Le combat de Campillo de Arenas se déroule le et oppose le corps expéditionnaire français aux forces révolutionnaires libérales espagnoles durant l’expédition d'Espagne.
Préambule et ordre de bataille Apprenant que le général Ballestreros prenait avec son armée une position forte à Campillo de Arenas, le général Molitor fit concentrer ses forces, les 26 et , afin d’obliger l’ennemi à combattre dès le lendemain en donnant l’ordre suivant Histoire de la Campagne d’Espagne en 1823 par Abel Hugo, pages 327 et suivantes. :
L’approche et la bataille Arrivé à une lieue de Montejicar, le général Molitor, escorté de 50 chasseurs du de chasseurs à cheval, marchant en avant de la division Pelleport rencontra une reconnaissance ennemie d’une centaine de cavaliers qui firent feu. Aussitôt l’escorte attaqua et mit hors de combat 4 officiers et 10 cavaliers, faisant en plus un grand nombre de prisonniers.
La division Loverdo entra en action pour s’emparer des Albunuelas occupées par l’ennemi et dont une colonne du régiment léger d’Aragon cherchait à manœuvrer sur les arrières français. Le général Corsin fit alors attaquer un bataillon de voltigeurs soutenu par les 1 et d’infanterie de ligne qui repoussèrent les Espagnols dans les hauteurs de Santa Coloma avant de les poursuivre à travers les montagnes. Dans cette affaire le régiment léger d’Aragon laissa sur le terrain une quarantaine de morts et beaucoup de blessés et les troupes françaises se rendirent maîtresses des Albunuelas où les voltigeurs et les et de ligne français prirent position.
Dans le même temps, les voltigeurs des 4 et légers conduits par le général Bonnemains se dirigeaient également vers les montagnes de las Albunuelas qui dominent Campillo de Arenas.
Toujours dans le même temps, le général en chef à la tête du la division Pelleport suivie des dragons du général Domon continuaient leur marche sur la droite des positions espagnoles. Le terrain devenant défavorable à l’artillerie, le général Molitor, la laissa à une demi-lieue de Campillo de Arenas à l’embranchement du chemin qui mène à Noalejo, Montejicar et Iznalloz sous la garde de 2 bataillons, réduisant ainsi ses forces à moins de .
Le général Saint-Chamans, à la tête des 4 et de chasseurs à cheval, poussa jusqu’à Noalejo, d’où il chassa l’ennemi, avant de revenir sur Campillo, où il retrouva les troupes du général Pelleport. Appuyée par deux compagnies de voltigeurs des 24 et d’infanterie de ligne, la cavalerie débusqua l’ennemi du village, puis les troupes françaises continuèrent leur effort sur les hauteurs dominant la vallée.
Pendant ce temps, le d’infanterie de ligne et un bataillon du 39, sous les ordres du général Buchet était parvenu à s’établir sur un plateau au pied du Castillo où se trouvèrent le général en chef et les dragons du général Domon.
De son côté le général Loverdo envoya le général Bonnemains au moulin de Velasco, sur le Dormillo, où le d’infanterie légère chargea et bouscula le régiment léger de Valence et qui, après avoir résisté, fut mis en déroute complète. Le régiment espagnol perdit outre un nombre important de morts et de blessés, son drapeau, 2 lieutenants-colonels, 5 officiers et une cinquantaine de soldats qui furent faits prisonniers.
Les Espagnols occupaient les hauteurs entre Campillo et le Castillo avec 5 régiments d’infanterie et .
La majeure partie des troupes étaient engagée, le feu était extrêmement vif et les Espagnols combattaient avec ténacité. Deux de leurs régiments avaient chargé à la baïonnette mais avaient été repoussés. Les troupes du général Ballestreros qui avaient tenu un grand nombre de positions, principalement au Cortijo del Castillo, en furent chassées par les attaques des et légers, des et de ligne. Le de ligne s’était emparé du Puerto de Arenas et gardait le cours du Dormillo et les débouchés sur Cambil.
Pressée de toutes parts, l’infanterie espagnole essaya de se rallier une quatrième fois. Elle se retira sur la position du Castillo, hérissa les rochers de tirailleurs et couronna les crêtes par ses troupes.
La de la division Loverdo et les voltigeurs de la , avec le de ligne en réserve, attaquèrent la position du côté de Puerto de Arenas, tandis que le de ligne soutenu par le , la tournaient et l’abordaient. Les tirailleurs ennemis qui semblaient inaccessibles, furent délogés à la baïonnette et les lignes espagnoles furent forcées tant et si bien que les Espagnols furent contraints de se retirer en désordre sur Cambil laissant une grande quantité de morts, de blessés, de prisonniers, d’armes et de bagages..
La poursuite dura jusqu’à la nuit à une demi-lieue de Carchelejo (Cárcheles). Les difficultés du terrain empêchant l’action de l’artillerie et de la cavalerie française, sauvèrent de la destruction totale le corps du général Ballestreros.
Bilan Dans les deux nuits qui suivirent, plus de espagnols désertèrent. Ainsi le corps d’armée sur lequel le gouvernement des Cortès fondait le plus d’espérances pour la défense du midi de l’Espagne se trouvait réduit, le , à Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles… par Charles-Théodore Beauvais ; volume 28, page 280.
Articles connexes Réorganisation des corps d'infanterie français (1820)
Bibliographie Abel Hugo, Histoire de la Campagne d’Espagne en 1823, 2 volumes, Paris, Lefuel, 1824 et 1825.
Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie
Catégorie:Histoire de l'Espagne au XIXe siècle Catégorie:Politique extérieure de la Restauration Catégorie:Guerre du XIXe siècle Catégorie:1823 en Espagne Catégorie:Expédition d'Espagne Catégorie:Bataille de 1823 Catégorie:Juillet 1823