Auneau est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien. Les habitants d'Auneau sont les Alnélois.
Géographie Situation
Communes et département limitrophes
Hameaux et écarts alt=Entrée d'Équillemont.|vignette|upright|Entrée d'Équillemont. Équillemont.
Hydrographie La petite ville d'Auneau se situe sur la rive gauche de l'Aunay. Cette rivière, née sur la commune voisine d'Aunay-sous-Auneau, conflue avec la Voise en rive droite, un peu plus au nord-ouest, en limite avec les communes d'Oinville et de Levainville.
Voies de communication et transports Axes ferroviaires
vignette|La gare d'Auneau au début du était un carrefour de plusieurs lignes ferroviaires.
Auneau est doté d'une gare SNCF, sur la ligne de Paris-Austerlitz via Brétigny - Tours, Châteaudun et Vendôme.
Auneau disposait autrefois de 2 gares : Auneau-Ville,alt=Pont en pierre, de la ligne Auneau-Embranchement à Paris Austerlitz, usuellement emprunté par un TER.|vignette|Pont en pierre, de la ligne Auneau-Embranchement à Paris Austerlitz, usuellement emprunté par un TER.Gare qui desservait à la fois la ligne Auneau à Chartres via Béville-le-Comte, Houville-la-Branche, Nogent-le-Phaye et Beaulieu et la ligne Auneau-Dreux par Gallardon, Maintenon et Nogent-le-Roi. Cette gare est aujourd'hui fermée et les bâtiments ont été vendus à un ferrailleur. Auneau-Embranchement, Construite sur la ligne de Paris-Austerlitz à Tours via Brétigny, Dourdan, Châteaudun, Vendôme et la Membrolle-Choisille (lieu du raccordement à ligne allant du Mans à Tours) et qui se trouvait à l'origine de la ligne d'Auneau-embranchement à Étampes via Maisons, Sainville, Saint-Escobille, Chalo-Saint-Mars et Saint-Hilaire. Près de cette gare se trouve une base de traveaux pour la LGV Atlantique. La gare d'Auneau-Embranchement dite autrefois d'Auneau-Orléans est toujours en activité.
Axes routiers alt=Gare d'Auneau-Ville|vignette|Gare d'Auneau-Ville, aujourd'hui fermé. La voie ferrée y menant est utilisée pour du transport agricole, céréalier en certaines occasions. Cette voie est directe vers la Gare en périphérie de la ville, et donc le reste du réseau ferroviaire français.Auneau est géographiquement très bien située, l’accès à la ville est favorisé par un réseau routier important. Bordée au nord par la RD 910 et l’A11 et à l’est par l’A10, seulement séparent Auneau de Chartres, de Rambouillet et de Dourdan. En empruntant l’A10, Auneau se situe à de Paris et d’Orléans. A10 : Paris – Orléans – Bordeaux; A11 : Paris – Le Mans – Nantes; N10 : Chartres - Tours - Bordeaux; RN 191 : Ablis - Étampes.
Transports en commun La commune est desservie par : les lignes 82, 15, 15A et 15B du réseau Transbeauce (jusqu'en 2017) ; la ligne 11 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Auneellum en 1111Dans une charte de l’abbaye de Bonneval., Auncellum et Alnetellum en 1118 et 1130, Alneolum en 1168Dans le cartulaire de l'abbaye des Vaux-de-Cernay., Alneelum en 1172Dans une charte de l’abbaye de Josaphat., Auneel en 1279Dans une charte de l’abbaye de l’Eau., Aulnel en 1469Dans le registre des contrats du chapitre de Chartres., Aulneau en 1565Dans le terrier de Reboulin., Saint Remy d’Auneau en 1736..
Ce toponyme rappelle l'existence d'une aulnaie de petite taille mais néanmoins remarquable et si caractéristique en ces lieux qu'elle a donné son nom à ces lieux.
Ce nom est ancien et vient des aulnes qui couvraient l'emplacement où la commune a pris naissance.
Histoire L'origine de la ville remonte avec certitude au Moyen Âge mais son emplacement pourrait avoir été occupé dès l'époque romaine et gauloise. Le berceau de la ville semble avoir été localisé à Saint-Rémi où s'élève l'église bâtie sur la fontaine sacrée des druides, un peu au nord-ouest du centre actuel.
