(souvent abrégé FNaF 4) est un jeu vidéo indépendant de type survival horror en pointer-cliquer développé et édité par Scott Cawthon sur Microsoft Windows. Quatrième volet de la série , le jeu paraît mondialement le . Il est ensuite publié le sur Android et iOS. À l'instar des trois épisodes antérieurs, il fait l’objet d’un remaster et d’un portage sur les consoles de huitième génération et sort sur Nintendo Switch, Xbox One et PlayStation 4 le .
Le joueur incarne un enfant non nommé évoluant dans une chambre à coucher durant la nuit. Le principe du jeu demeure similaire à celui des trois épisodes précédents : survivre de minuit à six heures du matin en échappant à des animatroniques hostiles. Toutefois, FNaF 4 se distingue des volets antérieurs en situant, pour la première fois dans la série, l’action en dehors du cadre d’une pizzeria. À la suite des critiques formulées à l’encontre de son prédécesseur, , notamment concernant un manque de caractère effrayant, le développeur oriente ce nouvel épisode vers une expérience sensiblement plus anxiogène. Le jeu adopte donc une ambiance renforcée, avec des antagonistes plus menaçants et des jump scares plus fréquents et plus marqués sur le plan sonore.
L’accueil critique de s'avère plutôt mitigé. La presse met toutefois en avant la qualité de son ambiance, fréquemment décrite comme l’une des plus effrayantes de la série. Le est également salué pour son renouvellement, en s’éloignant du système de surveillance par caméras, caractéristique des trois premiers volets. Certaines critiques soulignent en revanche les limites de l’expérience, notamment une certaine répétitivité et un manque de variété dans les actions proposées. Plusieurs observateurs estiment de plus que le jeu privilégie une tension constante, parfois au détriment de la dimension stratégique et du plaisir de jeu.
Trame Scénario L'intrigue de se déroule en 1983... Le scénario est narré à travers des séquences intermédiaires en 2D, réalisées dans un style 8 bits.... Ces dernières mettent en scène un jeune enfant, dont le nom n'est jamais révélé, victime de harcèlement de la part de son frère aîné et des amis de ce dernier.. Profondément terrorisé par les animatroniques., l'enfant fait l'objet de plaisanteries cruelles. Son frère et ses camarades exploitent sa phobie en l'effrayant à plusieurs reprises, notamment en portant les masques des créatures qui le hantent..
L'événement central du récit, fréquemment désigné sous le nom de (en français : ), survient le jour de l'anniversaire de l'enfant. Le frère aîné et ses amis l'emmènent de force jusqu'à un animatronique nommé Fredbear, doté de l'apparence d'un ours.. Ils introduisent alors sa tête dans la gueule de la créature, dont les mâchoires se referment accidentellement, ce qui lui écrase le lobe frontal.. Les événements vécus par le joueur au cours des nuits de sont généralement interprétés comme les visions de l'enfant plongé dans le coma à l'hôpital, sous la forme de cauchemars liés à sa peur profonde des animatroniques.
Personnages vignette|upright=0.9|Cosplay de l'animatronique Nightmare Fredbear à la Japan Expo 2024.|alt=Cosplay de l'animatronique Nightmare Fredbear à la Japan Expo 2024. Five Nights at Freddy's 4 met en scène un ensemble de douze animatroniques, soit treize personnages au total si l'on inclut le protagoniste.Au fil des séquences en 2D au style 8 bits, on relève la présence ponctuelle, dans certaines d'entre elles seulement, de personnages secondaires, à l'image des amis du frère aîné du protagoniste (surnommés en anglais les , en français les ) ou des convives présents lors de son anniversaire. Leur apparition peut porter l'effectif total à plus d'une vingtaine de figures, bien que le récit ne compte à proprement parler que treize personnages principaux.. L'ensemble des antagonistes appartient à une catégorie dite , c'est-à-dire des déclinaisons volontairement plus inquiétantes et délabrées de personnages déjà établis dans la série. Le jeu conserve le quatuor emblématique de la franchise (Freddy, Bonnie, Chica et Foxy..), mais déclinés en versions . À l'exception de quatre, tous les animatroniques portent le préfixe suivi du nom du personnage d'origine.
Sept de ces antagonistes sont présents dans le jeu de base, tandis que cinq autres sont introduits dans le contenu téléchargeable additionnel intitulé , publié le à l'occasion d'Halloween.. Cette extension modifie l'apparence et la dénomination de plusieurs animatroniques, qui adoptent des teintes orangées et des effets enflammés évoquant la citrouille d'Halloween. Nightmare Bonnie et Nightmare Chica deviennent ainsi respectivement Jack-o-Bonnie et Jack-o-Chica, en référence à la Jack-o'-lantern, nom traditionnellement donné aux citrouilles décoratives d'Halloween. Au total, six animatroniques constituent des réinterprétations de figures déjà connues de la série, tandis que six autres font leur première apparition dans cet épisode, parmi lesquels Nightmare Fredbear, Nightmare, Plushtrap, Nightmarionne, Jack-o-Bonnie et Jack-o-Chica.
Système de jeu
Généralités vignette|La lampe torche, unique moyen de défense dont dispose le protagoniste face aux animatroniques qui cherchent à l'attaquer.|alt=Photographie d'une lampe torche Fenix P1D, posée sur une surface blanche et lisse.|gauche est un jeu vidéo de type survival horror en pointer-cliquer.. Par conséquent, le joueur interagit avec le jeu uniquement à l'aide de sa souris et de quelques touches du clavier. Les niveaux se présentent sous la forme de nuits successives.. L'objectif principal consiste à survivre à cinq nuits consécutives.. Chacune d'entre elles se déroule de minuit à six heures du matin, durant lesquelles le joueur doit éviter de se faire attraper par les animatroniques hostiles et les empêcher de pénétrer dans la chambre dans laquelle il se trouve.. La difficulté augmente progressivement d'une nuit à l'autre.
