La rue de la Faisanderie est une rue de Paris située dans le se trouvant au sein du quartier résidentiel de très haut standing dit « quartier de la Porte-Dauphine ».

Situation et accès Longue de et large de , elle part de l’avenue Hubert-Germain et se termine avenue Henri-Martin. Elle est en sens unique dans le sens nord-sud.

La rue est desservie côté nord par la ligne 2 à la station Porte Dauphine, et par la ligne C du RER à la gare de l'avenue Foch. La gare de l'avenue Henri-Martin se situe à proximité de son extrémité sud.

Origine du nom Son nom se réfère à l’ancienne faisanderie du château de la Muette« Hier, c’était le parc du château de la Muette. Aujourd’hui, c’est un quartier nouveau. », Le Petit Journal, 31 octobre 1925, sur RetroNews., aujourd’hui détruit.

Historique Cette voie fut ouverte sur l'allée principale de l'ancienne faisanderie, également dénommée « Petit-Parc », qui s'étendait en longueur au nord du parc principal du château de la Muette, « Grand-Parc », à l'emplacement actuel de l'OCDE jusqu'à l'avenue de la Grande-Armée formant la limite des anciennes communes de Neuilly et de Passy. Le terrain de cette dépendance du château fut vendu comme bien national en 1796 au comte de Saint-Simon puis cédé à Casimir Périer, futur ministre de Louis-Philippe..

Ouverte vers 1840 entre l'avenue Bugeaud et la rue de Longchamp, alors appelée « rue de l’Ancienne-FaisanderieBulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, 30 septembre 1900, gallica.bnf.fr. », elle est prolongée une première fois jusqu'à la rue du Puits-Artésien puis, vers 1858, jusqu'à l'ancienne avenue d'Eylau et est enfin classée dans la voirie parisienne par un décret du .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : emplacement de l'ancien hôtel Watel-Dehaynin, construit par Georges Chedanne, l’architecte des Galeries Lafayette, et décoré par les sculpteurs Georges Gardet, François Sicard, Boutry, Derré, Henri-Édouard Lombard, Raoul Verlet et les peintres Luc-Olivier Merson et LavalléeRevue des arts décoratifs, janvier 1901, sur gallica.bnf.fr. ; hôtel démoli en 1974« Luc Olivier Merson (1846-1920) », musée d’Orsay, notice de l’œuvre, www.musee-orsay.fr. (bâtiment détruit).

: hôtel particulier de l’actrice Claude France, qui s’y suicida le par inhalation de gaz« Deux suicides », Journal des débats politiques et littéraires, 6 janvier 1928, , colonne. ; c’est également à cette adresse que mourut Élisabeth de Gramont (1875-1954)16D 194, état-civil, Archives de Paris., duchesse de Clermont-Tonnerre, dite « la Duchesse rouge », femme de lettres, amie de Marcel Proust, officier de la Légion d’honneur. L’actrice Elvire Popesco (1894-1993) demeure à cette adresse en 1945 et y fait exécuter des travaux d’agrandissementArchives de Paris, VO13 103.. : ambassade de Macédoine en France et ancien site de l'ambassade du Monténégro en France.

emplacement de l'ancien hôtel Desmarais (bâtiment détruit). l'industriel Émile Armet de Lisle (1853-1928) y demeure jusqu'à sa mortActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , vue 3/16, acte N°2310. : emplacement de l'ancienne demeure parisienne des propriétaires du château de Sept-Saulx, à Sept-Saulx dans la Marne (bâtiment détruit). : dans la nuit du , le sulfureux homme d'affaires Marcel Francisci est assassiné de trois balles dans sa Jaguar, dans un parking souterrain situé à ce niveauSerge Garde, Valérie Mauro et Rémi Gardebled, Guide du Paris des faits divers. Du Moyen Âge à nos jours, Le Cherche Midi, 2004, p. 259.. : l'auteur et interprète Georgius (1891-1970) y a habité. : hôtel Seton-Porter, hôtel particulier de style néo-Louis XVIProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 432. construit en 1899 par l'architecte Henry suivant un modèle classique. Jacques Doucet y installa sa collection en 1909. Il abrite aujourd'hui l’Union des fabricants (Unifab) et le musée de la Contrefaçon. C'est ici que fut tournée une des premières scènes de La Grande Vadrouille.

