Crécy-Couvé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Blaise et divers autres petits cours d'eau.

Crécy-Couvé est une commune rurale qui compte en .

Le patrimoine architectural de la commune comprend huit immeubles protégés au titre des monuments historiques. La façade fronton du Moulin de la Bellassière, construite vers 1750 est inscrite en 1992. La glacière, aménagée en 1748 et complétée par le duc de Penthièvre en 1771 dans d'anciennes carrières, est inscrite en 1992. Le bailliage de justice, édifié en 1754 par la marquise de Pompadour, est inscrit en 2023 (ancien bailliage de justice et éléments associés). L’hôpital Saint-Jean, fondé par la marquise de Pompadour en 1754, est inscrit en 1992 (façades et toitures). Le Pont de la Bellassière, un pont construit sur la Blaise dans la deuxième moitié du , est inscrit en 1993. L’église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste, chapelle castrale devenue paroissiale en 1216 et agrandie au , est inscrite en 1992. La Machine hydraulique de Crécy-Couvé, système inventé par le mathématicien et physicien Antoine Deparcieux en 1751, est inscrite en 1992 (éléments constitutifs de la machine). La propriété dite la Terrasse, comporte une grille de clôture provenant du château de Bailleul, est inscrite en 1992 (ensemble en fer forgé).

Géographie Situation

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est bordée au sud par la rivière la Blaise, affluent en rive gauche de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marville-Moutiers-Brûlé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Crécy-Couvé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,2 %), forêts (12,8 %), prairies (9,2 %), zones urbanisées (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Crécy-Couvé est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment la Blaise. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Crécy-Couvé. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 55,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 114 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Le nom de la commune ne fut définitivement fixé qu'à la fin du , Crécy y désignait le château et la seigneurie de Crécy, tandis que Couvé désignait le bourg et la baronnie de ce nom.

Crécy Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Crechiae vers 1150.

Voir Crecy-la-Chapelle

Couvé

Histoire Moyen Âge

Le château de Crécy fut détruit par les Anglais au : d'après la tradition, leur camp dont quelques vestiges subsistaient encore au début du , était situé sur la colline d'en face, du côté de la Bellassière. Un nouveau château fut reconstruit sur le même emplacement, au-dessus et près du village de Couvé, l'un et l'autre dépendant de la paroisse d'Aunay-sous-Crécy. Au , l'église de Couvé, comme celle d'Aunay-sous-Crécy et de Tréon, appartenait aux moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée, une charte de Regnault de Mouçon, évêque de Chartres leur en confirme la possessionAlmanach de Crécy-Couvé et Saulnières, année 1905, historique rédigé par Paul Richard, curé de Crécy-Couvé et desservant de Saulnières. Consultable à la Médiathèque de Chartres, cote Juss. R. 556/17.

Époque moderne

En 1746, Louis XV (1710-1774) offre le domaine de Crécy à la marquise de Pompadour (1721-1764), maîtresse du roi de France de 1745 à 1750. Elle achète le domaine à Louis-Alexandre Verjus, fils de Louis de Verjus, et le revend au duc de Penthièvre en 1757. L'architecture du village en porte toujours profondément la marque. Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Crécy-Couvé, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Patrick Jouteau, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 71,27 %.. Patrick Jouteau est élu maire le ..

Liste des maires

Politique environnementale

Population et société Démographie

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Culture locale et patrimoine alt=Nef de l'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste.|vignette|Nef de l'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste. vignette|Façade-fronton du moulin. alt=Pont de la Bellassière.|vignette|Pont de la Bellassière. alt=Grille du château de Bailleul.|vignette|Grille du château de Bailleul. alt=Bâtiment de l'ancienne machine hydraulique.|vignette|Bâtiment de l'ancienne machine hydraulique. alt=Hôpital Saint-Jean.|vignette|Hôpital Saint-Jean.

Lieux et monuments Crécy-Couvé comporte huit édifices inscrits en 1992 et 1993 au titre de monument historique, ces édifices étant pour la plupart reliés à la présence au de Madame de Pompadour dans le village.

Église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Moulin de la Bellassière

Le moulin de la Bellassière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Pont de la Bellassière Le pont de la Bellassière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1993.

Clôture de la Terrasse La grille et le portail de la propriété la Terrasse, 22 rue de l'Ancien-Château, provient du château de Bailleul (Eure) et fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Bailliage de justice La façade de l'ancien bailliage de justice fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992. L'édifice abrite aujourd'hui la mairie et l'école communale.

Machine hydraulique Les éléments subsistants de la machine hydraulique font l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Glacière La glacière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Hôpital Saint-Jean Les façades et toitures de l'ancien hôpital Saint-Jean font l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992.

Personnalités liées à la commune Louis de Verjus (1629-1709) : négociateur, fils d'un conseiller au parlement, conseiller d'état. Il assista, en tant que plénipotentiaire à la Diète de Ratisbone et concourut en 1697 au traité de Ryswick. Membre de l'Académie Française depuis 1679. Il avait pris le titre de comte de Crécy. Il est inhumé dans le chœur de l'église de Crécy-Couvé. Louis-Alexandre de Verjus, fils de Louis de Verjus.