur à la radio et à la télévision des matchs des Giants de San Francisco de la Ligue majeure de baseball.

Animateur de Sunday Night Baseball sur la chaîne télévisée ESPN et à l'emploi d'ESPN Radio de 1990 à 2010, il est récipiendaire en 2010 du prix Ford C. Frick remis par le Temple de la renommée du baseball.

Carrière Débuts Avant de faire des études en communications, Jon Miller apprend les rudiments du métier de commentateur sportif en narrant des parties de  Baseball Fans Stay True to Low-Tech Board Game, Uri Berliner, NPR, 19 avril 2005., un jeu de société basé sur le baseball qu'il est possible de jouer seul. Il accompagne la description du « match » de bruits de foule, de la voix de l'annonceur du stade, jusqu'au son de l'orgue More Than Just a Game for Jon Miller, Richard Sandomir, New York Times, 25 juillet 2010.. À l'école secondaire Hayward High, il décrit les matchs de basket-ball scolaires pour KMIL, une station de radio fictive qu'il invente, et fait passer les enregistrements sur le système d'intercom Jon Miller's passion takes him to Hall of Fame, Bruce Jenkins, San Francisco Chronicle, 18 juillet 2010.. À l'adolescence, il s'amuse à lancer au micro du restaurant A&W qui l'emploie un « au revoir » officiel aux clients à la fermeture de l'établissement, à qui il chante ensuite l'hymne national. Il nomme les descripteurs du baseball des Giants de San Francisco à la radio, Lon Simmons et Ross Hodges, comme principales inspirations de jeunesse 2010 Ford C. Frick Award Winner Jon Miller, site du Temple de la renommée du baseball.. Étudiant au collège communautaire de San Mateo, Miller ne complète pas ses études et quitte l'école à l'âge de 20 ans pour un emploi à la jeune station de télévision de Santa Rosa, qui le fait rapidement directeur des sports. Dans ses premières années, il est aussi en ondes à la radio de San Francisco Jon Miller’s tough rookie year (with 1974 photo!), Peter Hartlaub, San Francisco Chronicle, 13 juillet 2012.. En 1972 et 1973, il décrit les matchs des Golden Seals de la Californie, un club de la Ligue nationale de hockey Radio made Jon Miller raconteur in TV booth, Jorge L. Ortiz, USA Today, 21 juillet 2010..

Un jour d'avril, d'un coin de la galerie de presse du Candlestick Park de San Francisco, Miller enregistre une description d'un match entier des Giants. Il soumet par la suite la bande, jamais diffusée, de ce match, aux Athletics d'Oakland : le descripteur des matchs de l'équipe, Monte Moore, aime ce qu'il entend et demande que l'on engage Miller.

Il est pour la première fois descripteur des matchs de baseball des Ligues majeures en 1974 pour les Athletics, aux côtés de Moore, vétéran du micro, sur les ondes de  Oakland Athletics Baseball On The Radio, Bay Area Radio Museum.. Le duo décrit d'ailleurs la victoire des Athletics en Série mondiale 1974. Mais le jeune Miller, 23 ans, est abruptement congédié en janvier 1975 par Charlie O. Finley, propriétaire des A's.

Avant de s'établir définitivement dans le monde du baseball, Miller décrit les matchs de basket-ball collégial des Dons de San Francisco (1975-1980), ceux des Golden State Warriors de la NBA (1979-1982, des Earthquakes de San Jose de la NASL (1975-1976) et des Diplomats de Washington de la NASL en 1977.

Il retrouve plus tard un micro à la description de matchs de baseball en 1978 et 1979 pour les Rangers du Texas All-Time Broadcasters, site des Rangers du Texas. Broadcasters, site des Giants de San Francisco. Consulté le 22 mars 2015..

Red Sox de Boston De 1980 à 1982, Jon Miller est l'un des descripteurs des matchs des Red Sox de Boston New Red Sox on-the-air combination, , 22 avril 1980. Miller wins Ford C. Frick Award, Associated Press, février 2010. sur les ondes de  Fake broadcasts quench baseball thirst, United Press International, 13 juillet 1981. Jon Miller, site du ..

