Le puits Ricard est un ancien charbonnage situé à La Grand-Combe dans le département du Gard, en région Occitanie. Le puits est creusé de 1932 à 1935 jusqu'à de profondeur. Le , un incendie fait deux morts et détruit le chevalement qui est remplacé par un nouveau mi-béton mi-métallique. L’ingénieur responsable de sa réalisation, Charles Tournay y fait une chute mortelle. Le carreau ferme en 1978 et devient un musée qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le avec le label « Patrimoine du » avant d'être restauré en 2010.
Localisation Le puits Ricard est situé au 51, rue des Poilus dans la vallée Ricard à La Grand-Combe dans le département du Gard, en région Occitanie..
Histoire L'exploitation minière débute au début du sur le territoire de la commune qui est créée en 1846 grâce au développement de cette industrie. Le puits Ricard est creusé en 1932. et ouvre en 1935. Le , un incendie prend dans le puits et détruit le chevalement métallique et fait deux victimes..
Un nouveau chevalement (l'actuel) est construit en 1939, il est composé d'un porte-à-faux en béton armé et d'un faux-carré métallique.. Ce chevalement est l’œuvre d'un ingénieur liégeois, Charles Tournay qui fait une chute mortelle depuis le sommet du chevalement en visitant le chantier de construction.. Les parties métalliques (faux-carré, équipement de sécurité, molettes et toitures) sont réalisées par l’entreprise Derobert. L'axe des molettes est situé à de haut, ces dernières ont un diamètre de .
Lors de la grande grève des mineurs de 1948, des affrontements ont lieu entre grévistes qui occupent le puits Ricard avec un piquet de grève, et la compagnie républicaine de sécurité (CRS) 161, de Marseille. Le matin du , le carreau de mine est expulsé sur ordre du ministre socialiste Jules Moch. L'après-midi, une importante manifestation de mineurs pour la réoccupation du puits a lieu. Les affrontements sont extrêmement violents, et les manifestants débordent les CRS qui sont submergés et battus par les mineurs. Refluant, ils sautent ou sont jetés du haut d'un mur de 6 (ou 10) mètres de haut. 14 CRS sont gravement blessés, 56 plus légèrement. Aucun coup de feu n'est tiré ce jour-là, et on ne connaît pas le bilan des blessés chez les mineurs. Les grévistes occupant le puits Ricard seront finalement évacués à l'aide de blindésMarion Fontaine, Xavier Vigna « La grève des mineurs de l'automne 1948 en France », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2014/1 121, 27.Jan-Marc Maupoix, « CRS n° 161 », Les Polices Mobiles, consultée le 29 mars 2017..
L'exploitation cesse en 1978, mais les bâtiments sont conservés pour devenir un musée. Le site désaffecté est inscrit au titre des monuments historiques le avec le label « Patrimoine du ». Les bâtiments sont restaurés lors d'un chantier en 2010. Le chevalement bénéficie d'un éclairage nocturne à partir de ..
Description Le classement comprend le chevalement, le puits de mine, la machine d'extraction, le musée du mineur, les bains-douches (salle des pendus) et les annexes.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Mine en France Mine témoin d'Alès Mines de charbon des Cévennes Liste des musées de la mine Liste des monuments historiques du Gard Liste des édifices labellisés « Patrimoine du XXe siècle » du Gard Liste des chevalements subsistants en France
Liens externes
Bibliographie
Catégorie:Monument historique dans le Gard Catégorie:Monument historique inscrit en 2008 Catégorie:Houillère dans les Cévennes Catégorie:Édifice labellisé « Patrimoine du XXe siècle » dans le Gard Puits Ricard Puits Ricard Catégorie:Mine monument historique en France