, né en 1738 - décédé le , est un érudit kokugaku de l'époque d'Edo et l'un des chercheurs les plus éminents de grammaire japonaise. Il est à l'origine de la première tentative sérieuse au Japon pour classer les mots de la langue selon leurs fonctions grammaticales Roy Andrew Miller, The Japanese Language, University of Chicago Press, (1967) 1970 . Miura Tsutomu, Nihongo no bunpō, Keisō Shobō, Tokyo 1975 ..

Il a analysé le langage poétique japonais et fait un travail de périodisation du japonais (, ou « âges anciens », « jours anciens moyens », « temps moyen », « jours anciens proches », « âges passés » et « âges présents »). Il est surtout connu pour la mise en place de quatre « parties du discours » en japonais fondée sur une analogie avec les vêtements : na (noms = noms, indéclinables), kazashi (épingle à cheveux = particules ou connecteurs), yosōi (habit = verbes) et ayui (cordons = particules et verbes auxiliaires). Cette division se trouve dans le Kazashi shō (, 1767) et correspond à la répartition d'Itō Tōgai en jitsuji (), kyoji (), joji () et goji () telle que décrite dans le Sōko jiketsu ().

Il publie Ayui shō ( en 1778), dans lequel il met l'accent sur yosōi et azashi/ayui plutôt que sur na et décrit le système des particules. Il fait d'abord une division entre les particules qui peuvent aller avec des noms et celles qui ne le peuvent pas. Le premier groupe se divise ensuite en tagui () particules à l'intérieur d'une phrase. Le second groupe se répartit entre tomo () suffixes invariables et mi () . Fujitani décrit les kazashi et les ayui (ensemble) comme des kotoba wo tasukuru mono (« choses qui aident les mots »). Ce travail comprend également l'étude des katsuyō (conjugaison des prédicats).

L'attention portée à l'ordre des mots et aux relations entre les mots et des phrases est considérée Motoori Norinaga, Kotoba no tamanoo , 1779. Ueda Akinari, Tandai shōshin-roku , 1808. comme l'une de ses plus importantes contributions à l'étude de la grammaire japonaise.

Le frère ainé (par alliance) de Fujitani est un autre fameux érudit kokugaku, Minagawa Kien (, 1735–1807), auteur de .

Au cours de la période du bakumatsu, son œuvre a été étudiée par Yasuda Mitsunori (, 1797–1870), mais pas pleinement appréciée jusqu'à sa reconnaissance par le grammairien Yamada Yoshio (1873–1958).

Notes et références

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