Le métro léger de Charleroi (abrégé MLC) est un réseau de transport en commun de l’agglomération de Charleroi en Belgique, de type métro léger ou semi-métro..

Le réseau se compose d'une boucle centrale, qui ceinture le centre-ville de Charleroi, ainsi que quatre antennes vers Anderlues (à l'ouest), Gosselies (au nord), Gilly (au nord-est) et Châtelineau (à l'est). Le métro léger de Charleroi est exploité par l'Opérateur de transport de Wallonie (OTW) et sa marque commerciale « le TEC ». Le réseau compte quatre lignes commerciales, qui circulent sur la boucle centrale et desservent ensuite une des antennes : les lignes M1 et M2 sur l'antenne d'Anderlues, la ligne M3 sur l'antenne de Gosselies et la ligne M4 sur l'antenne de Gilly. Une ligne numérotée M5 devrait ouvrir à partir de 2027, lorsque les travaux de l'antenne de Châtelineau seront terminés..

Projeté dans les années 1960, un premier tronçon est inauguré en 1976. À la fin des années 1990, étant donné qu'une partie importante du réseau restait inexploitée, le métro léger fut repris comme appartenant à la série des grands travaux inutiles. Des travaux repris en 2008 et achevés le ont permis d'achever les lignes vers Gosselies et Gilly. En , d'autres travaux ont démarré sur l'antenne vers Châtelineau, partiellement achevée, en vue de terminer le réseau..

Histoire

Projet initial

vignette|redresse=1.5| Le projet de construction de ce métro léger date du début des années 1960 ; sa construction a démarré à la fin de cette même décennie, avec l'objectif de remplacer les deux réseaux vieillissants (SNCV & STIC) desservant la ville et sa banlieue. Ce nouveau réseau qui devait compter et mesurer de long, devait également servir de vitrine pour l’exportation. À cette époque, on prévoyait de doter la ville d’un réseau de transports en commun performant constitué de véhicules de type tramway mais circulant en site propre intégral (tunnel, viaduc). Le projet initial comportait une boucle urbaine, ceinturant le centre-ville de Charleroi, sur laquelle devaient venir se greffer huit antennes desservant les faubourgs de la ville. Lors du lancement du projet, la fin des travaux était prévue pour 1992 et le tout devait coûter 20 milliards de francs belges (valeur en 1960).

En , la société Safège-Transport propose un projet de boucle urbaine et de ligne de métro aérien pour la ville de Charleroi et son agglomération. Mais la nuisance d'une telle installation aérienne dans les artères du centre urbain en font un projet sans suite.

Le premier tronçon est inauguré le .

Ce projet ambitieux sera néanmoins contrarié par la régionalisation de l'État belge qui transfère certaines compétences, dont le transport, du pouvoir fédéral aux régions, dont le budget est moins important. Le métro de Charleroi est ramené à une dimension beaucoup plus modeste et certains travaux initialement prévus ne sont jamais entrepris, tandis que d'autres ne sont jamais menés à leur terme. Cela explique la présence de sections incomplètes et d'autres où seul le gros-œuvre a été achevé. L'antenne de Châtelet, notamment, est entièrement équipée et achevée depuis 1985 jusqu'à la station Centenaire (au-delà, seul le gros-œuvre est terminé). Inutilisée et entretenue au minimum, elle subit diverses déprédations. Par ailleurs, des motrices en surnombre sont parquées depuis de nombreuses années dans le dépôt de Jumet. Cette situation conduit parfois à évoquer ce projet comme appartenant à la série des grands travaux inutiles..

vignette|280px|Plan du réseau d' à .

Le premier tronçon est inauguré le entre la gare de Charleroi Sud et la station Villette. Il s'agit également du premier tronçon de métropolitain aérien ouvert en Belgique. Le , la section Villette - Piges est mise en service, suivie, le , de la section Morgnies - Paradis. Le , la station Beaux-Arts ainsi que la section Piges - Dampremy sont mises en service. Le , la station Pétria est mise en service, de même qu'à l'est de la ville sont terminés les travaux vers Montignies-sur-Sambre et la station Centenaire qui restent cependant inutilisées. Le , la section Dampremy - Morgnies et la station Fontaine-l'Évêque sont mises en service, terminant ainsi la construction du métro léger entre Charleroi Sud et Pétria. Le de la même année, l'antenne de Gilly est mise en service. Le , les stations Parc et Janson sur la boucle sont mises en service.. À partir de cette date, les travaux sont abandonnés et il faut attendre l'année pour que le projet de terminer la boucle centrale à Charleroi soit entrepris.

