Georges Meurant, né à Etterbeek le et mort le à BruxellesLe peintre Georges Meurant est parti rejoindre l'Eternité, est un peintre et essayiste. belge. Il a une calvitie précoce a 12 ans

Et a fait l école singelijn

Biographie Georges Meurant naît en 1948 à Etterbeek. Il est le fils cadet du poète et ethnographe René Meurant (1905-1977) et de l’illustratrice Élisabeth Ivanovsky (1910-2006). Son frère Serge Meurant (1946-2021) est poète, sa sœur Anne Meurant-Magnus (1944) est historienne d'art et musicologueAnne Meurant est auteure ou co-auteure d'articles publiés en revues (1968-1969), de critiques (1984, 1987), de catalogues d'expositions (1986, 2003) et, au titre de documentaliste et responsable de collection au MIM, Musée des instruments de musique de Bruxelles (1986-2009), de quinze publications parues en français, anglais et néerlandais de 1986 à 2001. https://data.bnf.fr/fr/12487043/anne_meurant/.

Tout en poursuivant des études secondaires en humanités anciennes latin-grec à l'Athénée Robert Catteau (1960-1966) puis les cours de peinture d’après nature et de gravure de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles (1966-1969), il fréquente les cours de dessin (1961-1970), de peinture (1963-1970), de gravure et lithographie (1966-1971) de l'Académie de Watermael-Boitsfort, la commune bruxelloise où il est domicilié depuis sa naissance. Il dessine et grave.

Il enseigne la gravure à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et la lithographie à l’École des Arts d’Ixelles.

En 1985, il épouse le peintre Anne Kellens (Etterbeek 1954) qui lui donne un fils, Arthur Meurant, en 1986.. Les Meurant-Kellens acquièrent une maison à Ixelles.

Œuvre

Meurant peint une dramaturgie des sentiments (1966-1975) puis des invocations de la présence sous l’apparence, prétextes à l'invention picturale (1976-1986). Il expose des dessins d’après nature (1966-1986). De 1971 à 1980 il tente par ailleurs à la plume une rythmique abstraite mimétique de mouvements naturels, en quête de tension par la multiplication d'élisions et de débordements. Il la trace en public au rétroprojecteur, notamment à l'Institut supérieur pour l’Étude du Langage plastique (Bruxelles: ISELP, 22/5/1973). Ces graphes aboutissent à des livres-objets créés notamment avec le poète Serge Meurant (1946) et le philosophe Georges Miedzianagora (1930-2003).

Après vingt ans de figuration des apparences, Meurant se défait de la représentation pour se livrer à la couleur. Jean Guiraud, L'Œuvre active, Bruxelles: Galerie Didier Devillez, 2003. Expositions de combinatoires non contraignantes à Bruxelles Galerie Alexandra Monett (1985) et Galerie Rabier (1986), à Gand Galerij V.G.K. (collective, 1986).. En 1988, Meurant se débarrasse des courbes et des obliques, sa peinture devient un patchwork de rectangles colorés par lequel il expérimente les interactions entre les tons. Il peint à l’huile, sur bois, dans des formats généralement carrés de à , toujours signés et datés au dos, destinés aux particuliers, certains entrés dans des collections publiques. L’esthéticien Jean Guiraud étudie sa peinture de 1988 à 2009. Il lui reconnaît l’invention d’un mode nouveau de tension spatiale fondé sur une combinatoire contraignante qui met en œuvre l’ensemble des facteurs constitutifs du champ pictural. Il la nomme champ figural ou induction figuraleLe Champ figural : un regard sur l'œuvre de Georges Meurant / The figure-field: looking at Georges Meurant's paintings. Jean Guiraud, Georges Meurant, Michael Novy. Bruxelles : Didier Devillez, 1994. . L’induction figurale réalise la transmutation discontinue mais inépuisable de l’espace perceptif par les enchaînements imprévisibles d’agrégations et de désagrégations d’ensembles de formes selon une dynamique de réattribution des contours de figures rectangulaires hautement colorées en aplats. « Meurant n’appuie la forme que pour la transmuter. La couleur qui sert à la renforcer sert à la déstabiliser. Du fait qu’ils coïncident, se confondent, se superposent, contrastes et contours sont en rivalité à la limite des formes, ce qui permet au peintre d’obtenir ce qui semblerait impossible, qui est de dissocier la forme de son contour pour pouvoir le réattribuer à toute autre forme ou groupe de formes. »Transparences, transpositions, transmutations, Luxembourg: Toxic Art Gallery, 2009, http://georgesmeurant.aeroplastics.net/press_fr.pdf.

