Saint-Bauzély est une commune française située dans le centre du département du Gard, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le ruisseau de Teulon et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un espace protégé (les « gisements à vertébrés de Champ-Garimond et de Fons ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Bauzély est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Fons et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitants sont appelés les Bauzélyens ou Bauzélyennes.
Géographie Les communes de Montignargues, La Rouvière, Gajan et Fons sont limitrophes de la commune de Saint-Bauzély.
Saint-Bauzély est l'une des 79 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rouvière à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...
Un espace protégé est présent sur la commune : les « gisements à vertébrés de Champ-Garimond et de Fons », objets d'un arrêté de protection de géotope, d'une superficie de ..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique vignette|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. est recensée sur la commune. : le « bois de Lens » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Bauzély est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FonsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Fons, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (38 %), forêts (37,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), zones urbanisées (8 %), prairies (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Bauzély est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de Teulon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 2001, 2002 et 2014, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Bauzély. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 78,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 242 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le nom du village : en 1314 « écclésia de Sancto Baudilio »(rotulus ecclésiastiques municipales de Nîmes) , en 1384 « Locus des Sancto Baudilio de Médiogoto », en 1463 « Décimaria Sancti Baudili de Médiogoto », en 1478 « Sanctus Baudilius ultra-gardonnen », en 1635 « Saint Beauzely », en 1789 « Saint Bauzely outre gardon », en 1793 « Bauzelly » déchristianisation passagère du nom, et enfin « Saint Bauzely ».
Saint Baudille ou Bauzille était un martyr chrétien nîmois de .
Histoire
Des pierres de réemploi notamment des stèles dans le mur de l’école et dans le mur de l’ancien foyer prouvent que le village existait à la période gallo-romaine. Egalement une pierre taillée probablement une tête humaine provenant de l’église ainsi que de nombreuses pierres taillées se retrouvent dans les maisons voisines.
Dans les années 1930 Camille Hugues, archéologue, découvrit sur la commune, un magnifique bracelet gaulois en argent massif de production locale datant du . Ce bracelet faisait certainement partie de la parure d’un grand guerrier. Il se trouve à l’heure actuelle au musée d’archéologie nationale de St Germain en Laye.
Le temple est une ancienne église romane. D’un style très sobre, elle présente comme ornementation une colonnette qui encadre les principales ouvertures, assez bien conservée pour la fenêtre. Le tour de la porte a été restauré en 1990. Le haut du transept sud est décoré par des pierres triangulaires saillantes formant des dents d’engrenage surmontant deux petits arcs en plein cintre. Une tête humaine sculptée est visible dans le mur extérieur de la nef au-dessus de l’abside. Des travaux de réfection ont permis de découvrir un escalier en pierre dit à vis de St Gilles, une caractéristique architecturale rare.
Avant les travaux de bitumage on distinguait autour du chevet, entaillée dans la roche qui lui sert de socle, une série de sarcophages rappelant le vieux cimetière qui avoisinait primitivement l’église. Le cimetière a été déplacé en 1865 parce que trop près des habitations.
A Montignargues se trouve dans la cour de la maison de Mme Issoire le bénitier de l’ancienne église creusé dans un chapiteau gallo-romain. La présence de ce chapiteau et la découverte, lors des travaux d’abaissement du sol de la place du temple, de plusieurs dalles funéraires romaines portant des inscriptions semblent prouver que l’église a été construite sur l’emplacement d’un temple païen. Ce temple païen a dû subsister jusqu’au Xème ou XIème siècle où il fut détruit par les chrétiens, lesquels construisirent au XIIème siècle l’église catholique dans l’architecture que nous lui connaissons aujourd’hui. Cette église fit partie du diocèse d’Uzès qui venait d’être créé.
Au XIIIème siècle ce village prospéra et s’agrandit autour de l’église si bien qu’en 1384 lors du dénombrement à objectif financier effectué par Charles VI, Saint Bauzely était compté pour 8 feux ½ (soit une quarantaine d’habitants), tandis que Fons était compté pour 2 feux seulement, Montignargues pour 2 feux ½ et Saint Géniès pour 8 feux. Par conséquent, Saint Bauzély fortement taxé, passait pour un village riche.