Guipry-Messac est une commune nouvelle, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Créée le , elle est issue de la fusion des communes de Messac et de Guipry devenues des communes déléguées.

Géographie

Situation

Guipry-Messac se situe au nord-est de Redon. Le bourg de Guipry se trouve sur la rive droite de la Vilaine, tandis que le bourg de Messac est situé sur la rive gauche. Les deux bourgs sont reliés par les ports de Guipry et de Messac. La Vilaine qui traverse son territoire a été un important moyen de communication et une route commerciale qui acheminait des marchandises. Aujourd'hui, le port de Guipry-Messac est resté actif par le tourisme fluvial.

Guipry-Messac est connu pour ses inondations, comme celles de et de .

Relief et hydrographie Les altitudes les plus élevées se trouvent dans les parties sud des deux anciennes communes, qui correspondent aux hauteurs de type relief appalachien, correspondant aux schistes briovériens de l'anticlinal de Messac redressés à la verticale et à des affleurements de grès armoricain., atteignant 115 mètres dans le Bois de Baron, pour l'ancienne commune de Guipry et 89 mètres entre les écarts de Cahors et Boulifard pour l'ancienne commune de Messac. La majeure partie du territoire de la commune nouvelle de Guipry-Messac est formée d'un plateau, correspondant à la partie sud du bassin de Rennes, situé vers une cinquantaine de mètres d'altitude et s'abaissant progressivement vers le nord jusqu'à une vingtaine de mètres d'altitude, ainsi qu'en s'approchant de la vallée de la Vilaine, qui traverse la commune, la coupant littéralement en deux (c'était d'ailleurs l'ancienne limite communale entre Guipry et Messac).

La Vilaine, un fleuve côtier, entre dans la commune vers huit mètres et en sort vers trois mètres d'altitude; sa vallée, large et peu encaissée dans le nord de la commune, devient plus étroite, sinueuse et encaissée dans sa partie sud où elle traverse en cluse les hauteurs précitées. La Vilaine reçoit les eaux de plusieurs petits affluents, tant de rive droite (rive ouest, ancienne commune de Guipry) comme les ruisseau de Tréfineu, de moulin Alain et du pont David, que de rive gauche (rive est, ancienne commune de Messac) comme le ruisseau du pont aux Roux, mais aucun d'entre eux n'est un affluent important .

Des inondations graves et fréquentes Le risque d'inondation est élevé à Guipry et Messac.. Les crues de la Vilaine provoquent des inondations fréquentes à Guipry et Messac : mesurés à l'écluse de Guipry, la crue des 27 et (une inondation s'était déjà produite 15 jours auparavant) a atteint un pic de crue record à 3,81 m (plus de 300 personnes ont dû être évacuées, 346 maisons inondées, le pont reliant Guipry et Messac submergé, le trafic ferroviaire interrompu pendant plusieurs jours.), effaçant la marque de celle du qui était à 3,58 m et ., celle du (3,41 m) et du (2,55 m). ; en remontant plus loin dans le temps, nombreuses furent aussi les inondations, par exemple en 1772 de graves inondations détruisirent le pont reliant Guipry et Messac et pendant l'hiver 1790-1791 l'écluse de Mâlon, qui venait d'être construite, fut détruite par une inondation ; celles du et des 3 et ont aussi été très importantes.

Transports Réseau routier En ce qui a trait aux transports routiers, la ville est traversée par : la RD 772 (ancienne route nationale 772 déclassée) vers Ploërmel, Guer, Maure-de-Bretagne, Bain-de-Bretagne et Châteaubriant la RD 777 (ancienne route nationale 777 déclassée) vers La Gacilly, Pipriac, Sixt-sur-Aff, Janzé et Vitré

La ville est également desservie par une route structurante à : la RD 177 vers Rennes, Guichen et Redon. Navateo Le , un service de navettes et de transport à la demande appelé « Naveteo » est mis en place par l'intercommunalité. La commune compte ainsi .

Rive Guipry :

Rive Messac :

Réseau ferroviaire thumb|Guipry ː le viaduc ferroviaire de Corbinières (ligne de Rennes à Redon) sur la Vilaine au début du (carte postale). La gare de Messac - Guipry, mise en service le (à l'origine, la gare dessert deux communes distinctes, Messac et Guipry, d'où son nom qui est à l'inverse de celui de la fusion ultérieure, nommée, elle, Guipry-Messac). Elle est sur la ligne de Rennes à Redon à équidistance des gares de Rennes et de Redon et met Guipry à seulement de ces deux villes.

