Antoine-Gustave Watrinelle né le à Verdun et mort le à Ouistreham est un sculpteur français.
Biographie vignette|redresse|Sphinge d'après Nicolas Coustou, Chantilly. Antoine Watrinelle est le fils du sculpteur verdunois Jean-François WatrinelleÉtat civil de Paris, registre des mariages du , acte du ..
Subventionné dès 1847 par le conseil général de la Meuse sur la recommandation de David d'Angers et de NanteuilRapports et délibérations du Conseil général de la Meuse, Bar-le-Duc, 1847, ., Antoine Watrinelle étudie la sculpture à l'École des beaux-arts de Paris. Élève d'Armand Toussaint, il remporte le second grand prix de Rome en 1858Le premier grand prix n'ayant pas été décerné. avec un Achille saisissant ses armesLe Monde dramatique, , .. En 1859, il expose au Salon une allégorie de La Légende fort remarquée par la critiqueAuguste-Philibert Chalons d'Argé, Notice sur les tableaux des artistes étrangers et les principaux ouvrages de sculpture, gravure, architecture… de l'exposition de 1859, Paris, Plon, 1859, .Henri Dumesnil, Le Salon de 1859, Paris, 1859, .Maurice Aubert, Souvenirs du Salon de 1859, Paris, Tardieu, 1859, .Jean Rousseau, « Salon de 1859 », Le Figaro, , .. À cette époque, il habite au 6, rue Carnot avec un compatriote verdunois, le peintre Louis Hector LerouxAnnuaire général du commerce et de l'industrie, Paris, Firmin Didot, 1855, .Annuaire-almanach du commerce et de l'industrie, Paris, Firmin Didot, 1862, ..
Pendant la dernière décennie du Second Empire, l’État commande et acquiert fréquemment les œuvres du sculpteur qui travaille sur les chantiers de l'opéra Garnier, de Notre-Dame de Paris et de la bourse de MarseilleLa Presse, , .. Avant 1862, il prend part au concours organisé pour élever le Monument à Jeanne d'Arc à Vaucouleurs , et 272, 28 juin 1862, 414 .. Son projet est retenu mais ne sera finalement pas réalisé..
Le , Antoine Watrinelle épouse Marie Laroche (1832-1917), avec laquelle il a déjà une fille âgée de six ansÉtat civil de Paris, registre des naissances du , acte du ., Françoise-Antoinette (1860-1938). En 1880État civil de Paris, registre des mariages du , acte du ., celle-ci épouse civilement le journaliste socialiste Émile MassardLa Justice, , .. Ce dernier est le fils de l'ingénieur Nicolas Massard, ami de longue date du sculpteur et lui aussi originaire de Verdun. Antoine Watrinelle est donc le grand-père maternel d'Armand Massard, champion d'escrime et président du comité olympique français.
Pendant le siège de Paris (1870), Antoine Watrinelle sert comme garde national dans la de marche du dirigée par son propre frère, le capitaine WatrinelleLe , , ..
De 1869 à 1881Michel Gasse, « Le sculpteur ornemaniste Gustave Germain et la cour Letarouilly du Collège de France », La Lettre du Collège de France, , 2006, ., il est associé au sculpteur ornemaniste Gustave Germain (1848-1909) au sein de la société « Watrinelle et Germain, entreprise de sculpture industrielle, décorative et artistique », dont le siège est situé au 13, rue Boissonade à ParisJournal des sociétés civiles et commerciales, , .. L'entreprise collabore notamment avec l'architecte Jean-Louis PascalCatalogue spécial de la section portugaise à l'exposition universelle de Paris en 1878, Paris, 1878, .Anne Richard-Bazire, Jean-Louis Pascal ou le respect du patrimoine, 2010, . puis travaille pour le duc d'Aumale au château de ChantillyGustave Macon, Les Arts dans la Maison de Condé, Paris, Librairie de l'art ancien et moderne, 1903, ..
Watrinelle aurait eu pour élève l'auteur d'une œuvre cubiste exposée au Salon d'automne. Invité par son jeune confrère à donner son avis sur cette sculpture avant-gardiste, le vieux maître aurait répondu : Le Rappel, , ..
Retiré en Normandie depuis de nombreuses années, Antoine Watrinelle meurt le Le Vétéran, , . dans sa maison d'Ouistreham, construite selon ses plans à l'embouchure de l'Orne.
Antoine Watrinelle ne doit pas être confonduCharles Garnier (Le nouvel Opéra de Paris, vol. I, Paris, Ducher, 1878, ) semble avoir confondu Watrinelle avec Vatinelle en attribuant à « Vatrinelle » (sic) l'exécution du Chant du perron de l'Opéra. avec le médailleur Ursin-Jules Vatinelle (1798-1881), élève de Jacques-Édouard GatteauxÉmile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, t. II, Paris, Renouard, 1885, ..
