L'espionnage de l’Élysée par la NSA (ou « FranceLeaks ») désigne l'espionnage de dirigeants politiques français par les États-Unis, entre 2006 et 2012. Le scandale a été révélé par WikiLeaks, Mediapart et Libération le .

Révélations Toutes classifiées « top secret », les notes détaillent l'espionnage de la France par les États-Unis sur des questions diplomatiques, de politique locale ou économiques de tous ordres..

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange déclare : .

Notes classifiées « top secret » Les cinq premières notes de la NSA sur François Hollande datent du , celles concernant Nicolas Sarkozy du , et , et de pour Jacques Chirac..

Liste des dirigeants français ciblés par les États-Unis Les documents contiennent la liste des cibles , détaillant les numéros de téléphone de nombreux officiels à l'Élysée ainsi que le téléphone direct du président. Selon Mediapart, sont également concernés le .

Réactions L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a réagi en dénonçant, selon son entourage, ..

L'ancien secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, dont le numéro de téléphone figurait sur une liste de la NSA, a jugé le procédé « inadmissible ».

L'ancien secrétaire d’État au Commerce extérieur (2010-2012) Pierre Lellouche juge les méthodes de la NSA, dénonce et demande une réaction de la France qui .

Le président de la commission des lois à l’Assemblée et rapporteur du projet de loi relatif au renseignement, Jean-Jacques Urvoas, a indiqué qu'.

Conséquences En , un nouveau scandale d'espionnage de l'État français ainsi que de certains dirigeants européens, par la NSA avec la complicité du Danemark, est révélé. À cette occasion, certains hommes politiques expriment publiquement l'idée que rien n'a été fait depuis 2013, voire depuis 2006, pour éviter que cela ne se reproduise, malgré les déclarations prudhommesques des présidents concernés et de leurs équipes au moment des faits. On découvre que l’espionnage systématique s'est poursuivi. La polémique intense et la passivité de l’État français est à nouveau évoquée, toutefois bien qu’il soit à nouveau question des révélations d'Edward Snowden, le nom de Julian Assange, toujours incarcéré, n’est jamais prononcé. , la Première ministre danoise, minimise l’affaire qui serait pourtant en lien avec le limogeage de plusieurs responsables du Renseignement militaire danois en .

En , lors de l'affaire Alstom, le ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, veut initier la mise en place d'une coopération de transmission d'informations de contre-espionnage entre le ministère de l'Économie et le ministère de la Défense ; cette initiative lui est refusée car le président de la République de l'époque, François Hollande, s’y oppose.

Sources Dossier « Espionnage Élysée » sur WikiLeaks « 2006-2012: Hollande, Sarkozy et Chirac écoutés » sur Mediapart, le « WikiLeaks - Chirac, Sarkozy et Hollande : trois présidents sur écoute » sur Libération, le

Notes et références

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