Roland Pérot, né le à Monthermé, dans le département des Ardennes, et décédé le à Aïn Chaïr (Maroc), est un officier supérieur français qui s'est illustré dans la Résistance, en Indochine et en Algérie.

Biographie Après avoir fréquenté l'école primaire de Revin, il poursuit ses études à l’École Professionnelle Supérieure de Mézières.

Attiré par le métier des armes, il devance l'appel et prend du service au Régiment d'Infanterie à Nancy, où il acquiert rapidement le grade de sergent.

Il est ensuite affecté au Régiment d'Infanterie de Forteresse à Thionville puis détaché au camp de Cattenom où il se trouve avec le grade d'adjudant à la déclaration de la guerre.

Après de durs combats aux avant-postes de la ligne Maginot, il se distingue au cours des affrontements retardateurs qui opposent l'armée française à l'avance allemande. Il est sous-lieutenant au .

Capitaine Pérot, alias "Comte" (1942 - 1944) Fait prisonnier le , il s'évade d'Allemagne le . Il s'engage aussitôt dans l'armée d'armistice et est affecté au Régiment d'Infanterie cantonné à Le Blanc le . À la démobilisation de cette armée d'armistice, il est nommé contrôleur du ravitaillement dans la région de Vatan au début de 1943. Il entre en contact avec les résistants locaux et organise la lutte armée .

En août et en , Pérot réceptionne deux parachutages, mais celui de tombe aux mains des Allemands et « Comte » doit se cacher à Géhée. Cependant, plusieurs livraisons d'armes lui parviennent en mai, et, le au soir, Pérot peut former son maquis dans la forêt de Vatan. Il le dissout deux jours plus tard en raison de la présence de colonnes de répression allemande dans la région et le regroupe peu après à Guilly. Il rencontre Pearl witherington, alias « Pauline », puis Francis Perdriset qui le charge officiellement du sous-secteur de Vatan, intégré au secteur Nord-Indre.

Le capitaine « Comte » s'entoure d'officiers et de sous-officiers d'active et pratique une guerre d'embuscade jusqu'en . En août, les effectifs arrivant des cantons de Levroux, Vatan et Graçay permettent de constituer le bataillon Comte comprenant trois compagnies, un P.C. et un corps franc.

Ce réseau de résistance appelé "Nord-Indre", participera à de nombreuses actions de sabotage, d'aide aux prisonniers évadés, et sera une source de renseignements contre l'ennemi qui seront transmis aux responsables nationaux de la résistance et aux alliés à Londres.

Campagnes d'Alsace et front de l'Atlantique (1945) Intégré avec ses hommes au sein du Régiment d'infanterie nouvellement reformé à Châteauroux, il y prend la tête du le . Nommé chef d'état-major de la de Chasseurs à Pied le , il prend le commandement du Bataillon de Chasseurs à Pied un mois plus tard. Roland Pérot prend part avec son bataillon aux campagnes d'Alsace (libération de la poche de Colmar) puis du front de l'Atlantique (poche de Saint-Nazaire).

Indochine et Algérie Promu capitaine le , il est affecté au Ministère de la Guerre. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le . Il demande à faire partie du corps expéditionnaire en Indochine où il combat jusqu'en 1953. En 1954, il part en Algérie et trouve une mort héroïque à la tête de ses hommes à l'âge de 45 ans au cours d'un engagement le à Aïn Chaïr (Maroc). Il était chef de bataillon au Régiment de Tirailleurs Marocains. Il commandait le groupement provisoire des commandos du Maroc : "Officier supérieur d'élite, d'une très haute conscience et d'un tempérament de fer, mortellement blessé à son poste de chef et de soldat devant Aïn-Chair le alors qu'il prenait en main l'affaire dans laquelle les commandos étaient au contact d'une bande de rebelles de 200 fusils, retranchés dans le village. Demeurera pour les commandos du Maroc, l'exemple du devoir spontanément accompli et de la mission remplie jusqu'au sacrifice suprême sans l'ombre d'une hésitation." (Citation à l'ordre de l'Armée à titre posthume).

Décorations officier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Médaille de la Résistance française, Croix de Guerre 39-45, Croix de Guerre des TOE, Croix des combattants volontaires de la Résistance, Croix du combattant, Croix de la Valeur militaire avec palme, Médaille des évadés, Médaille Coloniale d'Extrême-Orient, Médaille commémorative d'Indochine, Médaille d'argent de l’Éducation physique, Médaille commémorative de la Guerre 39-45, Bronze Star Medal, Croix de la Vaillance avec palme et une étoile, Chevalier de l'ordre national du Viet-Nam.

Roland Pérot est titulaire de douze citations : 2 à l'ordre du Régiment, 1 à l'ordre de la division, 4 à l'ordre du Corps d'armée, 5 à l'ordre de l'Armée.thumb|138x138px

thumb|138x138px

Mémoriaux rue du commandant Roland Pérot à Revin depuis le , ville où il est enterré depuis le . Inscription sur le monument aux morts de Revin.

Références

Catégorie:Résistant français Catégorie:Naissance dans les Ardennes Catégorie:Naissance en juin 1910 Catégorie:Décès en juillet 1956 Catégorie:Décès au Maroc Catégorie:Décès à 46 ans