Canot Kayak Québec est une association de plein-air à but non lucratif en canotage récréatif. Elle est la première organisation de canotage à avoir été reconnue par le gouvernement du Québec comme organisme de la régie et de la sécurité dans son domaineMinistère des Affaires municipales, du loisir, du sport (1997). Cadre d'intervention gouvernemental en matière de sport et de loisir. Repéré à http://www.urls-montreal.qc.ca/FichiersUpload/Pages/cadreintervention.pdf . Issue du milieu associatif, pour l'État, l'organisme constitue un levier de développement en matière de loisir organisé et fait partie du Conseil québécois du loisirMinistère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2015). Partenaires en loisir: Organismes nationaux de loisir. Repéré à http://www.mels.gouv.qc.ca/nous-joindre/services-du-domaine-du-loisir/partenaires-en-loisir/#c7417. Elle œuvre dans le développement de la pratique récréative du canot en eau calme, du canot en eau vive, du canot-camping, de la canographie et du kayak de mer hors de toute compétition. Elle fait la promotion de la sécurité nautique par des campagnes de sensibilisation, assure de la formation de moniteur de canot, de kayak de mer et de sauvetage en eau vive, et travaille activement à la conservation des parcours canotables du Québec appuyée par ses plusieurs centaines de membres et de bénévoles.

Histoire C’est en 1968 qu’eurent lieu les premières rencontres afin de développer l’idée de fonder une fédération du canot-camping. Cette initiative provenait des clubs de canot-camping Les Portageurs de Montréal, Rabaska de Québec et Les Canotiers du Nord-Ouest québécois. En 1969 se joignit aux discussions le volet compétitif par le biais des clubs de kayak d’eaux vives les Voyageurs de Montréal et Echohamok de Beaupré. La Fédération québécoise du canot-kayak-camping est née cette année-là, en mai 1969, afin de représenter les adeptes de plein air en canot-camping, de sport de compétition avec le kayak d’eau vive et de promouvoir le canotage de manière générale.

Les premiers membres du conseil d’administration de l'organisme étaient Normand Morin, Max Bauchet, Alain Thériault, Géraud-Vialle Soubrane, Pierre Lalonde, Roger Rousseau, Paul St-Hilaire, Lise St-Hilaire, Pierre Leroux, Thérèse Joubarne.

Années 1970 Au début des années 1970, sous la présidence de Pierre Lalonde, la FQCKC participait aux premiers échanges de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, à la fondation de la Confédération des Sports du Québec, ainsi qu’à celle de la Fédération québécoise du Plein Air, et reçoit ses premières subventions du Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports. L’organisme produit aussi ses premières cartes guides de rivières, gère un atelier de fabrication de canot et de kayak et donne les premiers stages de formation d’enseignants. Les stages d’Initiateur en canot-camping et kayak de rivière duraient alors 9 jours, tandis que le cours d’Instructeur durait 15 jours. Sous la présidence de Thérèse Joubarne, puis celle de Pierre Leroux à partir de novembre 1972, la Fédération prend un essor considérable. Grâce à l’aide du Haut-Commissariat, elle peut engager du personnel, soit Raymond Colet qui sera directeur exécutif de janvier 1972 à septembre 1974, ainsi que Max Bauchet comme directeur technique en canot-camping.

En 1973 parait Le Guide des rivières du QuébecFédération québécoise de canot-kayac (1973). Guide des rivières du Québec. Montréal: Édition du jour. 286p.. Il se veut large et ouvert à l’endroit des différents types de canotage et de canoteurs, et contient une vaste étendue d’information regroupée pour la première fois à l’époque dans un ouvrage. Ce guide, réédité à quatre reprises depuis, est certainement l’un des outils produits par l’organisation qui fut le plus utilisée à travers le temps. De plus, la Fédération lança l’école de canoë-kayak d’eau vive de Rivière aux Sables à Jonquière où elle organisa les championnats canadiens. En 1974, Irman Bolduc prit les rênes de l’organisation à titre de directeur général, poste qu’il occupera pour les deux années suivantes.

