(v. 1328-1388), vicomte de Narbonne de 1341 à 1388 et seigneur de Puisserguier, est un seigneur et homme de guerre français du . Il a été amiral de France de 1369 à 1373.
Biographie Né vers 1328Dans un acte du , se dit , ce qui indique une date de naissance vers 1328. ., fils du vicomte et de sa seconde épouse, Tiburge de Son, dame de Puisserguier, devient vicomte de Narbonne en 1341 sous la tutelle de sa mère après la mort de son demi-frère, , le ..
Le , il prête serment de fidélité au nouvel archevêque, Gaubert du Val, pour la moitié occidentale de la cité narbonnaiseMarie-Laure Jalabert, « - Gloire et crises de l’archevêché de Narbonne jusqu’au », dans Le Livre Vert de Pierre de la Jugie : Une image de la fortune des archevêques de Narbonne au . Étude d’une seigneurie [en ligne], Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, 2009 (page consultée le 15 juillet 2015)..
Le , au château royal de Perpignan, le vicomte fait hommage au roi d'Aragon Philippe Araguas, « Châteaux, palais, hôtels et tentes de campagne : notes sur les "itinérances" de », e-Spania [En ligne], no 8, décembre 2009. pour ses terres du Roussillon, à la suite de la conquête de ce territoire quelques mois plus tôt par les Aragonais sur .
est fait prisonnier à deux reprises par les Anglais, le , à la bataille d'Auberoche., puis le , à la bataille de Poitiers, où il est aussi blessé..
Du 8 au , avec 500 hommes d'armes, il résiste dans Narbonne aux assauts des forces menées par le Prince noir lors de sa chevauchée de Bordeaux à la MéditerranéeJacqueline Caille, « Nouveaux regards sur l’attaque du Prince Noir contre Narbonne en novembre 1355 », dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, , 2009, p. 89-103.
En 1358, il remplit brièvement la charge de pour le roi de FranceGustave Dupont-Ferrier, Gallia regia ou État des officiers royaux des bailliages et des sénéchaussées de 1328 à 1515, tome 3, Caux - Dauphiné, Paris, Imprimerie Nationale 1947, p. 496, no 13764..
De 1381 à 1384, dans le contexte troublé de la révolte des Tuchins et de l'opposition à la nomination de Jean de Berry comme gouverneur de Languedoc, menée par le comte de Foix Gaston Fébus, , allié du duc de Berry, mène une violente guerre (la Gilbert Larguier, « - Un rétablissement spectaculaire, 1355-1400 », dans Gilbert Larguier, Le drap et le grain en Languedoc : Narbonne et Narbonnais, 1300-1789, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, 1999, nouvelle édition [en ligne] , .) contre les consuls et les habitants de Narbonne, partisans du comte de Foix. Le vicomte assiège Narbonne avec ses troupes et fait détruire le barrage sur l'Aude à Moussoulens, ce qui empêche l'écoulement de l'eau dans la robine, privant ainsi les Narbonnais d'eau, empêchant le fonctionnement des moulins et asséchant les fossés des remparts. Selon une plainte des consuls, les hommes d'armes du vicomte auraient mis à mort plusieurs habitants de Narbonne qui travaillaient dans leurs champs et leurs vignes et qui ne purent se racheter, auraient torturé un vieillard en lui arrachant les dents, jeté dans les puits les corps de plusieurs de leurs victimes en les privant de sépulture chrétienne et se seraient emparés de plusieurs femmes de la ville pour les violerVincent Challet et Guilhem Ferrand, « Villages en guerre : les communautés de défense dans le Midi pendant la guerre de Cent Ans », dans Archéologie du Midi médiéval, tome 25, 2007, p. 113..
La arrête durablement le redressement économique et social de Narbonne.
Vers 1385, le duc de Berry, alors lieutenant du roi en Languedoc, nomme Aymeri capitaine général dans la sénéchaussée de BaucaireGustave Dupont-Ferrier, Gallia regia ou État des officiers royaux des bailliages et des sénéchaussées de 1328 à 1515, tome 3, Caux - Dauphiné, Paris, Imprimerie Nationale 1947, p. 498, no 13780..