Contrairement aux trois épisodes précédents, le joueur ne dispose plus d'un réseau de caméras de surveillance. et peut, pour la première fois dans la série, se déplacer dans son environnement, là où les opus antérieurs maintenaient le personnage immobile. Pour remporter une nuit, le joueur doit se fier à des indices sonores afin de suivre les déplacements des animatroniques.. Il évolue librement dans la chambre, entre le placard, le lit et les deux portes situées à sa gauche et à sa droite. Son unique moyen de ralentir la progression des créatures est une lampe torche, qu'il peut braquer sur les portes pour les faire reculer ou sur le lit pour les effrayer. De plus, elle dispose d'une autonomie illimitée, contrairement aux trois volets précédents, dans lesquels la batterie était limitée. Si un animatronique parvient à pénétrer dans la chambre, le jeu déclenche le jump scare caractéristique de la saga et la partie est perdue.
Modes de jeu Après avoir terminé les cinq premières nuits, le joueur accède à une sixième nuit, plus difficile encore. La réussite de cette dernière débloque à son tour deux modes de jeu supplémentaires : la nuit et la nuit , qui constituent respectivement les nuits 7 et 8.. La nuit dite constitue la septième nuit jouable et le deuxième niveau de difficulté du jeu. Tous les animatroniques y sont particulièrement agressifs et rapides. La spécificité de cette nuit réside dans le passage à quatre heures du matin.. C'est à ce moment qu'apparaît l'animatronique Nightmare. Il s'agit de l'animatronique le plus agressif du jeu, doté de mécaniques proches de celles de Nightmare Fredbear, mais plus exigeantes. Enfin, la huitième nuit, intitulée , constitue le niveau de difficulté le plus élevé de . Cette dernière réunit l'intégralité des animatroniques du jeu.
Environnement L'intégralité de se déroule dans la maison familiale du protagoniste, et plus précisément dans sa chambre, à l'exception des mini-jeux. L'action se déroule dans l'obscurité, hormis lorsque le joueur active sa lampe torche.. Il peut entrouvrir les portes situées à sa gauche et à sa droite, afin d'obtenir un aperçu du couloir attenant à la chambre, dans lequel évoluent les animatroniques.
Séquences intermédiaires vignette|upright=1.2|Les graphismes des séquences intermédiaires jouables qui dévoilent l'intrigue du jeu adoptent un style 8 bits inspiré des jeux vidéo des années 1980.|alt=Capture d'écran d'un jeu vidéo de plateformes adoptant un style 8 bits.
Entre chaque nuit, le joueur assiste à une courte séquence en 2D de style 8 bits qui dévoile l'intrigue du jeu. Il y incarne le protagoniste, soit le même personnage que dans les phases principales, mais représenté cette fois en deux dimensions.. Ces séquences le montrent harcelé par son frère aîné, qui le terrorise délibérément avec l'aide de ses amis en se déguisant en animatroniques pour exploiter sa peur. Entre la cinquième et la sixième nuit, la séquence relate un événement majeur de la série : la . Elle se déroule le jour de l'anniversaire du protagoniste, lorsque son frère aîné et ses amis le portent de force jusqu'à l'animatronique Fredbear. Le frère introduit alors la tête du protagoniste dans la gueule de l'animatronique dans le seul but de lui faire peur, mais celle-ci se referme sur sa tête, ce qui le plonge dans le coma.
Entre les nuits, le joueur participe également à un mini-jeu, intitulé ... Plushtrap, un petit animatronique, est immobile sur une chaise, derrière une croix tracée au sol.. Le joueur doit éteindre sa lampe torche et attendre le moment opportun pour la rallumer, lorsque Plushtrap se trouve précisément sur la croix. En effet, ce dernier avance vers le joueur durant les phases d'obscurité. Le joueur dispose de soixante secondes pour réussir l'épreuve. S'il met trop de temps à rallumer sa lampe, Plushtrap l'atteint et déclenche un jump scare.. En revanche, s'il parvient à l'immobiliser au bon moment sur la croix, le mini-jeu est remporté, et le joueur commence alors la nuit suivante à deux heures du matin, ce qui lui permet d'éviter les deux premières heures et de réduire ainsi ses chances d'échec.
Développement Après la publication de , le développeur Scott Cawthon, à la tête de la série, considère initialement le cycle comme achevé.. Toutefois, à la suite de la sortie du jeu et des tests publiés par la presse spécialisée, plusieurs critiques pointent un opus moins intense et moins effrayant que ses deux prédécesseurs.. Les jump scares, en particulier, sont jugés peu impressionnants et en rupture avec les codes établis par les précédents volets.
Cette réception mitigée de la dimension horrifique de donne naissance au développement d'un quatrième volet. Celui-ci débute au printemps 2015., sur le moteur de jeu Clickteam Fusion 2.5 (comme les épisodes précédents.) et est entièrement réalisé par Scott Cawthon, à l'image des trois opus antérieurs.. Le développement poursuit un objectif précis : renouer avec une atmosphère plus oppressante et plus effrayante. Cawthon introduit par ailleurs plusieurs changements majeurs. La traditionnelle pizzeria, décor des trois premiers volets, est abandonnée au profit d'une chambre d'enfant.. Le système de caméras et l'immobilité du protagoniste sont également écartés, laissant place à des mécaniques fondées sur l'écoute et le sens du timing.. Enfin, l'auteur met l'accent sur des jump scares plus violents, plus soudains et plus sonores.
Promotion et commercialisation