Le comte Henri-Georges-Gabriel de Ramel, né à Alès le et mort dans le de Paris le , est un militaire français de la fin du .
Biographie
Gabriel est le fils de l'ancien officier de cavalerie Jean-François-Régis-Henri de Ramel. Issu d'une famille royaliste d'Alès, celui-ci avait été garde du corps du roi, page et officier de la Maison de Louis XVIIILe Gaulois, 21 novembre 1924, .. Gabriel est le frère aîné de Fernand de Ramel, avocat et député orléaniste sous la Troisième République.
Gabriel s'engage dans l'armée quelques semaines avant ses vingt ans. Sorti de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr avec le grade de sous-lieutenant, il sert à partir de 1863 au sein du d'infanterie, qu'il ne quittera qu'en 1885. Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, le lieutenant de Ramel prend part à la bataille de Sedan, à l'issue de laquelle il est fait prisonnier. Libéré en , il accède au grade de capitaine en 1872. De 1881 à 1882, il participe à la campagne de Tunisie, ce qui lui vaut d'être décoré de la médaille coloniale et nommé officier du Nichan Iftikhar par le Bey de Tunis puis chevalier de la Légion d'honneur, ordre dans lequel il sera promu officier en 1898. En 1896, le colonel de Ramel rejoint le d'infanterie, dont il assurera le commandement jusqu'à sa retraite, en 1901 .
En , au château de Flins près Meulan., il épouse Marie-Sophie-Noémie Hicks La Baume , sœur de la baronne Pierre Chappe d'Auteroche .
En , le colonel de Ramel fait partie du conseil de guerre qui acquitte le commandant Esterhazy alors que celui-ci est coupable des actes d'espionnage pour lesquels le capitaine Dreyfus a été injustement condamné. Émile Zola publie alors son célèbre J'accuse…!, dans lequel il critique vivement cette cour militaire qui « vient, par ordre, d’oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice ». Cette accusation suscite un procès en diffamation au cours duquel le colonel de Ramel et ses collègues se portent partie civile contre l'écrivain.
Après sa mise à la retraite, le colonel de Ramel rejoint les rangs de l'opposition antidreyfusarde et nationaliste. Vers 1902, il adhère au Comité Antimaçonnique de Paris, devenu en 1904 l'Association antimaçonnique de France, dont Ramel est d'abord l'un des vice-présidents avant d'en assurer la présidence après le départ du général de Kerdrel en 1914 . Il se retire à son tour six ans plus tard, cédant la place au sénateur royaliste Dominique DelahayeRoger Mennevée, « L'organisation anti-maçonnique en France » (), Documents politiques, diplomatiques et financiers, octobre 1927, ..
Le , Gabriel de Ramel est l'un des passagers de l'impériale de l'omnibus d'où l'anarchiste russe Jacob Law tire sur les cuirassiers qui font reculer les manifestants sur la place de la République. Témoin de la scène, le colonel en retraite parvient à désarmer le tireur Le Rappel, 10 octobre 1907, ..
Mort à Paris le , il est inhumé trois jours plus tard au cimetière du Montparnasse ( division)Archives de Paris, registres journaliers des inhumations du cimetière du Montparnasse, 1924, (). après une cérémonie religieuse en l'église Saint-François-de-Sales.
Distinctions
() avec agrafe "Tunisie"
Références
Liens externes Photographie et notice biographique sur le site military-photos.com (consulté le ).
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