Lavardin est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants s'appellent les Lavardinoises et Lavardinois.
La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France. Elle a également participé à l'émission du Village préféré des Français en 2013, présenté par Stéphane Bern.
Le patrimoine architectural de la commune comprend six bâtiments portés à l'inventaire des monuments historiques : l'église Saint-Genest, classée en 1862, la maison Florent Tissart, classée en 1930 ; le château de Lavardin, classé en 1945 ; le pont sur le Loir, inscrit en 1926 ; le prieuré Saint-Genest de Lavardin, inscrit en 1926 ; et la maison Perrault inscrite en 2006.
Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux du Loir », bordée au nord par un coteau raide et au sud par les coteaux en pente douce.
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents dans la commune : et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture dans la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 15 en 1988, à 5 en 2000, puis à 0 en 2010.
Avec en 2023, la commune fait partie des les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.
Géographie Localisation et communes limitrophes { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q258911", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"
La commune de Lavardin se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux du Loir... À vol d'oiseau, elle se situe à de Blois., préfecture du département, à de Vendôme., sous-préfecture, et à de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015.. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montoire-sur-le-Loir.
Les communes les plus proches sont. : Montoire-sur-le-Loir (), Villavard (), Saint-Arnoult (), Saint-Rimay (), Les Roches-l'Évêque (), Houssay (), Saint-Martin-des-Bois (), Sasnières () et Prunay-Cassereau ().
Lieux-dits et écarts Les caves blanches ; La Grande Métairie ; Les Caves des Vierges ; Les vignes du Château ; La Chalopinière.
Hydrographie vignette|Le Loir La commune est drainée par le Loir (), le Langeron () et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.
Le Loir traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de , il prend sa source dans la commune de Champrond-en-Gâtine (Eure-et-Loir) et se jette dans la Sarthe à Briollay (Maine-et-Loire), après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saunay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Lavardin comprend deux ZNIEFF. : les « Coteau de Lavardin et Ravine des Reclusages » (). ; les « Pelouses du Piquet » ()..
Urbanisme Typologie Au , Lavardin est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montoire-sur-le-Loir, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : forêts (65,2 %) ; zones agricoles hétérogènes (15,4 %) ; terres arables (11,6 %) ; prairies (3,5 %) ; zones urbanisées (1 %) ; zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %) ; milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), cultures permanentes (0,6 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), eaux continentales (0,5 %).
Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre...
En matière de planification, la commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire.. Habitat et logement
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lavardin en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,2 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,0 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.
+ Le logement à Lavardin en 2016. Lavardin. Loir-et-Cher. France entière. Résidences principales (en %)62,274,582,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)25,2189,6
Logements vacants (en %)12,67,58,1
Risques majeurs Le territoire communal de Lavardin est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Loir ou par ruissellement), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses, ...
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zones inondables de la commune de Lavardin. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire dans la commune sont soit liés au retrait-gonflement des argiles, soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques.. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées dans la commune..
Les crues du Loir sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuventprovoquer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1665 ( à l'échelle de Vendôme), 1784 (), 1961 () et 2004 (). Le débit maximal historique est de et caractérise une crue de retour cinquantennal, .. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Loir..
Risques technologiques Le risque de transport de marchandises dangereuses dans la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, ..
Histoire
L'occupation du site de Lavardin remonte à la Préhistoire car les fouilles montrent la présence de haches, flèches, et outils du Néolithique.. Habité par des Gaulois, le site fortifié de Labricinum, est devenu un village gallo-romain, comme l'attestent les traces d'un temple de Mercure..
Vers la fin du , la région se christianise sous l'impulsion de Richemer, un moine de Tours. Celui s'installe d'abord à proximité du château primitif, Turris dominica, la Tour du Seigneur avant de fonder un ermitage plus loin, donnant ainsi son nom à la commune de Saint-Rimay. Cependant, c'est saint Julien, que les chroniques citent comme le premier fondateur d'une église.
Lavardin se fortifie à la fin du dans le cadre d'une ligne de fortification édifiée dans la vallée du Loir pour lutter contre les Normands selon la volonté de Charles le Chauve. Le comte de Vendôme, Bouchard cède alors cette place forte au comte d'Anjou Foulques Nerra. Un des vassaux du comte d'Anjou, Hugues d'Amboise, filleul d'Hugues Capet., entre en possession de cette forteresse et de cette seigneurie à la fin du en épousant l'héritière.