Le Martinet est une commune française située dans le nord du département du Gard en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Auzonnet et par un autre cours d'eau. Incluse dans les Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Le Martinet est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1926. Elle fait partie de l'aire d'attraction d'Alès. Ses habitants sont appelés les Martinetiens ou Martinetiennes.
Géographie Localisation
La commune est située à une dizaine de kilomètres de la ville d'Alès, au début des Cévennes.
Communes limitrophes
Portes, Robiac-Rochessadoule, Saint-Florent-sur-Auzonnet, Laval-Pradel.
Hydrographie et relief
Le territoire du village est situé dans la zone de contact entre la partie des Cévennes paléozoïques, cristallines et schisteuses, et la bordure secondaire sous-cévenole, constitutive de la Basse Cévenne. La partie ouest est intégrée aux Cévennes schisteuses, composées de roches métamorphiques formant de longues crêtes (les « serres ») et des vallées étroites et profondes. Cet ensemble constitue la montagne, ou massif, du Rouvergue, horst d'orientation générale nord-sud, dont le point culminant s'élève à 695 mètres d'altitude. Les terrains métamorphiques le composant sont des gneiss, gneiss amygdalaires et des micro-gneiss, qui se trouvent au Carteau, au Felgas et à Cessous. Le nom de cette montagne provient du mot rouvre, nom de lieu ou de famille, de l'occitan rove, signifiant chêne rouvre. Ces formations géologiques siliceuses, situées entre sept cents et trois cents mètres d'altitude sont le domaine de taillis de chênes-verts, sur les pentes raides, avec sous-bois de houx, buis, bruyère, ciste à feuilles de sauge, fougère. Le châtaignier apparaît sur les pentes douces recouvertes de sols profonds et frais, notamment aux alentours du mas de Ribes.
Le terrain houiller s'étale entre le Rouvergue et la bordure sous-cévenole, à l'est, dominée par la montagne de Lachamp. Il fait partie du bassin Stéphanien de la bordure orientale des Cévennes schisteuses. Les terrains primaires carbonifères se situent à Trélys, l'Arbousset, Le Martinet, Crouzoul, la Bayte, Gournier et Mercoirol. Sur les grès et schistes du Houiller, le pin maritime constitue de vastes pinèdes d'origine humaine (utilisation pour le boissage dans les mines). Au pied de la montagne de Lachamp, les dépôts anthropiques, déblais produits par l'exploitation minière, entre l'Arbousset et les Esteyrains, constituent des terrils (ou « crassiers »), formés de schistes charbonneux, colonisés par les pins.
Dans la vallée, la rivière l'Auzonnet fait partie du réseau hydrographique de la Cèze, dont elle est un affluent de la rive droite. Son nom est un hydronyme préceltique, signifiant « rivière », à l'origine de nombreux toponymes de la Gaule. L'Auzonnet est réputée rivière aurifère. Elle traverse en effet dans sa partie amont des terrains conglomératiques, susceptibles de donner des paillettes, comme ceux traversés par la Ganière, rivière aurifère célèbre.
La partie Est du territoire communal s'intègre à la « bordure sous-cévenole », composée de terrains secondaires, trias, jurassique et crétacé inférieur. Elle est limitée au sud par la « faille des Cévennes » ; c'est la « montagne de Lachamp » ou « Lacham », dont l'altitude est d'environ 625 mètres. Son nom d'origine gauloise, calmis, provient de l'occitan calm qui désigne un plateau rocheux ou une lande couverte de bruyère. Ce sont des terrains sédimentaires secondaires du Trias, marnes bariolées, dolomies, grès, marnes noires et calcaires dolomitiques, du Lias et du Jurassique moyen, calcaire argileux gris clair, dolomie et calcaire gris-bleu à chaille. Cet adret est couvert d'une végétation méditerranéenne typique. La zone de contact entre Carbonifère et Secondaire, notamment à Trélys, à l'Arbousset et aux Esteyrains, est de géologie et de structure complexes. Cette bordure cévenole calcaire est couverte par une série végètale mixte de chênes-verts sur les affleurements rocheux, et de chênes pubescents méditerranéens sur les sols plus légers, accompagnés par le buis, le thérébinthe, l'érable de Montpellier, le genèvrier, le thym, etc. L'arbousier et la bruyère poussent sur les sols calcéro-siliceux (Trélys, le Tauty, l'Arbousset...)..
La rivière l'Auzonnet qui contient quelques paillettes d'or.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Grand-Combe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports L'aménagement de la grande route traversant la localité est d'abord réalisé, tandis que la ligne de chemin de fer, Saint-Julien - Le Martinet, autorisée le , est construite en cinq ans; la gare du Martinet est inaugurée officiellement le . La ligne de la compagnie P.L.M. est ouverte à l'exploitation le . Jusqu'alors la production minière de Trélys était envoyée par l'embranchement Robiac-Rochessadoule de la ligne de Bassèges à Alais, livré en 1858.
Le village est proche des grands axes routiers menant vers Alès, Uzès et Nimes ou les Vans.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée... Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc national des CévennesLa réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol..
La commune fait partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons...
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique vignette|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : la « montagne du Rouvergue et vallée de l'Avène » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Le Martinet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (92,4 %), zones urbanisées (7,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune duMartinet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Auzon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1987, 1995, 2002, 2008, 2014 et 2015, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux duMartinet.