, né le à Tsuruoka (préfecture de Yamagata) et mort le « Conservative English scholar Shoichi Watanabe dies at 86 », sur japantimes.co.jp, 18 avril 2017, est un universitaire japonais et l'un des plus éminents critiques culturels du Japon.
Biographie Diplômé de l'université Sophia où Shōichi Watanabe a obtenu sa maîtrise universitaire, il soutient sa thèse de doctorat à l'université de Münster en 1958. Deux volumes autobiographiques sur ses années en Allemagne rapportent ses expériences variées pendant cette périodeWatanabe Shōichi,Doitsu ryūgakki, Kōdansha Gendai Shinsho, Tokyo 1980, 2 vols.. De retour dans son alma mater, il est successivement chargé de cours, professeur adjoint et professeur titulaire jusqu'à sa retraite. Il est par la suite professeur émérite à la même université. Bibliophile passionné, il a été président de la « Société japonaise de bibliophilie ». Sa collection personnelle de livres sur la philologie anglaise (voir Publications) est peut-être sa plus importante contribution au domaine de la philologie anglaise au Japon, contenant de nombreux et rares spécimens.
Position politique relativement aux controverses historiques Conservateur affilié à l'organisation ouvertement révisionniste Nippon KaigiWatanabe a également contribué à la publication par ce groupe de pression (e.g. édition de septembre 2012 : nipponkaigi.org/publication/details?id=202, Watanabe est connu pour son rejet du massacre de Nankin comme illusion historique, attribuant les tueries connues aux types de revanche habituels des soldats réguliers dans la guerre contre les combattants de guérilla qu'ils ont capturésWatanabe Shōichi, Nihonshi kara mita nihonjin – Shōwa hen. Comme il l'a précisé plus tard, à son avis le concept de massacre dans la guerre doit être réservé pour des atrocités contre la population civile où les victimes dépassent le nombre de 40-50, par opposition à la tuerie généralisée d'insurgés irréguliers永久保存版 - 三派合同 大アンケート, !, février 2001, 166.. De façon générale, la perspective de Watanabe fait écho de près à la ligne adoptée par les généraux japonais devant le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient à Tokyo lors du procès des crimes de guerre en 1948.
De nouveau, en ce qui concerne les controverses sur les manuels japonais d'histoire qui ont suivi les poursuites de Saburō Ienaga contre le Ministère japonais de l'Éducation, Watanabe était presque seul à contredire le consensus des éditorialistes de la presse traditionnelle japonaise (Mainichi Shinbun, Asahi Shinbun) et à vouloir faire respecter la prérogative du ministère d'intervenir directement dans le contenu des manuels scolaires utilisés dans les écoles primaires et secondaires japonaisesWatanabe Shōichi,Banken uso ni hoeru.
Du point de vue de Watanabe, l'incident décisif menant à la guerre totale du Japon sur le territoire chinois, à savoir l'incident du pont Marco Polo en 1937, doit être compris comme un complot en sous-main du Parti communiste chinois contre le Japon et les versions de l'histoire enseignées dans les manuels scolaires japonais d'avant-guerre sont plus fiables que ceux aujourd'hui destinés aux étudiantsWatanabe Shōichi, Nenpyō de yomu. Nihon no kin-gendaishi.
Watanabe reste un personnage controversé, mais surtout sur la scène japonaise. Il est peu connu à l'étranger, même dans son propre domaine universitaire de spécialisation. Il a déconcerté les étrangers en leur disant que la « pureté raciale » du Japon devait être chérieIan Buruma, What Keeps the Japanese Going?, in New York Times Book Review, vol.35, , 17 mars 1988. Ses nombreux écrits comptent un certain nombre de titres relatifs à l'« esprit japonais ».
Ikuhiko Hata affirme que le livre de Watanabe sur l'état-major allemandWatanabe Shōichi, Doitsu Sanbō Honbu - Sono eikō to shūsen, Kuresuto Sensho, Tokyo 1997. est caractérisé par des emprunts massifs à partir d'une source allemandeHata Ikuhiko, Shōwa-shi no nazo o ou, vol.2, Bungei Shunjū, Tokyo 1999.
Publications Nihonshi kara mita nihonjin (), Sangyō Nōritsu Tanki Daigaku Shuppan (), 1973 Nihongo no kokoro (), Kōdansha Gendai Shinsho (), Tokyo, 1974 Chiteki seikatsu no hōhō (), Kōdansha Gendai Shinsho (), Tokyo, 1976 Kokugo no ideorogī (), Chūō Kōronsha (), Tokyo, 1977 Seigi no jidai (), Bungei Shunjū (), Tokyo, 1977 「Nihonrashisa」no kōzō (), Kōdansha Gakujutsu Bunko (), 1977 Zoku-Nihonshi kara mita nihonjin (), Sangyō Nōritsu Tanki Daigaku Shuppan (), 1977 Bunka no jidai (文化の時代), Bungei Shunjū (), Tokyo, 1978 Zoku-Chiteki seikatsu no hōhō (), Kōdansha Gendai Shinsho (), Tokyo, 1979 Nihon, soshite nihonjin (), Shōdensha NON book (), Tokyo, 1980 The Peasant Soul of Japan, Palgrave Macmillan, Londres, 1989 Doitsu ryūgakki (), Kōdansha Gendai Shinsho, Tokyo, 1980, 2 vol. Bibliotheca Philologica Watanabeiensis: The Catalogue of Philological Books in the Library of Professor Shoichi Watanabe. Yushodo, Tokyo, 2001,
Notes et références
Annexes
Bibliographie Parmi les ouvrages qui critiquent Watanabe figurent : Ikuhiko Hata (), Nanking jiken――「gyakusatsu」no kōzō (), Chūō Kōronsha (), Tokyo, 1986 Shōwa-shi no nazo o ou, 2 vol., Bungei Shunjū, Tokyo, 1993/1999 Roy Andrew Miller, The Japanese Language in Contemporary Japan:Some sociolinguistic observations, AEI-Hoover Policy Studies, 22, 1977, . Peter Nicholas Dale, The Myth of Japanese Uniqueness'', Croom Helm, Oxford et Londres, 1986
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