De 1996 à 2012, le réseau compte alors cinq lignes commerciales : Lignes Parcours Mise en service Nombre de stations 54 Sud ↔ Gilly 1992 8 55 Parc ↔ Gilly 1996 6 84 Pétria ↔ Gilly 1996 15 88 Anderlues ↔ Parc 1996 14 89 Anderlues ↔ Sud 1992 14

Seconde phase de développement et réorganisation des lignes Au début de l'année 2007, des travaux de grande ampleur débutent à plusieurs endroits de l'agglomération afin de terminer la « boucle » et de réactiver l'antenne vers Gosselies ; par ailleurs, le , le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe Maystadt, a signé à la ville de Charleroi un contrat de crédit d'un montant de d'euros destiné aux travaux du MLC et garanti par la Région wallonne. Outre l'amélioration de la circulation dans la zone urbaine de Charleroi, ces investissements doivent permettre au TEC Charleroi d'arriver à de passagers par an sur le MLC en 2020.. L'achèvement des chantiers est initialement prévu pour 2013, avec inauguration de la boucle en 2012.

vignette|280px|Plan du réseau de février à .

Achèvement de la boucle centrale vignette|Un tram traversant la Sambre sur le pont de la Résistance élargi. Dans la boucle centrale, entre les stations Parc et Sud, ont été construits de tramway en site propre. Le tracé original, souterrain et aérien, est abandonné. Le tunnel souterrain remonte au niveau de la rue de Montigny et passe sur le pont Neuf au-dessus de la Sambre et se prolonge le long de la rivière jusqu'à la station SudInfo - Métro Léger de Charleroi - Modifications de la circulation sur les quais de Sambre et démontage du rond-point des trois coqs programmés pour la mi-, Police de Charleroi, publié le ... Un arrêt de bus et deux arrêts de trams au niveau du boulevard Joseph Tirou ont été construits.

Les travaux sont terminés le , pour un coût total de d'euros..

Prolongement de l'antenne de Gilly vers Soleilmont Le même jour, le nouveau tronçon entre Gilly et Soleilmont est opérationnel. Le nouveau réseau s'organise autour de , numérotées de M1 à M4. Cependant, à la suite de retards dans les travaux de l'antenne vers Gosselies, seules les lignes M1, M2 et M4 sont exploitées.

Desserte du nord de l'agglomération vers Gosselies Cette ligne avait été rénovée dans les années 1980 mais ne fut jamais exploitée commercialement par le tram (uniquement le soir en fin de service afin que les rames rentrent au garage), son tracé existe déjà de la station Piges vers le nord jusqu'au dépôt de Jumet. La ligne est prolongée jusqu'à Gosselies et est complètement isolée sur une infrastructure en surface (site propre) sur la chaussée de Bruxelles.

Le lien entre le réseau actuel et la ligne désignée sur le plan original comme l'antenne de Gosselies fut construit lors de l'ouverture de la station Waterloo. Elle se trouve à l'entrée de l'autoroute A54 vers Bruxelles et fut utilisée comme voie de garage par les rames en heure creuse.

De son terminus à la station Piges, la ligne compte . Un parking pour inciter les gens à l'utiliser est construit à proximité du Zoning (zone industrielle) de Gosselies.

Les travaux ont démarré le TRAVAUX DU MÉTRO LÉGER DE CHARLEROI : Modifications de la circulation sur la chaussée de Bruxelles et dans le centre de Charleroi, publié le . ; le , la ligne M3 est ouverte, mais en ne desservant provisoirement que la boucle centrale.. Le débutent les essais techniques. entre la station Piges et le dépôt de Jumet.

Le , la ligne M3 est mise en service vers Gosselies.. Le coût total des travaux est de d'euros.