1976 fut un tournant dans l’histoire de la Fédération. En effet, depuis les dernières années, les canot-campeurs étaient insatisfaits du partage des budgets et des énergies, se déclaraient mal représentés, mécontents de l’image de la FQCKC et remettaient en question la structure même de l’organisation. C’est à cette époque que le volet plein air s’affirma et, après plusieurs années à chercher un terrain d’entente sans succès, se sépara du volet compétitif dû à des visions et des idéologies divergentes. La philosophie, les objectifs, les besoins et les programmes entre des activités sportives d’un côté et une activité de plein air de l’autre n’allaient plus de pair. C’est lors d’une assemblée spéciale en mai qu’eut lieu ce vote historique menant à cette scission et donna à l’organisme sa vocation actuelle : celle de représenter les adeptes du plein air en canotage. La FQCKC changea de nom et devint la Fédération québécoise du canot-camping (FQCC) avec Pierre Trudel comme directeur général, qui restera en poste pendant près de 40 ans.

Années 1980 1982 a vu l’implantation d’une structure de formation à trois branches, canot eau calme, canot eau vive et canot-camping, avec cinq (5) niveaux de progression, ainsi que la seconde édition du guide de référence pour les rivières, rebaptisé Rivières et lacs canotables du QuébecFédération québécoise du canot-camping inc. (1982). Rivière et lacs canotables du Québec. Montréal: Les éditions de l'homme. . Cinq ans plus tard, en 1987, la formation en sauvetage en eau vive est venue bonifier le volet de prévention et de sécurité en eau vive.

Années 1990 En 1993, la FQCC démarrait Canot-camping La Vérendrye, en partenariat avec la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ)Canot-camping la Vérendrye (s.d.). Accueil: Qui sommes-nous?. Repéré à http://www.canot-camping.ca/index.asp?id=613. Cette organisation vise à offrir un endroit accessible où expérimenter le canot-camping sous sa forme la plus authentique, à l’intérieur d’un réseau de plus de 800 km de parcours canotables entretenus et signalisés, et 1500 km non balisésSociété des établissements de plein air du Québec (2015). Réserve faunique La Vérendrye: Activité: Chasse pêche et plein air: Canot (kayak)-camping. Repéré à: http://www.sepaq.com/rf/lvy/.

En 1994, la grille de formation fut retravaillée pour s’adapter à l’évolution de l’activité, notamment en eau vive. La structure actuelle découle de ces changements et va dans le sens d’une plus grande accessibilité à la pratique autonome.

En 1998, à la demande des pratiquants du milieu, s’ajouta à l’éventail d’activité le kayak de mer, pour supporter les amateurs de cette activité de plein air et développer une structure de formation similaire à celle du canot. À la suite de cette intégration, la FQCC devient la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK)

De 1999 à 2000 parurent les tomes 1Fédération québécoise du canot et du kayak (1999). Guide des parcours canotables du Québec - Tome I Sud du fleuve Saint-Laurent et bassin de l'Outaouais. Ottawa: Broquet inc. 228p. (v.1) et 2Fédération québécoise du canot et du kayak (1999). Guide des parcours canotables du Québec - Tome II Nord du fleuve Saint-Laurent excluant le bassin de l'Outaouais. Ottawa: Broquet inc. 268p. (v.2) de la troisième édition du Guide des parcours canotables du Québec. Cette même année, la FQCK prit en charge le Festival d’eau vive de la Haute-GatineauFestival d'eau vive de la Haute-Gatineau (2011). Accueil: Historique. Repéré à http://www.gatineau.org/, dont la première édition avait eu lieu en 1997.

