Kwamouth (anciennement écrit Kouamout) est un territoire et une localité de la province de Mai-Ndombe en république démocratique du Congo.

La cité de Kwamouth est équipée d’un port sur le fleuve Congo, considéré comme point d’entrée et de sortie de toute la région du Bandundu par voie d’eau.

Étymologie Le nom « Kwamouth » est un mot composé : « kwa » signifie rivière et « mouth » désigne la bouche ou l'entrée. Il signifie littéralement « l'entrée de la rivière Kwa ». Géographie Le territoire de Kwamouth est situé dans la province du Mai-Ndombe, dans l'ouest de la république démocratique du Congo, et couvre une superficie de .

Il est délimité au nord par les territoires de Bolobo et de Mushie, au sud par la commune de Maluku, dans la ville-province de Kinshasa, à l’est par la ville de Bandundu, et à l’ouest par la République du Congo dont il est séparé par le fleuve Congo qui forme la frontière entre les deux pays.

Le territoire est situé dans la zone des plateaux de Mai-Ndombe qui s'élève à une altitude de .

Climat Le territoire de Kwamouth est soumis à un climat tropical humide, qui se caractérise par une grande saison sèche, de mi-mai à fin août, et une grande saison des pluies, de septembre à mi-janvier. Elles sont ponctuées par une courte saison sèche de mi-janvier à mi-février et une courte saison des pluies de mi-février à mi-mai. Les températures moyennes annuelles sont comprises entre .

Démographie La population du territoire de Kwamouth est principalement Teke. Du fait de sa proximité avec Kinshasa, le territoire connait également une importante immigration en provenance d'autres régions de la république démocratique du Congo et des pays voisins.

Parmi les territoires de l'ancien district des Plateaux (Kwamouth, Bolobo, Mushie, Yumbi), intégrés en 2015 à la nouvelle province de Mai-Ndombe à la suite du démembrement de l'ancienne province de Bandundu, Kwamouth présente la plus forte densité de population.

Histoire Depuis environ , un conflit se déroule sur le territoire de Kwamouth. Le cardinal Fridolin Ambongo, qui s'est rendu sur place, décrit le conflit en terme socio-économique : les habitants de plusieurs ethnies locales mais « non originaires » du territoire (Bangala, Batetela, Baluba, Bambala, Yanzi, Suku, Songye mais surtout Yaka) protestent contre la gestion des terres cultivables et des fermes qu'ils louent aux Teke, l'ethnie originaire. Plus précisément, les ethnies « non originaires » reprochent aux Tekes d'avoir augmenté une redevance coutumière sur les produits agricoles due par les ethnies « non originaires » et de chercher à collecter cette redevance de manière violente. De leur côté, les Tekes critiquent la volonté des Yaka d'installer des chefs coutumiers sur des terres qui sont propriété de Tekes. Le conflit est exacerbé par le retour en RDC d'un masque Kakungu, exposé jusque-là par le musée royal belge de l'Afrique centrale et rendu par la Belgique en . Pour les Suku et les Yaka, ce masque rendrait les combattants invulnérables aux balles et leur permettrait de se rendre invisible. En conséquence, les miliciens Yaka se montrent beaucoup plus téméraires dans leurs attaques.. En , Human Rights Watch relaie les accusations d'exactions (exécutions, violences sexuelles) des FARDC dans le territoire. Une commission militaire est mise en place par le gouvernement pour enquêter sur ces accusations. En , un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU estime que sont mortes dans les affrontements et ont fui le territoire. Le conflit touche principalement le territoire de Kwamouth et la province du Mai-Ndombe mais aussi les provinces voisines de Kwilu, Kwango et Kinshasa ainsi que la république du Congo. En raison de la situation sécuritaire alarmante, les habitants du territoire ne peuvent participer aux votes de fin (élections présidentielle, législatives, provinciale et municipales). Le , des miliciens Mobondo, liés à l'ethnie Yaka, tuent 11 personnes dans le village de Fadiaka. Le gouvernement empêche les journalistes et les travailleurs humanitaires de rentrer sur le territoire.

Subdivisions Le territoire est divisé en un secteur, Batende-Nord, et une cité, Kwamouth.

Administration Liste des administrateurs du territoire de Kwamouth No Noms Période 1 Gubetega Gutesa 1990-1991 2 Kuluki Falanga 1991-1992 3 Botena Mopo 1992-1994 4 Ngay Ngasebe 1994-1995 5 Bokungako N’Kaoko 1995-1996 6 Mona Bopeke 1996-1997 7 Mobembo Mpuluba 1997-1998 8 Mpay Nsia 1998 (6 mois) 9 Germain Kindundi Ngindu 1998-2002 10 Morphée Batey Kabenga 2002-2006 11 Emmanuel Nzambe Wisi 2006 (15 jours) 12 Jean-Pierre Mulenge Ayue Kibalu 2006-2008 13 Jérôme Makambo Koentina 2008

Langues Les principales langues parlées dans le territoire de Kwamouth sont le kiteke, le kinunu-bobangi et le tiene. Le kiteke est parlé par les Teke du secteur Bateke-Sud-Twa. Notes et références

Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Kwamouth

Liens externes

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