Belvézet est une commune française située dans le nord-est du département du Gard, en région Occitanie.

La commune dispose d'un patrimoine naturel important, avec une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, et d'un patrimoine culturel avec deux édifices protégés au titre des monuments historiques : la castellas de Belvézet et l'église Saint-André.

Belvézet est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1861.

Géographie Localisation Le village de Belvézet est situé au cœur du Gard, à 10 km au nord-ouest d'Uzès et à une trentaine de kilomètres au nord de Nîmes.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

La commune est traversée par les Seynes, une rivière qui prend sa source sur la commune éponyme de Seynes et se jette dans l'Alzon (affluent du Gardon) entre les communes d'Uzès et Saint-Maximin.

Les Seynes recueillent dans la commune les eaux de plusieurs ruisseaux.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzès à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages Le village est situé dans un paysage de garrigues et de collines à la végétation sèche.

Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.4 |Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. concerne notamment Belvézet., celle du « plateau de Lussan et Massifs Boisés » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Belvézet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Uzès, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,7 %), cultures permanentes (18 %), terres arables (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 238, alors qu'il était de 225 en 2016 et de 215 en 2011..

Parmi ces logements, 51,4 % étaient des résidences principales, 39,5 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Belvézet en 2022 en comparaison avec celle du Gard et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (39,5 %) supérieure à celle du département (12,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Belvézet en 2022. Typologie Belvézet. Gard. France entière. Résidences principales (en %)51,478,882,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)39,512,79,7 Logements vacants (en %)9,18,58

Voies de communication et transports

Belvézet est desservi par la RD 218 et est tangenté à l'est par le tracé de l'ancienne route nationale 579 qui lui donne un accès aisé à Uzès et Lussan.

Une partie de l'aérodrome d'Uzès se trouve sur la frange est de la commune. Il s'agit d'un aérodrome à usage restreint pouvant accueillir les appareils qui y sont basés, ceux qui sont basés sur les aérodromes voisins, et qui est utilisable par les hélicoptères dans des conditions définies par l'administration.

Énergie Des parcs photovoltaïques ont été créés sous les mandats d'Aleth Robin et Raymond Bonnefille par trois opérateurs (Altergie, Générale du Solaire et Sovafim) en partenariat avec l’Etat, la commune et l’Office national des forêts, totalisant en 2017 répartis sur , soit une capacité de production de près de d'électricité par an, correspondant à la consommation annuelle d'environ 20.000 habitants...

Risques naturels et technologiques Le territoire de la commune de Belvézet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment Les Seynes. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1991, 1997, 1998 et 2002, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belvézet.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 64,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 216 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2012 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1983.

Toponymie Belvézet vient de l’occitan bèl et vezer, signifiant « bel aspect » ou « belle vue », indiquant un lieu élevé. C’est la même étymologie que pour les communes nommées Beauvezer et Belvèze. Le village porta différents noms au cours de son histoire : Locus de Bellovisu en 1272, Belvèze en 1622 ou encore Belveset en 1715..

Histoire Préhistoire

Le Paléolithique Un site potentiellement paléolithique a été identifié à Belvézet, et il y a de nombreux sites aux alentours : Allègre, la Bastide d'Engras, Castillon, Collias, Fontarèches, Saint-Anastasie, Serviers et Saint-Quentin. Il est très probable qu'il y ait eu des humains dès le Paléolithique à Belvézet, mais les indices de leur présence restent à confirmer.

Le Mésolithique Un outil du Mésolithique a été découvert à Belvézet. Il s'agit d'un outil de silex trouvé à la Combe des Grèzes (probablement dans la grotte des Grèzes) et qui date d'environ 9 000 ans.

Le Néolithique Localement, le Néolithique débute il y a environ 7000 ans, âge probable de l'enceinte du Roc del Jas. Pendant le Néolithique et les périodes suivantes, les plateaux du Gard sont parmi les lieux les plus importants en Europe pour les peuples préhistoriques avec une densité de peuplement très forte.

Le Chalcolithique Au cours du Chalcolithique (5000 à 4500 ans BP), beaucoup des mégalithes sont érigés dont sans doute le menhir de Belvézet. C'est la période des pasteurs des plateaux. Avec la découverte de nouvelles matières pour réaliser les outils, les anciennes matières ne sont pas abandonnées pour autant : le silex continue à être employé pendant très longtemps.

Les études préhistoriques à Belvézet Les études préhistoriques à Belvézet datent surtout du et du début du , époque à laquelle des curieux et érudits locaux ont commencé à s'intéresser aux éléments près de chez eux. Ce sont eux qui ont fourni le plus de détails sur la préhistoire de Belvézet. Depuis, les recherches ont été rares.

Le problème avec cette exploration assez précoce de Belvézet est que les premiers curieux n'étaient pas toujours bien équipés pour tirer tout le potentiel de leurs explorations. Parfois, ils souhaitaient surtout ramener le plus d'outils ou de morceaux de céramique possible, et ce faisant détruisaient les informations stratigraphiques.

Les plus connus et les plus sérieux des chercheurs de cette époque sont les suivants : Ulysse Dumas était un archéologue à Baron. Il a fait plusieurs fouilles à Belvézet au début du ; Louis Capitan était un célèbre médecin et archéologue et collaborait fréquemment avec Ulysse Dumas. Il était Chargé de conférences d'anthropologie pathologique à l'École d'anthropologie ;