La Manufacture d'armes de Versailles est une fabrique française d'armement - en particulier d'armes à feu - établie à Versailles en août 1793 et qui cessa ses activités en août 1818Base de données de la BNF. . Le célèbre armurier Nicolas-Noël Boutet en est nommé « directeur-artiste » par décret du , dans le cadre de la réorganisation de la production nationale d'armement décidée par l'Assemblée Législative le 19 . et en conserve l'administration sous le Directoire. Sous le Consulat et à l'époque impériale, et en particulier d'armes d'honneur et de sabres d'apparat., la manufacture employant plus de quatre cents ouvriers..
Armement militaire
Période révolutionnaire
Un atelier de fabrication d'armes de guerre est inauguré le , qui deviendra la « Manufacture d’armes de Versailles » le .. Il est initialement installé dans l'Aile du Midi du Palais de Versailles., avant d'occuper le Grand Commun..
Cet atelier est créé . La manufacture sera administrée par un agent comptable et un directeur et se dote d'un règlement de travail quasiment militaire, le rythme de la journée de travail étant donné par le tambour et les appels et les désordres étant passibles de la maison d'arrêtPatrick Mortal, « Les armuriers de l'état: du grand siècle à la globalisation, 1665-1989 », Presses universitaires du Septentrion, 2007, .. Boutet en fut dans un premier temps le directeur technique, la direction générale étant assurée un moment par Pierre Bénézech., appelé par le comité de salut public en 1794 à présider la onzième commission des armes, poudres et exploitation des mines.
La carabine modèle 1793 et ses variantes
En 1793, la manufacture met au point une carabine, dans des versions « infanterie » et « cavalerie », qui, dans cette dernière version, sera adoptée aux armées sous le nom de « carabine An III »..
Consulat et Premier empire En 1810, le capitaine Gaspard Gourgaud, polytechnicien, officier d'artillerie et futur premier officier d'ordonnance de l'Empereur, y est détaché en qualité de conseiller technique. Selon Charles Théodore Beauvais de Préau, auteur des « Victoires et conquêtes des armées françaises », il y aurait apporté plusieurs changements utiles aux armes à feuCité in .. Armes d'honneur et armes d'apparat
Les premières remises d'armes d'honneur, destinées à honorer des actes de bravoure individuels, se firent en Italie pendant la campagne de 1796-1797, à l'initiative du général Bonaparte à la suite de la publication d'un ordre du jour daté de Passeriano le 11 fructidor An V. La tradition est codifiée par un ordre du jour du 14 pluviôse An II et officiellement instituée sous le Consulat par un arrêté du 4 nivôse An VII. Après la loi du 29 floréal An X créant la Légion d'honneur, les armes d'honneur ne seront plus distribuées ; elles continueront à être portées par leurs titulaires pendant toute leur carrière..
Ces armes étaient de différents types : fusils ou carabines et sabres briquets pour les fantassins, sabres et pistolets pour les officiers, sabres et mousquetons pour la cavalerie. . Les armes à feu présentaient un ; les lames des armes blanches étaient fournies par la Manufacture d'armes de Klingenthal. .
Armes d'honneur et armes d'apparat .
Marché civil À côté de la production d'armes de guerre, la manufacture se lance aussi dans celle d'armes destinées au marché civil : pistolets de duel, pistolets de poche d'auto-défense et surtout armes de chasse.
Notes et références
Notes Références
Voir aussi Bibliographie Fondation de la Maison de la chasse et de la nature de la Ville de Versailles, La manufacture d'armes de Versailles et Nicolas Noël Boutet, catalogue de l'exposition du Musée Lambinet, 1993-1994 Articles connexes Liens externes
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