En juin 1981, une grève des joueurs interrompt pendant 50 jours la saison de la Ligue majeure de baseball. Miller, qui est alors descripteur des matchs des Red Sox de Boston, invite des personnalités locales à jouer à et, avec son collègue Ken Coleman, il décrit les parties comme s'il s'agissait de matchs réels Broadcaster Jon Miller, Sports Illustrated, 26 août 1991.. Ceux-ci sont diffusés à la radio bostonnaise dans la case horaire où auraient normalement dus être présentés des matchs des Red Sox. Accompagnée d'enregistrements de bruits de foules et de sons de bâtons cognant la balle, l'illusion est si réussie qu'il n'est pas rare que des abonnés de saison téléphonent à la station pour s'offusquer de ne pas avoir été informé que la grève du baseball était terminée et que les matchs des Red Sox avaient repris Miller on How Strat-O-Matic Kept Him Broadcasting Games During the 1981 Baseball Strike, NPR, 17 juillet 2011.. Miller et ses comparses simulent également le match des étoiles, programmé pour le à Cleveland mais finalement reporté au . Les parties de Strat-O-Matic à la radio diffusées de Boston sont éventuellement aussi diffusées à la radio de Dallas, Cleveland et sur 28 stations de Nouvelle-Angleterre.

Orioles de Baltimore En 1983, il quitte pour Baltimore où il fait la description des matchs des Orioles. Ceux-ci remportent la Série mondiale 1983 et Miller annonce le dernier retrait, réalisé par Cal Ripken à la fin du de la finale contre les Phillies de Philadelphie. D'abord employé par la station de radio de Baltimore Jon Miller selected as Frick Award winner, Dan Connolly, The Baltimore Sun, février 2010., il signe éventuellement un contrat avec les Orioles, ce qui lui permet de demeurer le descripteur lorsque les droits de radiodiffusion passent à un compétiteur, , en 1987 Tuesday, Sept. 8 Baseball Today, Associated Press, 7 septembre 1987., puis à partir de 1988 Orioles returning to WBAL Radio for this season and beyond, Rachel Bernstein, , 8 février 2011.. Miller est la voix des Orioles pendant 14 saisons. Il décrit aussi les matchs à la télévision locale de 1991 à 1993 New Oriole Broadcaster Has Hollywood Connections, Ray Frager, The Baltimore Sun, 23 décembre 1990..

Le , Jon Miller, avec à ses côtés le président des États-Unis Bill Clinton dans la régie d'ESPN au Camden Yards de Baltimore Minimum of words gets maximum effect 2,131: Ripken passes Gehrig, Milton Kent, The Baltimore Sun, 7 septembre 1995., annonce le match consécutif de la vedette des Orioles Cal Ripken, qui bat alors l'impressionnant record de Lou Gehrig.

Miller est congédié en octobre 1996 par le propriétaire du club, Peter Angelos, qui dit trouve Miller trop « enjoué » en ondes même lorsque l'équipe perd, et qu'il aimerait le voir davantage « saigner noir et orange » (les couleurs des Orioles) For Angelos, It's Owner and Duty, Marc Fisher, The Washington Post, 2 mars 1997.. Miller, de son côté, accuse Angelos de ne lui avoir jamais adressé la parole en trois ans et de trouver des excuses pour ne pas négocier à la hausse son contrat de dollars par an Orioles Lose 'Voice,' and Hear an Outcry, New York Times, 2 décembre 1996.. Il affirme aussi qu'Angelos aurait déclaré son agent qu'il ne savait pas « pourquoi il donnait tant d'argent à quelqu'un de si négatif envers le club ». Le congédiement inattendu de Miller cause un outrage parmi les partisans des Orioles, qui se rangent derrière l'animateur Readers in full throat over loss of O's voice, The Baltimore Sun, 10 novembre 1996.. Le journal local The Baltimore Sun va jusqu'à traiter Angelos de mégalomane, de « patron de l'enfer », de « danger pour la communauté » et de « personnage de Dilbert » Angelos silences the voice of the Orioles, Mike Littwin, The Baltimore Sun, 4 novembre 1996..

