Lanneray est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-Denis-Lanneray.
Géographie Situation
Communes limitrophes
Hameaux, lieux-dits et écarts
Le Coudray La Rougerie Touchémont
Voies de communication et transports Lanneray est accessible par la route départementale 23, qui relie Logron, au nord, à Saint-Hilaire-sur-Yerre, au sud.
Hydrographie La commune est bordée au sud par la rivière Yerre, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanere 1179, Lenneriacum en 1202..
Ce toponyme provient du nom de personne gallo-romain lanarius et du suffixe acum qui signifie : la « terre de lanarius », « celui qui travaille la laine ».
Histoire
Époque moderne
La paroisse de Lanneray. La liste des prieurs-curés est publiée par Beauhaire.
Dans les années précédant la Révolution et jusqu'au , le prieur-curé est Jean-Henri Joliet (Chartres paroisse Sainte-Foy, - Lanneray ) chanoine de Saint-Augustin. Pendant quelques mois à l'été 1785, il héberge son ancien ami de collège, Jacques Pierre Brissot, et son épouse"Je m'arrachais à l'étude de la finance, avec laquelle je me livrais avec Clavière, et dont Mirabeau venait parfois s'occuper avec nous, pour aller passer l'été de 1785 avec un de mes anciens amis de collège, qui était prieur dans le Dunois. La campagne où demeurait Joliet n'était pas variée comme le charmant pays de la Suisse ou comme les bords de la Saône; mais enfin c'était la campagne, et quelques bois parsemés interrompaient la vue fastidieuse d'un terrain uni, et dont l'horizon était sans borne. [...] La bibliothèque du prieur me fournissait des livres qui occupèrent agréablement mes loisirs. J'étais libre, plus libre que chez moi, et je prenais à ma fantaisie ou la plume ou le râteau ; quelques jeux innocents et des conversations franches et amicales me délassaient de mes travaux. Tel fut mon plan de vie pendant ces trois-quatre mois de séjour à cette campagne, avec le bon prieur et quelques voisins. » Mémoires de Jacques Pierre Brissot, numérisés.. Il est probablement le rédacteur des cahiers de doléances de Lanneray et de Saint-Denis-les-PontsOnénisme Legrand, « Cahiers des doléances des paroisses de Lanneray et de St-Denis-les-Ponts 1789 », Bulletin de la Société Dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts, 6, 1890, p. 239-250. Numérisé.. . En , alors qu'il est agent municipal de la commune, sa maison est saccagée par les Chouans et il doit se réfugier à ChâteaudunMaurice Jusselin, L'administration du département d'Eure-et-Loir pendant la Révolution. La législation, les hommes, aperçus sur la politique (4 juin 1790-21 mars 1800), Chartres, Librairie Maurice Lester, 1935.. De l'an VI à sa mort en 1838, il est le maire de la communeJoseph Beauhaire, Diocèse de Chartres. Chronologie des évêques, des curés, des vicaires et des autres prêtres de ce diocèse depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 1892, p. 285. Numérisé..
Châteaux et seigneuries
- le château de la Forest (ou La Forêt)
- le château de la Touche-HersantAbbé Peschot « La Touche-Hersant. Recherches historiques et généalogiques », Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts, 10, 1901-1904, p. 71-111. Numérisé sur gallica. :
À la fin du et au début du , la seigneurie de la Touche-Hersant appartient à la famille de Théligny ; puis elle est vendue en 1548 à Nicolas Le Jay, receveur des tailles à Orléans puis maître des comptes à Paris. Les Le Jay la conserve jusqu'à sa transmission au petit-fils de Louis Le Jay et Marie de Boisgautier, Guillaume Antoine de Montigny. Puis la seigneurie est vendue à deux reprises avant d'être cédée en 1775 à Louis Joseph de Pétigny (1723-1788), contrôleur des finances du comte de Provence, pour . La famille de Pétigny, qui s'est illustrée entre autres avec François-Jules de Pétigny de Saint-Romain, est toujours propriétaire du château.
Époque contemporaine
Entre le et le , plus de réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun, rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution., dont Lanneray. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé.
Le , elle fusionne avec Saint-Denis-les-Ponts pour constituer la commune nouvelle de Saint-Denis-Lanneray dont la création est actée par un arrêté préfectoral du ..
Politique et administration Liste des maires
an VI-1838: Jean Henri Joliet, ancien curé de la paroisse
alt=La mairie et la garderie de Lanneray.|vignette|redresse|La mairie et la garderie de Lanneray.
Population et société Démographie
Enseignement Lanneray dépend de l'académie d'Orléans-Tours. L'école primaire du village accueille 35 élèvesécole primaire de Lanneray..
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Le château de la Touche-Hersant, datant des , se compose notamment d'un bâtiment de 1567, d'une chapelle de 1572 et d'un corps de logis du ; il est entouré de douves et comporte deux tours d'angle, ;
Les enceintes du bois des Goislardières et du Camp Romain ; ces deux enceintes de type quadrangulaire, dit « Viereckschanze », eurent probablement une fonction cultuelle, remontant à l'Âge du fer, ;
L'église Saint-Pierre : datant du , son rattachement à l'abbaye de la Madeleine de Châteaudun est confirmé par l'évêque de Chartres Gosselin de Lèves en 1152Plaque d'information apposée sur le mur de l'église. ; l'arc de clôture délimitant le chœur de la nef, en bois sculpté et ciré, date du , .
Personnalités liées à la commune Denis Vrain-Lucas (1818-1880), faussaire épistolier, né dans la commune ; Jean-Pierre Coffe (1938-2016), critique gastronomique, animateur radio/TV, écrivain, acteur, mort dans la commune après y avoir habité plus de 40 ans..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Liste des cours d'eau d'Eure-et-Loir Liste des monuments historiques d'Eure-et-Loir Syndicat du Pays Dunois Liste des anciennes communes d'Eure-et-Loir
Liens externes
« Lanneray » sur le site de l'Institut géographique national.
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