L'histoire de l'industrie en France prend sa source d'une manière différente d'autres pays très industriels comme la Belgique ou le Royaume-Uni, et ne semble pas particulièrement liée à la révolution industrielle..

Introduction L'économie se développe certes mais cette évolution est basée autour du secteur des services, la consommation de produits industriels a atteint son plus haut niveau. Sa société se construit autour des services marchands cela se nomme "l'économie résidentielle". Il suffirait de peu pour arriver à une économie de services dématérialisés mais cela causera une baisse considérable du taux d'emploi en France. De nos jours, les produits sont de plus en plus fabriqués dans des pays où les salaires sont bas pour produire plus à un coût plus faible avec un temps réduit.

Définition de l'industrie Définition de l'industrie : "l'intérêt de s'appliquer" à la fois aux secteurs historiques traditionnels et aux nouvelles activités de l'information. C'est par conséquent, grâce aux critères opérationnels qu'il est possible de déduire ceux qui dépendent d'une logique industrielle et ceux qui n'en font pas partie. L'industrialisation a permis la croissance de l'offre avec la standardisation de la production (exemple avec l'automobile).

Contexte

Au tout début de la révolution industrielle, lorsque le Royaume-Uni commence à se moderniser, la France suit mais s'oppose à plusieurs freins au progrès : les gisements de charbon et de minerai sont beaucoup plus rares ou plus difficilement accessible que dans d'autres pays comme la Belgique ; de plus, contrairement à la Grande-Bretagne, la France ne souffrait pas d'excédent de main-d'œuvre et l'agriculture était encore un secteur très prospère.

L'ère proto-industrielle (fin - fin ) Les Grandes Découvertes marquent le début des temps modernes. De nouveaux marchés, de nouveaux besoins et de nouveaux produits apparaissent. En 1453, la guerre est terminée. La population française a fortement baissé à cause de cette dernière et d’une épidémie de peste. Les travaux des champs et l’activité fabricante ont été touchés. C’est dans les années 1460 que la population recommence à augmenter (17 millions environ).

La France de l’Ancien régime est une nation paysanne, pourtant, la ville est un moteur de l’industrie. En effet, l’augmentation de la population entraîne la construction de nouveaux logements nécessitant briques, bois, terre, métal, etc. Un nouveau matériau est apparu à la Renaissance dans les constructions civiles : le verre. Deux techniques sont utilisées, une qui rend le verre presque incolore et transparent et celle qui permet de produire un verre plat de grande taille.

L’industrie et l’État L’urbanisme royal contribue pour beaucoup à la transformation du paysage urbain, surtout au . Ainsi, des allées, des quais, des bâtiments publics (théâtres, bourse) sont construits.

À cette époque, les besoins d’équipement militaire augmentent. L’État a besoin d’habillement pour les troupes, mais aussi des armes et des munitions. Au , le fusil se généralise et sa fabrication s’intègre dans une production de masse. À la même époque, l’artillerie de bronze se développe tout en restant fragile.

Du côté de la marine, sous le ministère de Richelieu, des vaisseaux portant 72 canons sont construits. La construction navale consomme surtout du bois, mais également du fer. Ce marché volumineux s’organise à compter des 20 dernières années du autour de quelques manufactures royales et au profit de quelques pôles sidérurgiques.

Mais en temps de paix, l’État ne demande presque rien et les ouvriers français sont obligés de travailler à l’étranger.

L’industrie textile Les textiles dominent l’activité industrielle de l’Ancien Régime. En effet, on peut estimer qu’au , ils représentent la moitié de la production industrielle nationale et occupent l’essentiel de la main d’œuvre non agricole. Ces industries sont concentrées dans les villes. À la campagne, la fabrication est plutôt discrète et immergée dans l’économie familiale. De plus, le coût de l’outillage et le savoir-faire qui se transmet en milieu citadin renforcent cette ségrégation.

Le vêtement est un autre besoin que l’industrie permet de remplir. Au , un changement de comportement vestimentaire s’opère dans les villes. Les élites urbaines sont séduites par de nouveaux tissus, de nouvelles couleurs et de nouvelles formes. Jusqu’à la fin du , à Paris, on peut observer l’essor du sous-vêtement et des textiles d’intérieur (linge de table, tissus d’ameublement, etc.).

Matériaux Les matériaux et objets du quotidien changent entre le et le siècle d’une façon plus prononcée qu’auparavant. Par exemple, dès le , les bouteilles de verre tendent à remplacer les pots de grès. Au , en ville, la vaisselle de faïence l’emporte sur celle d’étain.

Entre le et le , il y eut une forte augmentation des objets métalliques, avec une percée du fer-blanc. Les régions d’agriculture commerciale sont les plus ouvertes à ces produits car, proches des villes ou en relation avec elles, ces zones sont dans une division du travail qui donne aux producteurs-vendeurs les moyens et le goût d’imiter le mode de consommation urbain.

Les produits industriels ne sont qu’un élément modeste (en poids comme en valeur) de l’ensemble des marchandises transportées en France ou exportées à l’étranger. Les grains, le vin et le bois comptent beaucoup plus.

Le colbertisme L’activité industrielle est forte consommatrice de capital. Les grands marchands du lui ont permis de faire face à ce besoin de fonds. Cependant, les maisons françaises ont du mal à émerger face à la concurrence des familles étrangères.