Menacée de suppression à partir de 1978, le maintien de la gare est l'objet, durant plusieurs décennies, de nombreuses mobilisations d'usagers que rappelle la statue Au voyageur méprisé installée devant la gare en 1990.

Guipry est desservie par des trains circulant sur les lignes 04 Rennes - Nantes, 08 Rennes - Messac-Guipry et 15 Rennes - Redon.

La gare de Messac-Guipry est équipée de nouveaux abris de quais à la fin de 2010 et un garage sécurisé pour vélos est créé.

Réseau fluvial Le trafic marchandises a cessé depuis la décennie 1970. Le port de plaisance de Guipry-Messac, avec une capacité de 90 emplacements, a été créé en 1979 ; il a été agrandi en 1991 et a désormais une capacité de 166 emplacements et est géré par le réseau "Le boat"..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, le Pont aux Roux, l'Eval, le Moulin Alain, le Tréfineu, les Riais, la Vionnais, le Pont David, le ruisseau de la Carrée, le ruisseau de la Chire, le ruisseau de la Martinaie, le ruisseau de launay, le ruisseau de Mélac, le ruisseau des Houtèries, le ruisseau du Goutard et le ruisseau lambert et un autre petit cours d'eau..

La Vilaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Vilaine sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 765 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1935 au 01/12/2017.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Le Pont aux Roux, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Bain-de-Bretagne et se jette dans les Riais sur la commune, après avoir traversé ..

L'Éval, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lohéac et se jette dans la Vilaine à Saint-Malo-de-Phily, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Guipry-MessacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Baron () et l'étang de Chaumeray ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Guipry-Messac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Guipry-MessacUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Toponymie Guipry Guipry est mentionné pour la première fois au , puis sous les formes Wicbry vers 710, Uuiperiaca [Vicaria] en 834 dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Maur de Glanfeuil à Saint-Maur-sur-Loire (devenu Le Thoureil)Cartulaire de l'abbaye de Saint-Maur-sur-Loire. Archives d'Anjou, I,362. Cité par La Borderie, II,176 et Erwan Vallerie - Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, éditions Beltan, 1986, p. 106, Wipperica [Vicaria] en 843" Language monographs", William Edward Collinson, Waverly Press, incorporated, 1937, page 61, Guicbri en 913"Language monographs", William Edward Collinson, Waverly Press, incorporated, 1937, page 61, Guipri en 1101, Guipreio en 1163, Guipre en 1330, Guipri en 1351, Guibry au Site de KerOfis - Office de la langue bretonne : formes anciennes (+) de Guipry .

D'après les formes les plus anciennes, le premier élément Gui- représente le vieux breton guic (prononcer [gwik]) qui signifie « bourg, agglomération ». Il est lui-même issu du latin vicus de même sens. Le second élément -bri est peut-être un nom de personne breton, ce qui confèrerait à Guicbri la signification suivante : « le bourg (le vicus) de Bri (du nommé Bri) ». Cette hypothèse est renforcée par la présence de plusieurs colonies ou paroisses bretonnes qui s'étaient fixées à l'ouest de la Vilaine. Ces colons, vraisemblablement d'origine domnonéenne avaient pour nom : Anast (Maure-de-Bretagne ; Plebs Anast en 832, Anast en 867 - 871, Ec. de Maura en 1152), Winnon (> Guignen ; Vicaria Winnona en 843, Guinnon en 1108) ou encore Bri (> Guipry)Pierre Lebreton, Guipry, Histoire d'un Pays breton, Le Groupement breton des Pays de Vilaine, 1995.

Le nom de la commune en gallo est Ghipri prononcé [ɟipri].

La forme bretonne normalisée de Guipry donnée par l'Office public de la langue bretonne est GwipriOffice public de la langue bretonne..

Messac Le nom de la localité est attesté sous les formes Metiacus en 843 sur une carte de Redon, Mezac en 1089, Mechac en 1279, Messacum en 1516.

Nom de domaine d'origine gallo-romaine metiacum formé sur le nom d'homme gaulois Metius et le suffixe de localisation –acum / -iacum (du gaulois –akon / -iakon), avec le sens général de « domaine de Métius ».