Cellettes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont les Cellettois.

Géographie

Généralités Le village de Cellettes est situé au sud du pays blésois, près de la forêt de Russy, sur la rivière Beuvron.

vignette|left|Cellettes sur la carte de Cassini en 1753.

Typologie Au , Cellettes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cheverny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Toponymie

Nom actuel Le nom de Cellettes vient du pluriel du bas latin « cella », c’est-à-dire la cellule d’un moine ou d’un ermite. En effet, dès le , se serait installé sur les bords du Beuvron un ermite nommé Mondry (parfois appelé Mundericus ou Mondéric). Si la chapelle de Mondry est présente sur le blason moderne de la commune, des historiens contestent son existence car certains faits et gestes, attribués aux ermites de cette époque, ont été rédigés à une date incertaine ou très postérieurement aux événements. Cette origine toponymique est en tout cas similaire à celle identifiée, en Sologne, pour les communes de Selles-sur-Cher et de Selles-Saint-Denis. Cellettes est ainsi un hagiotoponyme caché.

Évolution du nom de la commune

Au Moyen Âge, le village était connu comme « Cella Sancti Munderici » puis, en français, « La Celle-Saint-Mondry ».

Histoire

Origines En Sologne, la pénétration humaine, lentement amorcée depuis le premier âge du fer le long des principaux cours d’eau, s’est accentuée par l’arrivée des Carnutes. Ainsi Beuvron, la rivière des bièvres (castors) est un nom gaulois.

Le site de Cellettes entouré de bois a pu se trouver à l’écart de la pénétration romaine, comme plus tard de l’arrivée des Normands, qui, l’une et l’autre, se sont faites par les vallées de la Loire et du Cher (et non du Beuvron).

Dans le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve que « Mondry (Mundericus) d'Arisitum aurait été le titulaire d'un évêché fondé vers 570 en Austrasie. Mondry lui-même aurait fondé à Cellettes, diocèse de Blois, une église et un village en mémoire de sa cellule primitive ».

Dans la forêt de Russy, on peut encore voir la trace d'une voie romaine (pont romain).

Moyen Âge

Au Moyen Âge, des moulins à blé ont été construits sur le Beuvron et l'existence de vignobles est attestée aux alentours de Cellettes.

Ancien Régime

Cellettes pendant la Révolution

En 1790, Cellettes était un chef-lieu de canton. Elle a été rattachée au canton de Blois-Ouest en 1801.

Époque récente

Entre le et le , plus de réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution. , dont Cellettes. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau).

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Évolution démographique (Nombre de feux) 1250 1665 1709 1713 1720 1725 1726 1735 1741 1768 1774 1786 1787 1788 1789 Feux 220 238 228 228 228 190 193 249 215 192 175 172 170 168 166 Gabellants 610 610 540435426423 Anciens comptages en nombre de feux « taillables », les gabellants sont les habitants de plus de huit ans

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 29,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 31,3 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,04 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,55 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Culture locale et patrimoine Patrimoine naturel et agricole Vignoble de Cheverny (AOC).

Voies 81 odonymes recensés à Cellettes (Loir-et-Cher)au 2 février 2014 Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Sentier Venelle Autres Total 4 Allée de l'Archerie, allée des Étangs, allée du Chêne et allée Verte. 0 0 3 Chemin de Charlemagne, chemin de la Fontaine et chemin de Maison-Vert. 1 Clos des Meuniers

7 0 0 3 Place Saint-Mondry, place du 8-Mai-1945 et place du 11-Novembre. 0

3 Route d'Aulnières, route de la Bruyère et route de Seur. 33 0 0 27 Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc. 81 Notes « N »Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap

Lieux et monuments Église Saint-Mondry Cette église est placée sous le patronage de saint Mondry.

On ne connaît pas les plans de l’église primitive qui existait probablement dès le . Par une bulle du pape Lucius II datée du , on sait qu’elle dépendait de l’abbaye de Pontlevoy qui nommait son curé, et ce, jusqu’à la création du diocèse de Blois le .

L’église actuelle remonte au et comprenait à l’origine une nef centrale, le chœur et le transept. Au on lui adjoint deux bas côtés au nord et au sud et au , sous la direction de l’architecte Jules de la Morandière, la grande nef est prolongée d’une tribune et d’un porche flanqué de chaque côté d’un petit escalier de pierre permettant d’accéder à la tribune et au clocher.