Le donjon féodal est élevé vers 1090-1100 par Hugues Le Riche de Gallardon (ci-dessous), qui construit le deuxième château d'Auneau juste à côté du premier (, à Vieille-Cour ; il ne subsiste du deuxième château que cette tour cylindrique ; Le reste des bâtiments actuels correspond aux châteaux ultérieurs, notamment le troisième, élevé par Bureau de La Rivière dans la deuxième moitié du , puis transformé par Pierre d'Hariague au ; site : place du Champ de Foire, rive gauche de l'Aunay, près de l'Hôtel de Ville ; voir plus bas des précisions sur l'église et la tour)....
En , en route vers la Bretagne où il doit châtier Jean IV et Pierre de Craon, Charles VI fait étape à Auneau où son bien-aimé et féal le marmouset Charles Bureau l'accueille : ils l'ignorent encore, mais quelques jours après se déclenchera la folie du roi dans la forêt du Mans, prélude à la subite disgrâce de Bureau de La Rivière orchestrée par ses ennemis, les oncles du roi, qui reviennent en force et profitent désormais de l'incapacité de leur royal neveu.
Les seigneurs d'Auneau Les seigneurs d'Auneau appartiennent d'abord à la famille de Montlhéry.. (assimilée à une branche cadette des Montmorency), puis par mariage aux Le Riche. de Gallardon : Thibaud File-Étoupe (vers 970-1031 ; il serait un fils et un frère cadet de Bouchard Ier de Bray et de Bouchard II ou Ier le Barbu de Montmorency) < (père possible de Milon de Bray : son existence est mise en doute par certains ; en fait il pourrait être non pas le fils mais le gendre de Thibaud ; dans ce cas son propre père serait Guy de La Ferté-Milon, prévôt du prieuré de Chevreuse.) < Gui de Montlhéry (v. 1015-1095), x Hodierne de Gometz < Béatrice de Montlhéry, dame d'Auneau en fief de Rochefort, sœur de Milon qui continue les sires de Montlhéry, et de Guy le Rouge qui poursuit les sires de 'Rochefort, mariée d'abord à Hervé Ier Le Riche seigneur de Gallardon (1037-1092) [puis au sénéchal Anseau de Garlande (1069-vers 1118) ?, à moins que la femme du sénéchal Anseau soit plutôt une nièce de Béatrice, fille de Guy le Rouge et porteuse du même nom ; en tout cas les Garlande puis leurs descendants Montfort, Dreux et Roucy, assureront la suite des seigneurs de Rochefort jusqu'à Isabelle de Roucy ci-dessous] < Hugues Ier Le Riche de Gallardon († 1101), fils de Béatrice et d'Hervé Ier Le Riche ; et ses frères Garin et Guy Ier-II († après 1135, seigneur d'Auneau) < Josselin/Joscelin Ier Le Riche, fils de Guy < (Hugues de Maulette ?) < Josselin II, cité jusqu'en 1166, fils ou petit-fils de Josselin Ier < Guy II-III, cité jusqu'en 1210, frère de Josselin, Geoffroy chanoine de Chartres, Jean de Verville et Denonville, Guillaume et Thibaut ; x Isabelle < quatre Guy (de III-IV à VI-VII) semblent alors se succéder de père en fils, époux respectifs d'une Clémence, d'une Hélissende, de Létice de Montigny (-le-Bretonneux ?), enfin de Marguerite de Pontchevron (de la même famille que Guillaume de Pont-Chevron mari d'Agnès du Donjon et sénéchal de Nîmes et de Beaucaire en 1278-80, et que Jeanne de Pont-Chevron femme de Gibaud Ier de St-Vérain de La Celle à la fin du XIIIe siècle) < Marguerite Le Riche, dame d'Auneau, et de Rochefort. par achat vers1370-1380 à sa lointaine cousine Isabelle comtesse de Roucy ci-dessus : elle épouse vers 1365 le marmouset Charles (aussi dit Jean : par confusion avec son père Jean II ou son frère aîné Jean III-IV ?) Bureau III de La Rivière († 1400 ; conseiller-chambellan de Charles V). < Charles II de La Rivière, fils de Marguerite et de Charles Bureau, † vers 1429-32, comte de Dammartin par son premier mariage