La deuxièmeAprès celle provoquée par le décret du 29 mars 1880 qui interdit l'enseignement public aux congréganistes et par la loi Goblet du 30 octobre 1886. expulsion des congrégations religieuses de France est la conséquence de la loi du sur les associations qui soumet les congrégations à un régime d'exception décrit au titre III de la loi.

Ces expulsions sont principalement menées par le président du Conseil Émile Combes.

Des congrégations religieuses contestées À la fin du , sous la Troisième République, le terme de congrégations désigne les congrégations religieuses, c'est-à-dire les associations de religieux et de religieuses ayant fait des vœux religieux et répondant à une mission spécifique. L'une de leurs missions, la plus contestée par les républicains anticléricaux, est l'instruction des enfants, donnée par des établissements d'enseignement privés tenus par un personnel religieux.

Les décrets de 1880, pris et appliqués par les républicains au pouvoir comme Jules Ferry et expulsant les congrégations de religieux, n'ont pas résolu la question des congrégations : Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, éd. Perrin, 2005 ; éd. 2006, ..

L'historien Jean Sévillia cite des évaluations chiffrées : .

Le titre III de la loi de 1901 La loi Waldeck-Rousseau sur les associations soumet l'existence des congrégations à une demande d'autorisation : (art. 13)

(art. 14)

(art. 15)

(art. 16)

(art. 18)

Cette loi fait suite à la reconstitution partielle de nombreuses congrégations après leur expulsion en 1880.

La politique d'interdiction des congrégations

Le Vatican condamne la loi, mais laisse aux congrégations la liberté de demander leur autorisation, ce que font la plupart d'entre elles. Cependant, la victoire du Bloc des gauches aux élections législatives de mai 1902 porte au pouvoir Émile Combes, allié avec les socialistes de Jaurès, et dont le gouvernement mène un farouche combat anticlérical. Il procède à une interprétation restrictive de la loi de 1901.

Au printemps 1903, Combes transmet à la Chambre des députés cinquante-quatre dossiers de demandes d’autorisation de congrégations masculines présentés par plus de mille neuf cent quinze maisons. Les dossiers se répartissent en trois groupes, tous assortis d’un avis négatifChristian Sorrel, La République…, op. cit., . : vingt-cinq congrégations « enseignantes » (représentant maisons et ) ; vingt-huit « prédicantes » (225 maisons et ) ; une commerçante (les Chartreux, 48 moines).

Parallèlement, Combes transmet au Sénat les demandes de six congrégations d'hommes « hospitalières, missionnaires et contemplatives », cinq avec avis favorables qui resteront tolérées. : les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, les trappistesLes trappistes échappèrent à l'expulsion grâce à l'action de Dom Jean-Baptiste Chautard., les cisterciens de Lérins, les Pères blancs, et les Missions africaines de Lyon, une avec avis négatif : les salésiens de Don Bosco.

Quant aux congrégations féminines, 390 ont déposé une demande d'autorisation. Seulement 81 dossiers de congrégations « enseignantes » seront transmis à la Chambre avec avis défavorablesAdrien Dansette, Histoire de la France contemporaine…, ..

La Chambre ou le Sénat suivent les préconisations de Combes. Les congrégations non autorisées sont expulsées à partir d'. Ainsi les moines de la Grande Chartreuse sont expulsés manu militari le ....

Durant l'été 1902, ouvertes avant la loi de 1901 de congrégations non autorisées sont fermées sur le territoire national, par ordre d’Émile Combes; et le mouvement s’accélère en 1903 par l'effet de la loi du , qui dispose qu'est frappé d'amende ou de prison : quiconque ouvrirait sans autorisation un établissement scolaire congréganiste ; toute personne qui après ordonnance de fermeture continuerait les activités de l'établissement ou en favoriserait l'organisation ou le fonctionnement.

Les expulsions rencontrent des oppositions nombreuses et violentes de la part de la population, notamment en Bretagne., à Nantes. et en Chartreuse..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire des congrégations chrétiennes en France Congrégation religieuse en droit français Anticléricalisme

Bibliographie . .

.

Curtis, Sarah A. « Chapitre 7. Persécution et résistance (1901-1904) ». L’Enseignement au temps des congrégations, Presses universitaires de Lyon, 2003, https://doi.org/10.4000/books.pul.17808.

Catégorie:Histoire du christianisme en France Catégorie:Catholicisme en France Catégorie:Histoire du catholicisme Catégorie:Histoire religieuse de la France Catégorie:1903 en France Catégorie:Anticléricalisme Catégorie:1902 dans le christianisme Catégorie:1903 dans le christianisme