Les élections générales britanniques de 1796 se sont déroulées en Grande-Bretagne du au . Ces élections sont remportées par le parti tory de William Pitt.

Contexte La guerre contre la France permet un resserrement de l'opinion conservatrice autour du gouvernement sortant de William Pitt : une partie des whigs, autour de Lord Portland, se rallie au ministère en juillet 1794 tandis que l'opposition whig restante, autour de Charles James Fox, n'a que peu de soutien. L'opposition radicale représentée par la London Corresponding Society (Société de correspondance de Londres), qui réclame des élections annuelles au suffrage universel masculin, est qualifiée de jacobinisme par les conservateurs à cause de ses sympathies pro-françaises : elle est réprimée par le (Loi contre la trahison) et le (Loi contre les rassemblements séditieux) de 1795. Cependant, des sociétés populaires affiliées à la Société de correspondance ont un certain écho parmi les artisans, boutiquiers et professions intermédiaires : elles présentent un candidat à Chichester et font campagne dans 8 circonscriptions, Westminster, Southwark, la Cité de Londres, Norwich, Nottingham, Derby et Rochester, en soutien à des candidats favorables à l'arrêt de la guerre et à la réforme électorale. Leurs campagnes sont animées par des volontaires bénévoles, en contraste avec la corruption et le clientélisme prévalents dans les grands partis. Elles ont finalement peu de succès et les historiens considèrent généralement les élections de 1807 comme le vrai point de départ du mouvement réformiste au Royaume-Uni.

Conséquences Le triomphe électoral de Pitt est caractéristique du « réalignement » des élites britanniques pendant les guerres de la Révolution américaine et de la Révolution française. Dans le Cambridgeshire, un siège était élu par le sénat de l'Université de Cambridge comprenant les régents, professeurs et tout titulaire d'un diplôme de Master of Arts résidant dans la ville. Aux élections de 1780, Pitt était arrivé dernier sur cinq candidats avant de l'emporter non sans mal, avec le soutien du roi George III, à celles de 1784 ; à celles de 1790, les partisans de Fox avaient obtenu de bons scores, particulièrement à Trinity College ; en 1796, Pitt est réélu par l'Université sans aucun candidat adverse et dans le Cambridgeshire, les trois députés pittistes sont réélus. De 1796 à 1801, l'opposition whig au sein du Parlement, conduite par George Tierney, n'arrive jamais à réunir plus de 75 voix et habituellement moins de 10Archibald S. Foord, His Majesty's Opposition 1714–1830, Oxford University, 1964.

Notes et références

Liens externes

Royaume-Uni Catégorie:1796 en Grande-Bretagne Catégorie:1796 en Europe Catégorie:Mai 1796 Catégorie:Juin 1796 1796