Le d'artillerie ( RA) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française.

Il est créé en 1918 comme régiment d'artillerie antiaérienne (projecteurs) et dissous en 1920. Il est recréé en 1927 au sein de l'armée d'Afrique, comme régiment d'artillerie d'Afrique. Sous ce nom, il participe à la Seconde Guerre mondiale puis à la guerre d'Algérie. Il est réduit sous le nom de d'artillerie en 1962 puis dissous en 1963.

Création et différentes dénominations : création du régiment d'artillerie antiaérienne : dissous :formation du régiment d'artillerie d'Afrique ( RAA) à partir du 1946 : dissous, devient du régiment d'artillerie d'Afrique (I/ RAA) 1958 : renommé régiment d'artillerie ( RA) 1962 : renommée groupe d'artillerie () 1963 : dissous

Historique des opérations et garnisons du régiment Régiment d'artillerie antiaérienne Le est créé en , pendant la Première Guerre mondiale, pour regrouper les compagnies de projecteurs de l'artillerie de défense contre aéronefs (DCA). Il est également appelé RAA (le dernier A pour antiaérienne).

Avec le développement de l'aviation, l'artillerie s'organise progressivement pour faire face. Des unités, des postes de DCA sont créés. Ensuite, ces unités sont rattachées au d'artillerie de campagne Puis, en seront créés, dans le même but, d'autres unités : RAA (DCA aux armées), RAA (DCA à Paris) RAA (DCA de l'Intérieur, sauf Paris) En , le RAA est réparti à son tour en quatre nouvelles unités spécialisées, dont le qui regroupe les douze compagnies de projecteurs.

Au , le régiment est dissous et ses éléments rejoignent les nouveaux régiments d'artillerie de défense contre les aéronefs (RADCA), rattachés à l'Aéronautique militaire : il fournit deux compagnies de projecteurs à chacun aux , , (qui reçoit également l'état-major et le peloton hors-rang), et .

Régiment d'artillerie d'Afrique vignette|Prise d'armes du à Constantine en 1932. Le régiment est recréé le à partir du de Constantine, d'une batterie du d'artillerie d'Afrique d'Aumale, d'une section d'artillerie de montagne de Batna et d'une batterie de montagne de Sétif.

Stationné à Constantine et Batna, il constitue l'artillerie de la division de Constantine. En 1937, il a l'organisation suivante :

état-major à Constantine, une section d'ouvriers à Constantine, un groupe de canons de 75 à Constantine, un groupe de canons de 75 à Sétif, un groupe de canons de 65 de montagne à Batna.

Seconde Guerre mondiale À la mobilisation de 1939, il met sur pied :

trois groupes qui restent rattachés au régiment (1, 2 et groupes) ; deux groupes qui forment le d'artillerie d'Afrique (avec un troisième groupe formé à Castres) ; le groupe devient le d'artillerie d'Afrique ; le devient du d'artillerie d'Afrique en ; le de défense aérienne du territoire/défense contre aéronefs (DAT/DCA).

Le RAA constitue en 1939-1940 l'artillerie de la d'infanterie d'Afrique formée à partir de la division de Constantine. Cette dernière est reconstituée fin 1940 et le subsiste à trois groupes (un groupe de 75 tractés à Constantine, un groupe de 75 hippomobiles à Blida et un groupe mixte de montagne à Sétif). Un est créé en .

Les quatre groupes du participent à la campagne de Tunisie ( à ) avec la division de marche de Constantine.

En 1943, il est réorganisé sur le modèle américain avec trois groupes d'obusiers de 105 et un groupe de 155. Il constitue l'artillerie de la d'infanterie algérienne. Il combat en Italie en 1944 (bataille de Monte Cassino, bataille du Garigliano) puis en France.

Début , il combat dans les Vosges quand les Allemands lancent l'opération Nordwind pour reprendre Strasbourg. Les combats ont lieu au Nord et au Sud de la ville et Kilstett est le lieu de défense de ses accès : les Allemands sont contenus quand la Armée décide de faire venir des Vosges des éléments d'artillerie RA en appui à la Wantzenau et Hœrdt, pour protéger le Régiment de Tirailleurs Algériens, le Chasseurs, le Régiment de Marche de la Légion Etrangère, le SpahisBataille de Kilstett (site de la ville) .

Après 1945 En , le est dissous et forme le du d'artillerie et le du d'artillerie, rattachés respectivement aux groupements d'infanterie et . Resté à Constantine, le dépôt du régiment met sur pied le du , renommé du (I/ RAA) le .

Le régiment est donc réduit à son , rattaché en 1949 à la d'intervention algéro-tunisienne.

Le régiment est caserné au Quartier Gallifet, aux côtés du Hussards. et du de transmissions.

En , le régiment est porté à trois groupes, en regroupant l'ancien I/ RAA, le du régiment d'artillerie coloniale du Maroc (qui devient II/ R.A.) et le bataillon de tirailleurs algériens (devenu le III/ RAA, qui est un groupe à pied). Les et opèrent dans le Constantinois tandis que le est basé dans le Sud de l'Algérois. En 1958, le régiment d'artillerie d'Afrique est renommé régiment d'artillerie.

Le versé dans le I/ RA en et le est dissous à Sissonne en . Le , devenu groupe d'artillerie en , est également dissous à Sissonne en .

Étendard vignette|L'étendard du et sa garde en 1932. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Maroc 1908 Les Deux-Morins 1914 Champagne 1915 Verdun 1916-1917 L'Aisne 1917 Picardie 1918 Djebel-Zaghouan 1943 Abruzzes 1944 Vosges 1944 AFN 1952-1962

Décorations Héritier du d'artillerie d'Afrique, le régiment porte la fourragère jaune au couleur de la médaille militaire. Son drapeau est décoré la croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et trois étoiles (quatre citations à l'ordre de l'armée et trois à l'ordre de la division).

Insigne

Références

Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Armée d'Afrique (France) Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1918 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1963 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918