Robert Castin, né le à Montluçon et mort le dans le 3e arrondissement de LyonArchives municipales de Lyon , année 1979, acte de décès , est un ancien pilote français de l'escadron Normandie-Niémen de l'armée de l'air française. Il est crédité de 5 victoires aériennes dont 4 en collaboration, une victoire probable et un avion ennemi endommagéFiche sur « Ciel de Gloire », lire en ligne...
Formation Robert Castin s'engage pour cinq ans en . Il passe par l'école de pilotage d'Istres et obtient un brevet en . À sa sortie, le sergent Castin est affecté, en , au Groupe Aérien d'Observation 544 à Bourges.
Seconde Guerre mondiale C'est avec le Groupe Aérien d'Observation 544 de Bourges, qu'un rapport d'inspection du mois de présente comme « déshérité à tous points de vue »Archives SHAA, carton G 8848, qu'il entre en guerre.
Quelques missions à l'automne 1939. Puis, c'est le départ, en , pour le peloton préparatoire des élèves officiers de réserve de Tours.
Nommé aspirant, il se rend à Bordeaux en où il suit les cours de l'école des observateurs. Le , l'école se replie sur Meknès, mais la base est dissoute deux jours plus tard. Le jeune aspirant de réserve Castin est alors invité à se joindre aux effectifs du groupe de bombardement I/23. Il participe aux opérations que mène le gouvernement de Vichy contre les Français Libres et les Britanniques qui essaient de rallier à leur cause l'Afrique-Occidentale française.
En , le sergent-chef Castin est muté au groupe de bombardement I/62 à Bamako. En , il est admis à suivre à Marrakech le stage des élèves officiers d'active. Nommé sous-lieutenant, il se porte volontaire, le , pour le groupe de chasse "Normandie".
Arrivé à Toula le , il doit s'entraîner pour avoir bien en main ce Yak aux qualités reconnues. Affecté dans la , il noue une solide amitié avec Lemare et Perrin : « Ces garçons loyaux et courageux, ces camarades avec lesquels j'ai très vite fraternisé »Icare, .. Puis c'est la campagne de 1944.
Le , en patrouille avec le capitaine René Challe, il abat son premier avion allemand, un Fw 190. Six jours plus tard, au début de l'offensive sur la province de Prusse-Orientale, le lieutenant Castin ajoute quatre autres Fw 190 et un Me 109 à son tableau de chasse. Les victoires s'accumulent en cette deuxième quinzaine de , notamment le 14 avec un Fw 190 de plus et le 16 où, au cours de la même journée, deux Fw 190 succombent à ses attaques. Mais le , il est à son tour victime de la Luftwaffe qu'il mettait tant de hargne à descendre. Après avoir détruit un nouveau Fw 190, il est lui-même touché et contraint à un atterrissage forcé. Blessé, le , il est rapatrié et ne peut participer avec ses camarades aux offensives décisives que le "Normandie-Niémen" lance en ce début d'année 1945.
Victoires
Carrière militaire
Après une convalescence de trois mois, il est affecté comme chef du du groupe de chasse et de défense aérienne 550. Le , il retrouve le « Normandie-Niémen » avant d'être désigné, en , comme adjoint au commandant de la base de Salon.
Quatre ans plus tard, il est placé en position de non-activité pour infirmité temporaire mettant ainsi un terme à sa carrière de pilote.
Promu commandant en 1956, il prolonge jusqu'en ses congés d'instance de réforme et quitte l'Armée de l'air.
Il se consacre alors à la gestion d'une entreprise familiale de roulements à billes et décède le à Lyon.
Décorations Officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945(6 Palmes) Ordre du Drapeau Rouge (URSS) Ordre de la Guerre pour le Salut de la Patrie (URSS) Médaille de la Victoire de (URSS)
Pour approfondir Liste des as de l'aviation
Liste des As français de la Seconde Guerre mondiale
Notes et références
Catégorie:Naissance en août 1918 Catégorie:Naissance à Montluçon Catégorie:Décès en juillet 1979 Catégorie:Décès dans le 3e arrondissement de Lyon Catégorie:As de l'aviation français Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Personnalité de la France libre Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Décès à 60 ans