Depuis les années 2000 En vertu de l'article 26 de la Loi sur la sécurité dans les sportsGouvernement du Québec (2015). Loi sur la sécurité dans les sports. L.R.Q., c.S-3.1., art. 26. Repéré à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/S_3_1/S3_1.htm, la FQCK a adopté un règlement de sécuritéFédération québécoise du canot et du kayak (2002). Règlement de sécurité de la Fédération québécoise du canot et du kayak. 27p. Repéré à http://ancien.loisirquebec.com/doc/file/Cancamp.pdf en 2002. Ce règlement porte sur plusieurs éléments tels que la qualité des lieux, l'équipement des participants, le contrôle de l'état de santé des participants, la formation et l'entraînement des participants, les normes de pratique d'un sport et les sanctions en cas de non-respect du règlement de sécurité, donnant un cadre réglementaire à la pratique.

De plus, la FQCK a travaillé en partenariat avec le Ministère du Tourisme (Québec) afin de créer des outils de développement pour les nouvelles Routes bleues du projet du Sentier maritime du Saint-Laurent. Cette voie navigable sur le fleuve Saint-Laurent conçue pour les petites embarcations à faible tirant d'eau, principalement pour le kayak de merGouvernement du Québec (s.d.). Site touristique officiel du gouvernement du Québec: Sentier maritime du Saint-Laurent. Repéré à http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/repertoire-attraits/piste-sentier/sentier-maritime-du-saint-laurent_105751529.html, a vu le jour en 2005 et est depuis coordonnée par la FQCKSentier maritime du Saint-Laurent (2005). Le Sentier maritime: Le mandat de la FQCK. Repéré à http://www.sentiermaritime.ca/index.asp?id=523. De plus, le Guide des parcours canotablesFédération québécoise du canot et du kayak (2005). Guide des parcours canotables du Québec. Saint-Constant: Broquet inc. fut réédité cette année-là, et aujourd'hui, il existe sur le site de la FQCK des fiches Web de rivières dont l'information est complémentaire à celle contenue dans le Guide.

On retrouve maintenant quatre niveaux de formation pour les pratiquants, allant de l’initiation à la pratique très avancée, les seconds niveaux visant la pratique autonome. À chaque niveau correspond un brevet de Moniteur et il y a trois niveaux de Formateurs, agissant à titre d'ambassadeurs de la pratique. La formation de sauvetage en eau vive est depuis 2008 un programme commun avec la Société de Sauvetage.

Depuis 2010, la FQCK travaille sur le projet de géoréférencement des parcours canotables, un projet en partenariat avec le Conseil québécois du Loisir et le Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, visant à préserver les portages, sites de camping rustiques, accès, abris d'urgence, etc. sur le territoire publique.

En 2018, afin de marquer le 50e anniversaire de l'organisme, la Fédération québécoise du canot et du kayak change de nom et devient officiellement Canot Kayak Québec.

Actions marquantes de préservation des parcours canotables Dépôts de mémoire Mémoire pour la création du Parc national de la Jacques-Cartier, 1973 Mémoire pour la défense de l’idée que les eaux sont publiques et la nécessité de préserver les sentiers de portages ancestraux, 1974 Mémoire sur le Canotage récréatif et le canot-camping au Québec, 1976 Mémoire pour la Politique des parcs et des habitats fauniques, 1982 Mémoire pour la création du Parc national du Fjord-du-Saguenay, 1982 Mémoire pour la restructuration des limites et de la vocation du Parc national du Mont-Tremblant, 1984 Mémoire pour la création du Parc national d'Aiguebelle, 1984 Mémoire pour la création du Parc provincial Frontenac, 1986 Mémoire sur la gestion de l’eau au Québec, 1999 Mémoire pour la mise à jour du régime forestier, 1999 Mémoire contre le détournement des rivières Portneuf et Sault aux Cochons, 2000 Mémoire contre le détournement de la rivière Manouane, 2000 Mémoire soutenant la candidature de la rivière Ashuapmushuan à titre de [réserve aquatique], 2004 Mémoire avec Nature Québec proposant l'enchâssement de la rivière Gens de Terre dans une aire protégée, 2004 Mémoire avec Révérence Rupert sur le projet de détournement de la rivière Rupert, 2004