Giants de San Francisco

Peu après son renvoi par les Orioles, Jon Miller signe un contrat de 2,1 millions de dollars pour 5 ans avec les Giants de San Francisco, dont il devient la voix à la radio et à la télévision à partir de la saison 1997. En date de 2015, il décrit les matchs des Giants principalement à la radio, où il peut être entendu sur les ondes de KNBR, généralement accompagné de Dave Flemming. À la télévision, il décrit des matchs du club à NBC Bay Area.

En 2007, il décrit sur les ondes de la radio KNBR le circuit en carrière de Barry Bonds, qui bat le record de Hank Aaron.

Miller décrit les victoires des Giants lors des Séries mondiales de 2010, 2012 et 2014.

Télévision Il est l'un des descripteurs qui se succèdent de semaine en semaine à la description du match de baseball du samedi soir (Game of the Week) à la chaîne de télévision NBC de 1986 à 1989.

Il est régulièrement à l'antenne des matchs de baseball radiodiffusés et télédiffusés par ESPN le dimanche soir comme hôte de Sunday Night Baseball pendant 21 ans, de 1990 à 2010, aux côtés de Joe Morgan ESPN Baseball’s Inevitable Change, New York Times, 11 novembre 2010.. Le style de plus en plus « grincheux » de Morgan, qui a de moins en moins la cote auprès des téléspectateurs, contraste avec le ton plus léger de Miller. Le contrat du duo n'est pas renouvelé après la saison 2010, mais le réseau offre à Miller de décrire des matchs pour ESPN Radio Joe Morgan, Jon Miller Out at ESPN's Sunday Night Baseball, Anthony Crupi, Adweek, 9 novembre 2010..

Miller décrit les matchs de 13 Séries mondiales consécutives pour ESPN Radio.

Sa voix est entendue en 1982 dans un épisode de la série télévisée Cheers, alors qu'on l'entend décrire un match des Red Sox de Boston Jon Miller Filmography, IMDB.. On entend aussi brièvement sa voix dans les films Summer Catch 'SportsCenter' Trips On Feeble Crossover, Richard Sandomir, New York Times, 21 août 2001. et 61* ainsi que dans la version anglaise du film d'animation Mes voisins les Yamada. Il fait deux apparitions dans la comédie de situation Arli$$.

Style Jon Miller est notable pour ne pas « angliciser » la prononciation des noms des joueurs d'origine hispanique et de prononcer leurs noms correctement en espagnol, une langue qu'il maîtrise bien Lay off Miller when it comes to pronouncing Gomez's first..., Ray Frager, The Baltimore Sun, 2 juillet 1993. Sarah Mejia, Vin Scully 113 Success Facts - Everything you need to know about Vin Scully, Emereo Publishing, 2014. .. Connu pour son humour et son irrévérence Jon Miller: the voice that got away, Kevin Cowherd, The Baltimore Sun, 2 février 2010. en ondes, il lui arrive aussi de ponctuer ses interventions de japonais ou d'hawaïen, ou encore de citations de Shakespeare. En 1988, alors que les Orioles de Baltimore amorcent la saison en établissant un record de la Ligue américaine de 21 défaites consécutives Orioles finally end 21-game losing streak, United Press International, 30 avril 1988. It's over! Honest! They win!, Malcolm Moran, New York Times, 30 avril 1988., Miller amorce la diffusion du de cette séquence 1988 Baltimore Orioles Schedule and Results, baseball-reference.com. en récitant les deux premiers paragraphes du chapitre 54 des Grandes Espérances de Charles Dickens Orioles Broadcasters Find 20 Ways to Call a Loss, Norman Chad, The Washington Post, 29 avril 1988..