Jean-Baptiste Colbert mena donc une action de grande envergure en faveur de l’industrie nationale ; ce mouvement sera nommé « le colbertisme ». Au milieu du , l’économie française est en récession et des marchés ont été perdus, comme le Levant.

La principale faiblesse de l’industrie française tient à la mauvaise qualité de ses produits. Pour y remédier, Colbert instaure une moralité du travail et une logique de la dépense pour donner une nouvelle vitalité à l’industrie nationale et enrayer son déclin. Il améliore également le travail dans les manufactures en embauchant des ouvriers plus qualifiés.

Mais dans les 30 dernières années de l’Ancien Régime, le système colbertiste est remis en cause au nom du libéralisme.

Industrie et énergie L’industrie est consommatrice d’énergie. L’Homme et l’animal sont des moteurs traditionnels du travail, mais il faut également souligner l’énergie hydraulique qui permet de mouvoir certains outillages comme les marteaux, les pilons et les soufflets. Par exemple, en 1698, en France, on comptait moulins à eau pour le secteur de la métallurgie. Quant à la sidérurgie et à la verrerie, ces secteurs utilisaient plutôt l’énergie thermique.

Le bois sous toutes ses formes a été, au moins jusqu’au premier tiers du , le combustible de tous les foyers de l’industrie. Mais la sidérurgie est de loin la principale consommatrice (en 1775, environ 1,5 million d’hectares de forêt sur un total compris entre 8 et 10 millions). À la fin du , la hausse du prix du bois entraîne la démocratisation de la houille (charbon de terre) par certaines activités, généralement en aval des manufactures.

Un développement sans révolution (vers 1780 – vers 1880)

Les caractères originaux de l'industrialisation L'industrialisation débute après les trente ans de malheur sanctionnés par le "grand déclassement" la chute de la production pendant la Révolution est de l'ordre de cinq sixième. Le recul des fabrications à l'échelle nationale est de 51 % entre 1790 et l'an III. La connaissance concrète et détaillée des nouveaux procédés vient à manquer ainsi que la main d'œuvre étrangère pour les transférer sur le continent. La révolution commençante fournit un cadre neuf aux activités industrielles avec une réglementation du travail urbain, des associations professionnelles, du droit d'exploiter les mines ou de la police des eaux. Développement de normes et de lois pour encadrer l'évolution et pour réduire la débauche des ouvriers qui deviennent très mobiles. Une large base de recrutement aux industries puisque même les paysans avaient besoin d'un revenu complémentaire pour vivre. De plus, l'expansion des machines à vapeur et l'utilisation du rail pour les transports souterrains arrivent dans les années 1830. Lors de ce développement le pays a du mal à passer des moteurs hydrauliques aux moteurs à vapeur à cause du prix et de la dépendance à l'extérieur qui rend les entreprises vulnérables. C'est en 1837, que la production de fer à la houille l'emporte sur le fer au bois. La révolution des transports, chemins de fer et canaux cassait les prix et créait de nouvelles solidarités

Les avantages et inconvénients de l'industrialisation L'industrialisation est un rassemblement d'hommes et de machines, un espace de contraintes et d'innovations.

L'inconvénient de la standardisation est que les entreprises ont l'obligation d'innover en permanence soit par la production de nouveaux produits, soit par de nouveaux usages, voire un mode de fabrication plus rapide de distribution ou de commercialisation. C'est pour cela que les entreprises développent en continuité leurs outils de production, leur logistique, leurs réseaux de distribution et leurs divers modes de publicité. Ces développements leur permettent d'obtenir un rapport spécifique avec le temps (immobilisation d'actifs sur du long terme) et sur le plan géographique, un développement dans des lieux précis.

Le développement de l'industrie est dû à la spécialisation des entreprises, c'est le financement qui permet d'offrir les services produits par les industries ainsi que la croissance de leurs activités de production. Mais le financement par les actionnaires nuit au management et à la stratégie des firmes puisque les individus plaçant leur argent veulent une rentabilité maximale et immédiate.

Les avantages de la proto-industrialisation : souplesse d'une embauche au rythme des commandes, offre excédentaire de travail, moindre risque d'affrontement avec une main d'œuvre dispersée et individualiste.

Fabrication de produits standardisés pour vendre à bon compte, répartition des tâches pour une rapidité de production qui est ensuite contrôlée directement par le confectionneur. À la fin du , l'arrivée dans la profession de machines individuelles à pédale complique un peu plus le schéma, l'innovation freine le mouvement de concentration, en donnant des capacités nouvelles au travail domestique.

Deux exemples d'industrialisation :

Toyotisme : implantation d'équipements automatisés, le zéro défaut, les machines en continu, zéro délai, zéro stock, diminution du nombre d'opérations par personne, polyvalence des ouvriers, hausse des salaires. Baisse de la main d'œuvre peu qualifiée, contrôle qualité.

Taylorisme : travail à la chaîne ou aux pièces, hausse du niveau de qualification moyen, hausse de l'emploi, intensification croissante du travail, stress de plus en plus important.

Le progrès technique et les transformations des entreprises marquées par la croissance de la concurrence

Le progrès technique est au cœur de la révolution industrielle. Une utilisation massive de la machine a vapeur a permis de développer l'industrie du textile, le chemin de fer, évolution des hiérarchies sociales, évolution des conditions de travail, division des tâches et du temps de travail de plus en plus cadré.

La circulation des marchandises : trafics et tarifs se soutiennent mutuellement, les calculs concernant la route sont hasardeux tant sont nombreuses les variables : trajets, saisons, types de marchandises…