Le , Aymeri et son héritier, l'aîné de ses fils Guillaume, forment une alliance avec le comte , envers tous et contre tous, à l'exception du roi et des princes de France. L'entente, ratifiée par Aymeri et son fils au château de Fabrezan, le suivant, prévoyait que le vicomte devenait vassal du comte d'Armagnac, moyennant livres de rente à assigner en Rouergue..
Le vicomte Aymeri meurt peu de temps et est inhumé dans l'abbaye de FontfroideLe 16 août 1397, fonde dans l'église abbatiale de Fontfroide deux messes par semaine pour les âmes de son aïeul, d'Aymeri son père et d'Aymeri son frère qui y étaient enterrés, ..
Son fils lui succède.
Mariages et descendance a été marié à quatre reprises.
Il épouse en premières noces Béatrice de Sully, fille de († 1343), seigneur de Sully et de son épouse Marguerite, fille de , duc de Bourbon.
Veuf, il se remarie au début de l'année 1360 avec Yolande, quatrième fille d', comte de Genève et de son épouse Mathilde, fille de , comte d'Auvergne et de Boulogne. Les négociations pour ce mariage avaient été engagées dès . La nouvelle épousée, nièce de l'influent cardinal Guy de Boulogne, apportait une dot de , promise par son père le , et pour laquelle Aymeri touchait encore des acomptes en .André Perret, Raymond Oursel, Jean-Yves Mariotte et Jacqueline Roubert, Trésor des chartes des ducs de Savoie (pièces restituées du fonds des Archives de Cour, Archivio di Stato di Torino). Cote : FR.AD073.SA 1-259. Inventaire (édition et nouvelle présentation du 2 septembre 2005), Archives départementales de la Savoie, p. 69 du pdf (S A 67) , actes concernant le mariage conservé aux Archives de Haute-Savoie (Fonds du duché de Genevois, SA 67) : Convention relative au mariage (1358, 10 décembre). Deux quittances [...] des paiements reçus sur la dot (1359, 24 février, et 1361, 18 novembre). Contrat de mariage : Première rédaction en français (1358, 26 novembre), texte définitif latin (1359, 17 janvier), avec deux vidimus de la version française..
Le vicomte convole une troisième fois en 1363 avec Béatrice d'Arborée (morte en 1377), fille aînée de , juge d'Arborée, sur l'île de Sardaigne et de son épouse , fille de , . Le couple eut de nombreux enfants, dont , successeur d' à la tête de la vicomté. C'est de cette union que son petit-fils tirera ses prétentions sur la Sardaigne en 1407.
En quatrièmes noces, Aymeri épouse après Le premier époux de Guillema de Vilademany mourut entre le 4 avril et le 18 mai 1383 : Guillema de Vilademany, fille unique du seigneur catalan Bernat de Vilademany (près d'Aiguaviva) et de Blanca de Vallgornera., veuve de Galceran de PinosSur le personnage et sa famille : « Pere Galceran de Pinós i de Fenollet » et « Pinós », Gran Enciclopèdia Catalana [en ligne], pages consultées les 22 avril 2015 et 4 janvier 2018., mort entre le et le , seigneur de Bagà et des baronnies de Lucà, de la Portella et autres lieux, qu'elle avait épousé en 1362, alors qu'elle était encore mineure. Désignée héritière universelle par son père dans son testament du , elle avait renoncé à sa succession le en faveur de son oncle Pere de Vilademany, moyennant compensation financière. Veuve une seconde fois et n'ayant eu aucun enfant de ses deux unions, Guillema teste le , en demandant à être inhumée dans l'église de Saint-Jean-de-Jérusalem de Barcelone.
Références et notes Bibliographie
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Notes
Voir aussi
Bibliographie complémentaire . . . .
Catégorie:Vicomte de Narbonne Catégorie:Famille vicomtale de Narbonne Narbonne, Aymeri de Catégorie:Décès en 1388