avec la comtesse Blanche/Isabelle de Trie ; puis sa sœur Perrette, † vers 1451-63, x Guy VI ou X de La Roche-Guyon, † 1415 à Azincourt < Guy VII de La Roche-Guyon. < Marie de La Roche-Guyon, † 1498, x 1° 1448 Michel d'Estouteville, † 1469, et x 2° 1471 Bertin de Silly., † vers 1506 : < postérité des deux mariages, dont Charles de Silly, † 1518, seigneur de La Roche-Guyon et Rochefort, x Philippa de Sarrebruck dame de Commercy (-Château-Haut) et de Louvois < Rochefort passe à leur fils cadet Jacques de Silly, damoiseau de Commercy (1513-1570), sans postérité ; puis au damoiseau de Commercy Henri de Silly (1551-vers 1589, neveu de Jacques en tant que fils du frère aîné de ce dernier, Louis de Silly), comte de La Roche-Guyon, sire de Louvois, seigneur d'Auneau en 1570-1579/80 (la sœur d'Henri, Catherine de Silly ci-dessous, épouse François de Rohan-Gyé et continue les princes de Rochefort). Vers 1580, Henri de Joyeuse (1563-1608 ; comte du Bouchage, duc de Joyeuse vers 1590/92, maréchal de France en 1595) acquiert la seigneurie-châtellenie (baronnie d'Auneau en 1603) (Catherine de Silly dame de Rochefort, sœur de Louis et Jacques et tante d'Henri de Silly ci-dessus, était l'épouse de François de Rohan-Gié et la mère de Françoise de Rohan-Gié, la première femme de François de Balsac d'Entraigues : or François de Balsac était un cousin au 3° d'Henri de Joyeuse, tous deux issus de Roffec II de Balsac d'Entragues ; cette parenté pourrait-elle expliquer la cession au futur maréchal de Joyeuse ?) Devenu veuf de sa femme Catherine de Nogaret de La Valette épousée en 1581 et décédée en En novembre 1581, Henri de Joyeuse (1563-1608) avait épousé Catherine de Nogaret La Valette, âgée de 15 ans, sœur du duc d'Épernon. Leur fille Henriette-Catherine de Joyeuse (grand-mère de la Grande Mademoiselle) naît au Louvre le 10 janvier 1585. La mort de Catherine, le 10 août 1587, le convainc de devenir capucin, le 24 septembre 1587, sous le nom de père Ange. Il quitte l'habit en octobre 1592, retrouve la vie politique et militaire aux côtés de la Ligue, et est fait maréchal de France en 1595-96 pour prix de son ralliement à Henri IV. Puis il redevient un prédicateur et mystique capucin jusqu'à sa mort en 1508., Henri de Joyeuse quitte dès le monde pour les ordres, et vend Auneau à Philippe Hurault comte de Cheverny (1528-1599 ; chancelier de France en 1583, seigneur baron de Gallardon et d'Esclimont, amant d'Isabeau Babou de La Bourdaisière ci-après). Puis Auneau passe en , contre 90 000 écus, aux d'Escoubleau de Sourdis d'Alluyes qui le gardent tout au long du XVIIe siècle avant de le céder : François Ier d'Escoubleau, † 1602, seigneur de Mondoubleau (achat en 1593) et de Jouy, mari d'Isabeau Babou de La Bourdaisière dame puis marquise d'Alluyes (née vers 1551-1625 ; influente tante maternelle de Gabrielle d'Estrées, Isabeau règle en janvier 1603 le solde définitif des acquisitions de 1587/1597 au cardinal-duc François de Joyeuse († 1615, frère du maréchal-duc Henri), et obtient l'érection de la seigneurie-châtellenie d'Auneau en baronnie en février 1603) < François (1574-1628, cardinal-archevêque de Bordeaux en 1599) ; puis son frère Charles, baron d'Auneau dès 1612 à l'occasion de son mariage ? (1588-1666, gouverneur de l'Orléanais, du Chartrain et du Blésois, marquis d'Alluyes, premier comte de Jouy en 1654 : comté cédé en 1664 à Antoine Daquin), x 1612 Jeanne/Suzanne de Monluc-Montesquiou de Foix-Carmain de Chabanais, fille d'Adrien et arrière-petite-fille du maréchal de Monluc < Charles-Paul, † 1690 ; puis son frère Henri, † 1712 : les deux sans postérité...