La Bretagne est un quotidien, puis hebdomadaire régionaliste, publié pendant la Seconde Guerre mondiale sous la direction de Yann Fouéré du à .
Autorisé par l'occupant allemand et publiant ses communiqués, comme d'ailleurs tous les journaux autorisés pendant la guerre, il devait, selon ses fondateurs, se tenir sur une ligne « provincialiste », ne mettant pas en cause la souveraineté française.
Historique
Création du quotidien C'est la Société des éditions bretonnes (SEB) qui, sous l'impulsion de Jacques Guillemot, industriel quimpérois de la conserverie, est constituée en 1941 avec le soutien de l'administration, puisque le préfet d'Ille-et-Vilaine fait attribuer une subvention. Selon Yann Fouéré, la Propaganda Abteilung, l'organe de contrôle du parti nazi ne serait pas immédiatement intervenu dans le début de l'opération, les autorités françaises s'étant assuré du fait que la présence d'anciens de L'Heure bretonne ne pèserait pas dans un sens séparatiste.
Les principaux actionnaires du nouveau journal, outre Jacques Guillemot, furent Hervé Budes de Guébriant, Jacques Halna du Fretay, Yves de CambourgYves de Cambourg, né le à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), décédé le à Gouesnac'h, Georges Chancerelle (industriel douarneniste de la conserve) et plusieurs autres notables de droite qui acceptaient le régime de Vichy comme François Château (maire de Rennes), Olivier Le Jeune (maire de Morlaix), Émile Chrétien (maire de Saint-Brieuc), Louis Monfort (député-maire de Scaër), Edgar de Kergariou (sénateur-maire de Lannion), Alain Budes de Guébriant (maire de Saint-Pol-de-Léon), etc.Georges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, [].
Le quotidien paraît le soir sur 6 pages et est vendu 50 centimes. Il soutient le régime de Vichy. Dans son numéro 209, Yann Fouéré écrit : Journal La Bretagne du 20 novembre 1941..
L'accord avec la Dépêche de Brest À partir d', la rédaction du quotidien breton se confond avec celle de La Dépêche de Brest, après que La Bretagne fut entrée dans son capital. Dans les premiers jours d', La Bretagne quitte l'imprimerie rennaise de lOuest-Éclair pour rejoindre celle de La Dépêche à Morlaix. La façon dont ce transfert s'est opéré reste à ce jour controversée. La famille Coudurier du Télégramme et la famille FouéréL'Histoire du quotidien La Bretagne et les silences d'Henri Fréville (avec la collaboration de Youenn Didro), Les cahiers de l'avenir de la Bretagne, Saint-Brieuc, 1981.. Joseph Martray participe à la rédaction du journal.
Le groupe Lan hag Hervé Le groupe Lan hag Hervé (pseudonyme collectif) participe par des articles à La Bretagne. Animé par son responsable de publication Xavier de Langlais, il arrive que Loeiz Herrieu s'y manifeste« Al Liamm », , , ..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Marcel Leguen, Deux siècles de presse écrite en Bretagne, Spézet, Coop Breizh, 2002, p. p. 70-72. , édition revue et corrigée par Françoise Morvan
Yann Fouéré, La Bretagne écartelée : essai pour servir à l'histoire de dix ans (1938-1948), Paris, Nouvelles éditions latines, 1962 et 1976.
Liens externes
Catégorie:Presse bretonne disparue Catégorie:Presse française liée à la Collaboration de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Presse hebdomadaire disparue en France Catégorie:Presse quotidienne en français Catégorie:Presse quotidienne régionale disparue en France Catégorie:Titre de presse créé en 1941 Catégorie:Titre de presse disparu en 1944 Catégorie:Mouvance régionaliste ou indépendantiste d'extrême droite en France