La Deuxième mission Gradis (ou Raid transsaharien Gradis) a été une expédition en voitures automobile, la première du genre à traverser le Sahara africain du nord au sud dans sa portion ouest.
Histoire Première mission vignette|Une Citroën-Kégresse K1 type Sahara présentée en 1923. Le général Jean Baptiste Estienne organise, sur une idée de l'un de ses fils, Georges Estienne(Georges Estienne a participé précédemment à une autre expédition motorisée africaine, la première double traversée du Sahara en autochenilles au sein de la mission Citroën de Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, du 17 décembre 1922 au 7 janvier 1923 en empruntant l'itinéraire classique des pistes caravanières, sur le sol difficile des massifs montagneux de Touggourt à Tombouctou, son frère René étant alors le chef du ravitaillement sur la partie algérienne du trajet.), la mission « Algérie-Niger »(ou première mission Gradis) grâce à la Compagnie générale transsaharienne (CGT) (fondée par Gaston Gradis) et avec le concours de plusieurs ministères. Georges Estienne, chef de la mission, part avec son frère cadet René de Figuig (extrême-est du Maroc) le avec quatre autochenilles Citroën Kégresse K1, et un avion Nieuport à ailes repliables dans une remorque. Ils sont accompagnés de plusieurs techniciens. Passés par la ville d'Adrar (centre de l'Algérie) le , tous traversent en trois jours seulement le Tanezrouft, par une nouvelle voie qui se révèle particulièrement favorable aux transports automobiles et à l’atterrissage des avions. André Citroën, son épouse, l'ingénieur Adolphe Kégresse (l'inventeur des chenilles souples portant son nom) et le général Estienne, vont à la rencontre de l'expédition dans la Sahara accompagnés par de nombreux journalistes, pour les rencontrer à leur arrivée à Savé au Dahomey (l'actuel Bénin) le , alors que le groupe a parcouru .
Seconde mission Afin d'établir une liaison régulière avion-voiture-chemin de fer entre le nord de l'Afrique et le Niger(D’Espèrey cherche alors à savoir en tant qu'inspecteur général des troupes d’Afrique du Nord si un transport rapide de soldats est logistiquement possible à travers le désert. Gradis est lui animé par le désir de souder l'empire colonial français, de la pacifier, et d'ouvrir une ligne pour son chemin de fer Transsaharien. De Kerillis veut simplement accomplir un exploit humain.), le raid dit de la "deuxième mission Gradis" s'effectue en 1924 à bord de trois(le capitaine Delingette intégrant le convoi avec un quatrième véhicule de même type, durant une majeure partie du trajet pour franchir le Sahara en sécurité) voitures de série Renault 2x6 roues jumelées type MH 10CVGeorges Arnaud. La conquête automobile du Sahara. Annales de géographie 1927 (200) : 173-6. Lire en ligne - avec 2x4 roues motrices sur 2 ponts arrière - sorties la même année, parties en un "peloton" groupé du fort de la légion étrangère implanté à Colomb-Béchar le (la croisière noire de Citroën démarrant du même lieu le de cette année avec des autochenilles également de 10CV de puissance, le convoi de Gradis empruntant une partie du même cheminement). Gradis et ses compagnons (le maréchal Louis Franchet d'Espèrey, les frères Estienne, et l'écrivain Henri de Kérillis pour les plus connus) empruntent la route dite "du Grand Axe" sur plus de , sous la protection potentielle de trois avions Breguet 16 à moteur Renault de 300CV placés sous les ordres du lieutenant Noël Paolacci(qui tente le 19 novembre de rejoindre Bourem depuis Adrar pour y rencontrer l'expédition, en atterrissant au passage à Ouallen pour la première fois), et ils arrivent à Bourem le 24 du mois (avec une seule journée de repos à Adrar), au bout de seulement onze journées. Le convoi franchit ensuite le fleuve Niger à de là, à Gaya, pour atteindre Cotonou. Les mécaniciens-pilotes automobile ont pour nom Liaume, Liocourt, et Bonnaure(ce dernier servant aussi de chauffeur à la sortie du Sahara au capitaine Delingette et son épouse, pour accomplir le reste de leur trajet Alger-Le Cap), chaque voiture étant accompagnée de quatre légionnaires armés sachant aussi conduire, les pneus basse pression n'améliorant que peu la tenue de route pour les hommes se relayant au volant.
Son but principal accompli, la mission rallie ensuite les colonies françaises d'Afrique centrale, à au sud de Gao au Soudan le .
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Notes et références
Voir aussi Bibliographie À la recherche du Grand Axe - contribution aux études transsahariennes (avec quarante-deux photographies et cinq cartes), Gaston Gradis, librairie Plon, Nourrit & Cie, 1924; De l'Algérie au Dahomey en automobile - voyage effectué par la seconde mission Gradis à travers le Sahara, le Soudan, le territoire du Niger et le Dahomey, du au , Henri de Kerillis, éd. Plon, 1925 (préface de Gaston Gradis)).
Articles connexes Mission Berliet-Ténéré
Liens externes Raids au Sahara en octobre, novembre et décembre 1924 (article de Christian Degastines); Article Gaston Gradis sur la piste des éléphants (journal Sud Ouest, mis en ligne le par Cadish).
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