: Julien Goujon y a habité. L'espionne Mathilde Carré y loua un appartement avec l'accord d’Hugo Bleicher. : légation de Monaco dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 472.. : l'actrice Claude France (1893-1928) a habité jusqu'à sa mort « un hôtel particulier très étrange, sinistre même, un intérieur grimaçant qui paraissait sorti de la cervelle d'un Conan Doyle »Propos de Jean Durand rapporté par le critique Raymond Berner dans Ciné France du 19 octobre 1938.. : hôtel de Goldschmidt-Rothschild : la baronne de Goldschmidt-Rothschild (1892-1973), née Marie-Anne von Friedlaender-Fuld, grande collectionneuse d'œuvres d'art, y abrita une très belle collection de peintures impressionnistes. Elle vendit le pavillon situé à l’arrière du jardin à l’actrice Nicole Stéphane (1923-2007). : hôtel de Nanteuil, construit en 1903 pour Pauline Lebœuf Nanteuil et son fils par l’architecte Henri Grandpierre. La mère occupe le , le fils le . Il a coûté à l’époque un million de francs or, comprend une surface habitable de 500 à avec un jardin de et un garage pour trois voituresGérard Rousset-Charny, Les Palais parisiens de la Belle Époque, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 1997, .. L'hôtel est revendu en 1925 à un couple argentin, M. et Lucio de OcampoLuc Thomassin, Le . Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris en 80 quartiers », 2000, ., puis, en 1946, à Léonor Close et M. et de Andia. Dans les années 1980, il appartient au milliardaire austro-américain Jeffrey SteinerPascale Robert-Diard, « La belle époque de l’hôtel de Nanteuil, quand l’ex-PDG d’Elf vivait dans la folie des grandeurs », Le Monde, 17 avril 2003.. En 1990, celui-ci le revend dans des conditions qui feront couler beaucoup d’encre par la suite car les noms des protagonistes de l’affaire Elf apparaissent dans le dossier. Loïk Le Floch-Prigent, PDG du groupe pétrolier de 1989 à 1993, et sa femme, Fatima Belaïd, en font en effet l’acquisition en 1990 pour la somme de 9,3 millions de dollarsPascale Robert-Diard, « Le procès-fleuve de l’affaire Elf s’ouvre devant le tribunal correctionnel », Le Monde, 17 mars 2003.. : sous l'Occupation, une partie de l'état-major du Befehlshaber der Ordnungspolizei (BdO) y était logée. : hôtel Hériot, construit en 1903 pour Cyprienne Dubernet, veuve d’Olympe Hériot, directeur-propriétaire des Grands Magasins du Louvre, par l’architecte danois Georges Tersling en style néo-Louis XVI. En 1905, cet immeuble est le lauréat du concours de façades de la ville de Paris. Le banquier américain Henry Herman Harjes (1875-1926) y a habité. Il est vendu en 1928 à Jules Patenôtre, veuve de l’ancien ambassadeur de France aux États-Unis. Durant l'Occupation, une partie de l'état-major du Befehlshaber der Ordnungspolizei (BdO) y est logée. Il abrite aujourd’hui les services commerciaux de l’ambassade de Russie. Dans les années 1960 y vivent l'agent du KGB Vladimir Vetrov et sa femme Svetlana. : bâtiments annexes de l'ambassade de Malaisie en France. Maurice Petsche a vécu au n°48, où il est mortActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , , vue 3/31.. : ambassade de Guinée en France. Le , un attentat à l’explosif endommage la façade de l’ambassade de Cuba, alors située à cette adresse« Attentat par explosif contre l’ambassade de Cuba », Le Monde, 4 juillet 1974..

