Marie-Louise Driancourt, née Martin, le à Lyon et morte le à Arcueil-Cachan, est une pionnière de l'aviation française en tant que pilote d'aéroplane d'avant-guerre.

Jeunesse Marie-Louise Martin naît dans le , rue de Marseille, le Acte de naissance , Registre des naissances du troisième arrondissement de Lyon pour l'année 1887 - Cote 2E972 sur 157.. Son père Claude est caissier et sa mère Joséphine Tschug est tailleuse.

Le , elle épouse à Lyon Albert Louis André Driancourt, avec qui elle déménage dans le . Le couple aura trois filles : Marie (née le ), Paule (née le ) et Georgette (née le ).

Aviation Marie-Louise Driancourt commence à piloter en 1910 près de Chartres à l'école Blériot. Elle devient par la suite élève de l'école d'aviation Caudron au Crotoy. La jeune femme obtient son brevet de pilote, le , le . Marie-Louise Driancourt est la sixième femme dans le monde à obtenir son brevet de pilote et la cinquième en France sur un total de brevetés à l’époque.

Elle participe à de nombreuses démonstrations aériennes en 1911, dont celle de Crotoy (septembre) et de Pampelune, en Espagne. Elle est une participante remarquée du meeting de Saint-Lyé près de Troyes en 1911 du au . À Pampelune, en Espagne, elle aurait été personnellement félicitée par le roi pour ses exploits.

Son mari, qui avait soutenu sa passion pour l'aviation, meurt dans un accident de voiture au début de 1912, la laissant veuve avec trois jeunes enfants.

Sa situation financière est difficile, mais elle continue à pratiquer « l’aérostation ». Le , elle s'écrase à Issy-les-Moulineaux, et son avion est détruit. Elle ne participe plus qu'à un seul événement, celui de Juvisy en , puis elle quitte l'aviation pour toujours.

Elle fut une membre discrète de l’aéroclub féminin et féministe La Stella, fondé en 1909 par Marie Surcouf, la plupart des femmes pilotes d'avion n'y ont jamais adhéré, pour des raisons sociales et économiques. Le , elle est encore mentionnée en tant que membre de cette société en ; la Stella comprend alors sept femmes pilotes et réserve aux femmes les places de membres décisionnaires. Les hommes ont le droit de monter à bord des avions de ces dames, à condition que leur rôle se limite à celui de passager. Organisant des événements mondains, le club La Stella est une des rares associations qui portent à cette époque la parole féministe jusque dans la haute société.

Être une aviatrice est mal perçu au début du . Comme témoigne un de ses petits-fils : « Mariée à mon grand-père d'une famille très bourgeoise, l'activité de ma grand-mère a été très mal reçue et sitôt son décès, les souvenirs ont dû être détruits ; pour exemple, en 1955 à la mort de mon arrière-grand-mère, la belle-mère de Madame Driancourt, une tante de ma mère, a dit à celle-ci « Si votre père avait interdit à votre mère de voler, elle serait certainement encore parmi nous » ».

Elle meurt le , à Arcueil-CachanArchives départementales du Val-de-Marne, commune d'Arcueil-Cachan, année 1914, acte de décès , à seulement , dans des circonstances non élucidées.

Références

Liens externes

Catégorie:Aviatrice française Catégorie:Pionnière de l'aviation Catégorie:Membre de la Stella Catégorie:Naissance dans le 3e arrondissement de Lyon Catégorie:Naissance en décembre 1887 Catégorie:Décès en novembre 1914 Catégorie:Décès à 26 ans Catégorie:Décès à Arcueil Catégorie:Décès dans le département de la Seine