Troisième phase de développement En , l'Union européenne annonce un plan de relance destiné à faire face à la crise économique due à la pandémie de Covid-19. La Région wallonne, qui doit bénéficier de d'euros, sélectionne , donc l'extension du métro léger de Charleroi jusqu'au futur Grand Hôpital de Charleroi (GHdC), pour un montant de .. À cette fin, l'antenne vers Châtelineau, dont une grande partie des travaux sont terminés depuis , sera mise en service..

Par ailleurs, à partir du , le métro léger ne dessert plus l'arrêt Sud, en raison de la réfection de l'esplanade devant la gare de Charleroi-Sud.. Les travaux sont alors prévus pour une durée de huit mois.

Le , le secrétaire d'État à la relance Thomas Dermine confirme l'obtention des d'euro du plan de relance européen, pour l'extension du métro carolorégien.. En , le TEC présente les futures rames qui circuleront sur la ligne.. Sur son site, la ville de Charleroi détaille quant à elle la future ligne., qui comptera huit stations : Neuville : station en viaduc, Yernaux : station en viaduc, Pensée : station en tranchée ouverte, Centenaire : station souterraine, Champeau : station aérienne, Roctiau : station en tranchée ouverte, Corbeau : future station souterraine, Les Viviers : future station aérienne (à proximité de l’entrée principale du futur hôpital du groupe GHdC).

vignette|Rame rénovée par Alstom. En , les rames rénovées par Alstom entrent en service..

Le , la boucle centrale est finalement rouverte à la circulation. À cette occasion, l'arrêt « Sud » devient « Gare Centrale », s'alignant ainsi sur le changement de nom de la gare de Charleroi-Sud. De plus, un nouvel arrêt, dénommé « Sambre », est ouvert entre les arrêts « Gare Centrale » et « Tirou »..

Le , le fonctionnaire délégué de la Région wallonne octroie les deux permis pour la future , l'un pour le réaménagement des infrastructures existantes et l'autre pour les nouvelles constructions..

Chronologie des travaux DateSectionStations mises en servicePlanSud - VilletteSud, Villette Villette - PigesOuest, Piges Morgnies - ParadisMorgnies, Leernes, Paradis Beaux-Arts - DampremyBeaux-Arts, Dampremy Fontaine - PétriaFontaine, Pétria Providence - MoulinProvidence, De Cartier, MoulinWaterloo - GillyWaterloo, Samaritaine, Gazomètre, Gillysans_cadre|100pxNeuville - CentenaireNeuville, Chet, Pensée, CentenaireJanson - ParcJanson, Parc Gilly - SoleilmontMarabout, Sart-Culpart, Soleimont Parc - SudTirouPiges - Faubourg de BruxellesSacré-Madame, La Planche, Deschassis, Marie Curie, Saint-Antoine, Puissant, Chaussée de Gilly, Rue Bertaux, Madeleine, Carrosse, Léopold, Calvaire, Bruyerre, Faubourg de Bruxelles, Rue du Chemin de Fer, Émailleries, City Nord, Chaussée de FleurusSambreSambre

Réseau actuel Présentation

Le réseau dessert deux communes de l'arrondissement administratif de Charleroi : Charleroi et Fontaine-l'Évêque, ainsi qu'Anderlues (arrondissement de Thuin), soit environ .

Lignes en service Depuis le , le réseau est desservi par quatre lignes, numérotées de M1 à M4, et dessert . La longueur du réseau est de de voies, et la longueur additionnée des lignes est de .

Boucle centrale Planifiée comme un anneau central possédant avec des embranchement vers les de l'agglomération, la boucle est complète depuis la jonction entre la station Sud et la station Parc. La mise en service commença le pour les , 2 et 4 puis en pour la . En , la station Sud est renommée Gare Centrale, tandis qu'un neuvième arrêt fait son apparition, dénommé Sambre. Le , la station Beaux-Arts est renommée Palais..

La boucle a sur une longueur de .

Stations Lat/Long Type Situation Communes Inauguration Lignes Notes

Gare Centrale

Métro Surface Charleroi-ville (Charleroi)

Dénommée « Sud » jusqu'au . Villette

Métro Viaduc Charleroi-ville (Charleroi)