Œuvres
La Légende, Salon de 1859, plâtre, localisation inconnue. La Paix, Salon de 1861, plâtre, localisation inconnue. Monument à Jeanne d'Arc, avant 1862, maquette de statue équestre pour Vaucouleurs, localisation inconnue. La Paix, Salon de 1864, marbre, commande de l’État pour le palais du Louvre, parc de Fontainebleau. Dom Calmet, 1864, buste en marbre, commande du conseil général de la MeuseRapports et délibérations du Conseil général de la Meuse, Bar-le-Duc, 1864, ., Salon de 1865, donné en 1865 au Musée Barrois de Bar-le-DucA. Jacob, Musée de Bar-le-Duc : catalogue sommaire ou guide du visiteur dans les différentes salles de cet établissement et dans la galerie des illustrations de la Meuse, Bar-le-Duc, 1880, ., installé dans la roseraie derrière le muséeP. Na., « Les statues de Bar-le-Duc : Dom Calmet par Watrinelle », L'Est républicain, .. La Chaste Suzanne, Salon de 1865, plâtre, localisation inconnue. Saint Merry et saint Frodulphe et Saint Pierre guérissant un paralytique, 1865, bas-reliefs en pierre sous le maître-autel de l'église Saint-MerriInventaire général des richesses d'art de la France. Paris : monuments religieux, t. 2, Paris, Plon, 1876, .. Saint Éleuthère et Saint Barthélémy, statues en pierre, chacune, portail Saint-Étienne de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La Couronne de fleurs, Salon de 1866, plâtre, localisation inconnue. Édouard Thouvenel, 1869, buste en marbre, commande de l’État, déposé en 1873 au Musée Barrois de Bar-le-Duc. David, Salon de 1868, plâtreExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture…, Paris, Charles de Mourgues frères, 1868, ., localisation inconnue. David, Salon de 1869, bronze, Félix Voulot, Catalogue des collections du Musée départemental des Vosges, partie, Épinal, 1880, ., commande de l’ÉtatExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture…, Paris, Charles de Mourgues frères, 1869, ., déposé en 1871 au musée départemental d'Art ancien et contemporain d’Épinal. Portrait de , Salon de 1869, buste en marbre, localisation inconnue. Christ en gloire, tétramorphe et douze apôtres, 1869, bas-relief en pierre, tympan et linteau du portail principal de la cathédrale Saint-Apollinaire de Valence. Le Chant, 1869, d'après une esquisse de Dubois, statue en pierre, , perron de l'opéra Garnier à Paris (sous le médaillon de Haydn). Groupe d'enfants, fronton des portes monumentales du grand foyer, loggia de l'opéra Garnier à ParisCharles Garnier, , .. Ornementation extérieure du théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris, 1873, avec GermainLe Ménestrel, , .. Portes monumentales en bois, 1874, pour l'hôtel du préfet de police et l'hôtel d'état-major des sapeurs-pompiers, boulevard du Palais (Paris), avec GermainRecueil des actes administratifs de la Préfecture du département de la Seine, Paris, 1874, .. Ornements divers pour la synagogue de la rue des Tournelles à Paris, 1876, avec GermainInventaire général des richesses d'art de la France. Paris : monuments religieux, t. 2, Paris, Plon, 1888, .. Sculptures décoratives de la façade de la mairie du de Paris, avant 1877, avec Germain. Sculptures inspirées du portail de l’église San Jerónimo de Belém pour la section portugaise de l'Exposition universelle de 1878, avec Germain, localisation inconnue. Sculptures des baies de l'aile nord de la cour d'honneur de la Bibliothèque nationale de France à Paris, 1879, avec Germain. Restauration avant 1883 de Sainte Élisabeth de Ligier Richier, fragment du groupe de la chapelle de la Visitation de Saint-Mihiel, pour M. MoreauCharles Souhaut, Les Richier et leurs œuvres, Bar-le-Duc, 1883, .Marie Lecasseur, « La Sainte Élisabeth : redécouverte d’une œuvre attribuée à Ligier Richier », sur musees-meuse.fr, musée d’Art sacré de Saint-Mihiel, ( en ligne).. Sphinge ou Chimère, d'après Nicolas Coustou), avant 1886, statue en pierre, château de Chantilly. Sculpture décorative pour l'École normale d'Auteuil à Paris, avant 1887Bulletin municipal officiel de Paris, , .. Le Printemps, Verdun, musée de la Princerie.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, t. II, Paris, Renouard, 1885, . .
Liens externes
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