: hôtel et théâtre privé construits en 1899 par Henri Grandpierre pour Marie de Goulaine, épouse du chanteur lyrique Jean de Reszké. De forme ronde, le théâtre, qui se situait côté rue du Général-Appert, était susceptible d’accueillir 120 personnesPhilippe Siguret, Chaillot, Passy, Auteuil, le bois de Boulogne, Henri Veyrier, 1982 , . L'hôtel devient, bien plus tard, l'ambassade d’Irak puis le bureau culturel de l'ambassade. Le , deux Palestiniens pénètrent dans les locaux de l’ambassade d’Irak, lancent une grenade et ouvrent le feu. L’un d’eux s’enferme ensuite au premier étage avec neuf otages. Quelques heures plus tard, une fusillade éclate entre gardes de l’ambassade et policiers français, faisant un mort dans chaque camp« Il y a quatre ans, diplomates contre policiers... », Le Monde, 13 août 1982.. : ancienne ambassade de Yougoslavie en France. : plusieurs constructions se sont succédé à cet emplacement, dont l’hôtel particulier des Ménard-Dorian (1883), une construction de huit étages (1914) et, enfin, l’actuelle habitation datant de 1935Archives départementales de Paris.. En 1924, le couturier Jean Patou (1887-1936) y fait aménager et décorer son hôtel particulier par les peintres André Mare, Bernard Boutet de Monvel et le ferronnier d'art Richard Georges DesvallièresMathilde Dion Louis Süe fiche biographique, 7.. : le photographe et sculpteur Adam Salomon (1818-1881) a habité à cette adresseArchives de Paris , acte de décès , année 1881 (page 19/31).. Aline Ménard-Dorian (1850-1929), vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, dreyfusarde convaincue, y anime, à partir de 1889, des dîners et des soirées littéraires ou musicalesAndré Gide, Eugène Rouart. Correspondance I (1893-1901), édition établie, présentée et annotée par David H. Walker, Presses universitaires de Lyon, 2006., où se côtoient écrivains et artistes : Alphonse Daudet, les frères Goncourt, Émile Zola, Erik Satie, Auguste Rodin et bien d’autres« Victor Hugo and Guernsey: Lost things: La Marcherie », 7 novembre 2018, www.priaulxlibrary.co.uk.. Aline Ménard-Dorian est l’un des modèles de l'écrivain Marcel Proust pour le personnage de « Madame Verdurin » (bâtiment détruit). : siège du groupe Le Conservateur, société d'assurance. : le grand-duc Boris Vladimirovitch de Russie (1877-1943) avait son domicile à cette adresse et y est décédé le Archives départementales de Paris, 1943, Décès, 16, 16D 168.. : ancien musée Tattegrain, musée d'art privé et familialRaymond Clermont, Le Trésor des musées de Paris, Éditions de la Revue moderne, 1965, ., fermé vers 1966. : poste de police. (anciennement ) : ancien hôtel particulier construit par l’architecte Henri Grandpierre à la fin du , documenté dans la revue La Construction moderne en 1898Dictionnaire des noms d’architectes des constructions élevées à Paris aux . Période 1876-1899, 1990 .. Un atelier se trouve au fond du jardin et est relié à l’hôtel par une galerie vitrée. En 1903, l’hôtel particulier, qui compte cinq chambres de maître et une galerie de 13 mètres, est à vendre pour la somme de Le Figaro, 6 août 1903, sur gallica.bnf.fr.. En 1909, il est la propriété du dessinateur Caran d’Ache (1858-1909)Alexandre Gady, Hôtels particuliers de Paris, Parigramme, 2011 .Guide des plaisirs de Paris, 1899, gallica.bnf.fr., qui, selon un titre de presse de l’époque, habite dans un hôtel somptueux et clos aux regards« Caran d’Ache », Le Progrès, 11 mars 1909, sur gallica.bnf.fr.. : hôtel particulier édifié par Simon Natanson à la suite de l'acquisition du terrain nu le . Cet hôtel fut occupé par Marthe Lazard, fille d'Alexandre Lazard, cofondateur de la banque Lazard, et par son époux l'architecte Richard Bouwens van der Boijen à la suite de l'acquisition qu'ils en avaient faite d'Isabelle Long, veuve de Simon Natanson, le Acte notarié de maître Josset, notaire à Paris en date du 15 janvier 1924 portant vente du dit hôtel particulier par Lazard à son frère Alphonse Isaac Lazard.. : emplacement de l'hôtel d'un couple roumain, M. et Hector Economos (bâtiment détruit). : maison ayant appartenu au commandant Paul-Louis Weiller ; après-guerre, le duc et la duchesse de Windsor habitent à cette adresse« Le duc et la duchesse de Windsor sortant de leur domicile, 89, rue de la Faisanderie », sur www.parisenimages.fr.. : service économique et commercial de l'ambassade de Pologne en France. Puis Institut polonais de Paris. : bureau militaire de l'ambassade d'Arabie saoudite en France.