vignette|Logo du plan Au contact dévoilé le .

« Au contact » est le nom donné au plan de réorganisation de l'Armée de terre française à la suite des attentats de en région parisienne. Ce dernier a été présenté par le général d'armée Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'Armée de terre en . Il doit notamment permettre à l'Armée de terre de faire face à un déploiement inédit sur le territoire français : jusqu'à dans le cadre de l'opération Sentinelle, là où le plan Vigipirate n'en mobilisait que avant les attentats..

Contexte et annonces vignette|Patrouille durant l'opération Sentinelle, à Strasbourg, le . En , le président de la république François Hollande, décide d'abord de préserver , dont au sein de l’Armée de terre, par rapport au prévues dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019..

Lors du conseil de défense du , François Hollande décide d'augmenter les moyens de l'armée française : la force opérationnelle terrestre, projetable en tout temps et tout lieu, passera de à en 2016.. Cela nécessite de sauvegarder mais seront tout de même supprimés dans la défense entre 2014 et 2019. Pour atteindre cet objectif, les engagés pourront prolonger leur contrat et d'autres qui étaient retournés dans le civil pourront revenir. Enfin les chefs de corps pourront recruter directement des militaires du rang pour leur régiment..

Le , le plan Au contact est présenté pour la première fois par le chef d’état-major de l’Armée de terre à l’École polytechnique.. Il marque une rupture avec ce qui s’était passé depuis 1996 : en effet, lors de la professionnalisation des armées, la Défense opérationnelle du territoire, coûteuse, avait disparu en faveur des autres forces projetables en opérations extérieures. Les nouvelles missions sur le territoire national posent aussi par exemple des problèmes logistiques : il faut ainsi loger et soutenir des militaires en région parisienne alors que l'Armée de terre ne dispose plus d'autant de capacités qu'auparavant..

Il y a aussi la question du rapport avec les Français, les limites à ne pas dépasser en matière de déploiement d'hommes ou de matériels, ainsi que le rôle de l'armée par rapport à celui des forces de police et de gendarmerie. Le but étant d'éviter toute impression de sur militarisation de la société..

Le , toutes ces décisions sont votées par le Parlement lors de la révision de la LPM : en tout d’euros de crédits supplémentaires sont alloués à la défense..

Nouveau format Deux grandes divisions interarmes (la et la ) sont recréées et encadrent chacune trois brigades, soit un total de deux brigades lourdes, deux brigades médianes et deux brigades légères.. La légère blindée de Clermont-Ferrand est dissoute et ses régiments versés dans l'une des six autres brigades. Les unités françaises de la brigade franco-allemande sont subordonnées à la division. Les états-majors des deux divisions remplacent l'État-major de force n° 1 (Besançon) et l'État-major de force n° 3 (Marseille) dont les structures avaient déjà vocation à commander des divisions de type OTAN ( à ) en opérations extérieures. Ces divisions sont complétées indépendamment par les unités permanentes en outre-mer et à l'étranger. L’ensemble formant la force Scorpion de l'Armée de terre.

La d'aérocombat, héritière de la division aéromobile, est également créée et directement subordonnée au commandement de l'aviation légère de l'Armée de terre (COM ALAT).. Elle compte près de 350 hélicoptères de combat et de transport..

Des commandements sont aussi créés par spécialité. : forces spéciales (par transformation de la brigade des forces spéciales terre) ; formation et entraînement ; renseignement ; systèmes d'information et de communications ; logistique ; maintenance ; territoire national...

Le niveau divisionnaire compte ainsi onze commandements et deux divisions.

upright=4|thumb|center|Nouvelle organisation de l'Armée de terre française.

Matériels supplémentaires Dans le même temps, un certain nombre d'achat d'équipements ont été maintenus, confirmés ou annoncés.. Parmi eux : 55 livraisons d'hélicoptères en 2015 et 2019 (25 NH90 Caïmans, 15 Tigre, 15 Cougar rénovés) ; nouvelle tenue de combat F3, à partir de 2017 ; 98 véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) ; 10 systèmes de deux engins de déminage.

Les brigades blindés dites de « haute intensité » disposeront notamment du char Leclerc rénové et les brigades médianes seront équipées des nouveaux blindés Jaguar et Griffon. Quant aux deux brigades légères, elles regrouperont les unités parachutistes et les troupes de montagne.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2013 Loi de programmation militaire Organisation de l'Armée de terre française

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