Wu Zao, aussi écrit Wu Tsao (chinois 吳藻 ; pinyin Wú Zǎo), née en 1799 et morte en 1862 ou 1863, est une poétesse, dramaturge et musicienne chinoise sous la dynastie Qing.

Biographie

Enfance et formation Wu Zao naît à Renhe dans la province de Zhejiang (l'actuelle Hangzhou) en 1799. Issue d'une famille de marchands aisés, elle reçoit une bonne éducation en littérature, musique et peinture. Par sa condition, elle est mariée jeune à un homme d'affairesAnthony C. Yu, dans nommé Huang.

Carrière

Musicienne Wu Zao excelle dans la maîtrise du Guqin, instrument chinois à sept cordes avec lequel elle donne des représentations de ses compositions auprès d'autres femmes éduquées. Elle écrit sous forme de sunco, des motifs toniques liés aux mélodies folkloriques proches de la littérature.

Dramaturge Wu Zao est la disciple du poète Chen Wenshu (1771-1843), qui prône une littérature féminine. Il la surnomme le « Maître de l'écran des fleurs ». Elle rejoint un cercle de femmes autrices.

Dramaturge, Wu Zao est l'autrice de qu (i.e. opéras dérivés de ballades chantées).

Au début de la vingtaine, elle écrit notamment un zaju, un drame lyrique en un acte intitulée Le Portrait ou L'image déguisée (Qiao Ying), qui pourrait bien être un autoportrait. Dans cette pièce, elle s'intéresse à la condition féminine au travers du thème du travestissementRoger Darrobers, Le Théâtre chinois, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », p. 63-64. La pièce est aussi connue sous le titre de Yinjiu jusao (comprendre « le Li sao tout en buvant »). Après avoir été portée à la scène, la pièce est publiée en 1825. Le rôle masculin est joué par une femme, Xie Xucai (nom qui est une référence à celui de Xie Daoyun), ce qui est assez subversif. Prenant plaisir à se vêtir en homme, Xie se lamente sur ses talents méconnus et son ambition frustrée, situation due à son sexeWilt L. Idema, dans Victor H. Mair (éd.), The Columbia History of Chinese Literature, Columbia University Press, 2001, p. 839.

Poétesse Poétesse, elle est l'autrice de deux recueils de ci (i.e. poésie chantée) : Hualian ci (trad. « rideau de fleurs ») et Xiangnan xuebei ci (trad. « le Sud parfumé et le Nord enneigé »). Bien que les deux recueils soient peu diffusé, ils acquièrent une large popularité grâce aux rassemblements privés.

À partir de 1937, elle se retire de la vie publique en vue d'une retraite spirituelle a priori bouddhiste ou taoiste.

Postérité Des chercheurs tels que Anthony Yu contribue à diffuser sa littérature dans le monde anglophone.

Bibliographie

BAO Z., Qingdai nüzuojia tanci yanjiu, Tianjin, Nankai daxue chubanshe, 2008 GUO M., LI Y., Lidai nüshiren shici, Guiyang, Guizhou renmin chubanshe, 1988 HUANG Y., Ginqdai si da nü ciren, zhuanxing zhong de Qingdai zhishi nüxing, Pékin, Hanyu dacidian chubanshe, 2002 ZHANG Y., Gudai nüshiren yanjiu, Wuhan, Hubei jiaoyu chubanshe, 2002

Notes et références

Catégorie:Écrivain chinois du XIXe siècle Catégorie:Dramaturge chinois du XIXe siècle Catégorie:Poète chinois du XIXe siècle Catégorie:Poétesse chinoise Catégorie:Autrice de littérature lesbienne Catégorie:Naissance en 1799 Catégorie:Date de décès incertaine (XIXe siècle)