La voûte de la nef est une charpente en forme de coque de navire renversé. Au milieu du un orage déclencha un incendie qui la détruit, ainsi que la toiture de l’édifice.

Charles d'Orléans, par lettre du , donne, par grâce spéciale au curé et aux paroissiens de l’église, l’autorisation de couper et prendre dans sa forêt de Russy tout le bois nécessaire à la réfection de l’édifice.

En 1850, l’abbé Belin qui avait été curé pendant 59 ans est remplacé par l’abbé Mollard âgé de 38 ans, plein de zèle et de projets, il entreprend avec le concours des paroissiens de remettre l’église en l’état et de la moderniser.

Il fait refaire tous les vitraux entre 1860 et 1880 et repeindre les murs. N’étant pas satisfait de l’éclairage du chœur, il fait détruire les deux vitraux latéraux et murer l’emplacement puis fait ouvrir le fond du chœur pour y placer un grand vitrail représentant le Calvaire ; au pied de ce dernier, il se fait représenter en souvenir de son voyage en Terre Sainte.

Les reliques de saint Mondry sont conservées dans un curieux petit coffret de bois revêtu de plaques d’os décorées de dessins géométriques que l’on date de l’époque carolingienne. Devant sa fragilité, il fut pourvu au Moyen Âge de pentures en fer étamé pour assurer sa conservation.

L’intérieur de l’église a été entièrement restauré en 1989. Les travaux ont duré six mois. Les peintures murales ont été retirées à l’exception de celles du chœur qui forment un décor autour des fresques. L’idée directrice étant de conserver et restaurer tout ce qui pouvait l’être et de le mettre en valeur.

Châteaux Cellettes compte dix-huit châteaux ou maisons de maître sur son territoire, ce qui en fait une des communes de France les plus riches en ce domaine. Le charme des vallées du Beuvron et de son affluent le Conon a attiré à Cellettes les familles nobles du , puis les bourgeois de Blois et enfin des familles parisiennes.

Voici la liste de ces châteaux : Le château de l'Angevinière, appelé également Mon repos ou le Gord ; Le château de l'Archerie ; Le château des Aulnières, une closerie du ; Le château de Beauregard, du , le plus important, célèbre par sa galerie des portraits et son cabinet des grelots ; il est ouvert à la visite et comporte un parc de près de 70 hectares ; Le château de la Blancardière ; Le Boisselas qui date du milieu du ; Le château de la Boissière ; Le château de Bousseuil ; Le château de Conon, qui a été transformé en ferme, et dont on peut encore voir le mur d'enceinte ; La Fresnaye ; Le château de la Gagnotterie, appelé également la Feuillée ou les Rosiers ; L’Hydoinière ; Le château de Lutaine, adossé à la forêt de Russy, qui s'enorgueillit d'avoir abrité quelque temps l'académicien Paul Claudel qui y écrivit en 1923 Les conversations en Loir-et-Cher ; La Maison Vert ou château de la Vaugelay ; Le château de Montrion ; Le château d'Ornay ; Le château des Rochères ; Le château de la Rozelle.

À laquelle on peut ajouter : Le château de la Coque qui est plus proche de Cellettes que de Cormeray sa commune d'appartenance.

Héraldique

Personnalités liées à la commune Paul Ardier (1563-1638), seigneur de Cellettes, père du suivant. Paul II Ardier (1595-1671), fils du précédent, seigneur de Cellettes et de Beauregard, mort au château de Beauregard, en partie inhumé à Cellettes. Jules, de Cholet (1798-1884), X1817, homme politique français du . Romain Stampers jet skieur français. Jeanne Corbin (Celletes, France 1906 - London, Canada 1943) Militante communiste à Edmonton, Toronto, Montréal et Timmins. Membre de la Ligue pour la défense ouvrière. Elle mène une grève de bûcheron à Rouyn, Québec en 1933 à la suite de quoi elle sera emprisonnée pendant trois mois. Rémi Couty (2007-), joueur français de rugby à XV. Paul Robert-Houdin (1894-1978), petit-fils de Jean-Eugène Robert-Houdin et inventeur des spectacles Son et lumière est mort dans le commune.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Liste des communes de Loir-et-Cher Gare de Cellettes (fermée et réaffectée en maison des jeunes)

Liens externes

Le château de Beauregard