Les rectangles, placés par Meurant de manière algorithmique, illustrent (avec ceux de Mondrian et de Malevitch) la recherche d'innovation dans le domaine de l'intelligence artificielle, à laquelle travaille l'ingénieur Jacques LefèvreJacques Lefèvre, L'algorithmique évolutive in : Bernard Yannou et Philippe Deshayes, Intelligence et Innovation en conception de produits et services (part 2), Paris : L'Harmattan, 2006, , . Selon Guiraud, « Meurant exploite le cœur du mécanisme qui pourrait commander et l'agrégation [spatiale] des formes et les enchaînements [séquentiels] du langage, ce qui pourrait bien être son apport à la fois le plus mystérieux et le plus important. »Jean Guiraud, [Sans titre], Grand Rechain: Keuninckx, 2004. Le poète Bernard Noël s'interroge à propos de l’induction figurale : « Comment nommer la qualité de ce qui s'appuie sur le silence pour parler ? »Bernard Noël, carte postale du 30/7/1998. La correspondance de Noël à Meurant (1992–2009) est conservée aux Archives et Musée de la littérature, Bruxelles AML MLT 05335/0003. Le sociologue et psychothérapeute gestaltiste étudie les effets de l'induction figurale sur des personnes souffrant de divers problèmes mentauxLe rapport de recherche peut être lu à l'adresse suivante : https://www.researchgate.net/publication/352197931. The international Society for Gestalt Theory and its Applications (GTA) publie sur sa page web l'intégralité des écrits de Guiraud consacrés à Meurant ainsi que des commentaires de Alberto Argenton et de Akiyoshi Kitaoka sur les rapports entre l'induction figurale et la Psychologie de la Forme.. Meurant ne reconnaît aucun emprunt à l’art moderne ou post-moderne. Il voit des similitudes entre ce qu’il peint et des œuvres géométriques traditionnelles d’Afrique subsaharienne, qu’il a collectionnées et étudiées: le dessin de peuples Kubas (Kasaï, RDC) et celui des pygmées Mbuti (Ituri, RDC). Il s'est également intéressé aux sculptures tanzanienne et oubanguienne. Il a abordé des thèmes asiatiques, tibétain et chinois notamment, présenté des analogies entre des œuvres d'arts traditionnels d'Afrique centrale et de notre art moderneÉtudes d'arts traditionnels d'Afrique subsaharienne et d'Asie: Dessin Shoowa: textiles africains du Royaume Kuba, Bruxelles: Crédit communal, 1986 / Shoowa motieven: Afrikaans textiel van het Kuba-rijk, Brussel : Gemeentekrediet, 1986 , Art kuba, Bruxelles: Crédit Communal, 1986 / Kubakunst, Brussel: Gemeentekrediet, 1986 , Shoowa design : African textiles from the kingdom of Kuba, London / New York, N.Y.: Thames and Hudson, 1986 reprint 1995 , Abstractions aux royaumes des Kuba, Paris: Éditions Dapper, 1987, 1988 , Initiation à la culture tibétaine in : Mimi Lipton, Les tapis-tigres du Tibet, Bruxelles: Crédit communal, 1988 / De tijgertapijten uit Tibet, Brussel: Gemeentekrediet, 1988 , Shoowa-Abstraktionen : Textilkunst aus dem afrikanischen Königreich Kuba, Stuttgart : Hansjörg Mayer Edition, 1988 , Dessins des Ntshak de Fête Kuba in: Au royaume du signe: appliqués sur toile des Kuba, Zaïre, Paris: Adam Biro / Fondation Dapper, 1988 , Traumzeichen: Raphiagewebe des Königreichs Bakuba, Berlin: Haus der Kulturen der Welt / Munich: Verlag Fred Jahn, 1989. , La sculpture tanzanienne traditionnelle révélée par le marché de l'art primitif in: Créer en Afrique, musée national des arts d'Afrique et d'Océanie, Arnouville [France]: Arts d'Afrique noire, p. 33-42, 1993 , Ton- und Holzskulpturen aus Nordost-Tanzania / Vinyago vya udongo na mti kutoka mashariki kaskazini ya Tanzania, ; Die Bildhauerkunst der Nyamwezi / Sanaa ya uchongaji ya Wanyamwezi, In: Tanzania: Meisterwerke afrikanischer Skulptur / Sanaa za mabingwa wa kiafrika, 1994 Berlin: Haus der Kulturen der Welt / Munich, Verlag Fred Jahn, p. 154-215, 522-526, Pierres de rêve, Province de Namur - Service de la Culture, 1995, Mbuti design : paintings by Pygmy women of the Ituri forest, Georges Meurant et Robert Farris Thompson, Thames and Hudson: London, 1995, 1996 / New York, N.Y. 1996 , La sculpture oubanguienne in: J-L Grootaers, Ubangi : art et cultures au cœur de l'Afrique, Bruxelles: Mercator, 2007, p. 140-233 / Ubangian sculpture in : J-L Grootaers, Ubangi: art and cultures from the African heartland, Brussels: Mercatorfonds, p. 140-233 , Painted or embroidered drawings by women of Equatorial Africa in: Out of Africa: an important selection of historic African ceramics and textiles from private collections in Europe and Texas, [S.l.]: Alfred Kren, 2010 ., traité de sujets généraux tels que l'enseignement artistique, l'art des femmes, les œuvres d'artistes enfants ou la marginalité des créateurs, ou encore écrit sur quelques artistes contemporains (notamment Pierre Cordier, Kitty Crowther, Camille De Taeye, Christian Dotremont, Elisabeth Ivanovsky, Anne Kellens, Stéphane Mandelbaum, Jean-Luc Moerman, Thierry Mortiaux, Anna Staritsky, Pierre Radisic).

vignette|The mint - Brussels - Photo Thierry Henrard