Psousennès ou Pasebakhaienniout , que Manéthon appelle Psousennês et auquel il compte quatorze ans de règne, est un roi égyptien depuis Tanis sur le territoire de la Basse-Égypte vers 957 à 943 avant l'ère communeOu 959 à 945 AEC pour D. Arnold, N. Grimal, J. Kinnaer, I. Shaw, D. Sitek, T. Schneider. Il sera le dernier pharaon de la . Il y a beaucoup d'incertitudes concernant ce souverain très mal documenté.
Généalogie
Les origines de Psousennès sont inconnues, mais il semble s'inscrire dans la lignée des rois tanites. Ainsi, il est possible qu'il soit tout simplement le fils de son prédécesseur Siamon.
La reine Karimala, « grande épouse royale » et « fille du roi », est donnée par Chris Bennett comme fille d'Osorkon l'ancien et épouse de Siamon ou de Psousennès , avec une préférence pour Siamon. Cette théorie reste toutefois peu suivie, et l'ouvrage de synthèse de Frédéric Payraudeau ignore complètement cette reine.
Psousennès a au moins une fille : Maâtkarê, qui épouse ,deuxième roi de la , et avec qui elle a le grand prêtre d'Amon Sheshonq.
Une seconde fille lui a été quelques fois accordée : Tanytsepeh, qui épouse Chedsounéfertoum, grand prêtre de Ptah à Memphis, bien qu'il s'agisse plus vraisemblablement de la fille de , premier roi de la .
Identité
Il a parfois été confondu avec le grand prêtre d'Amon , fils de , qui vécut à la même période. est grand prêtre dès l'an du règne de Siamon, or un grand prêtre d'Amon nommé Psousennès est à nouveau attesté en un an qui ne peut être que celui du successeur de Siamon, c'est-à-dire Psousennès . À moins de considérer que Psousennès, fils de , ait abandonné sa charge de grand prêtre d'Amon à la mort de Siamon pour devenir roi et laisser sa place à un nouveau grand prêtre nommé également Psousennès, il est bien plus réaliste de considérer que le fils de a conservé sa charge d'un règne à l'autre, le nouveau roi Psousennès successeur de Siamon étant une autre personne.
Règne
Manéthon indique quatorze ans de règne pour ce roi, ce que semblent attester les divers documents datant de son règne : un texte des annales sacerdotales daté d'un an d'un Psousennès ne peut que lui correspondre, tandis que des bandelettes de momies thébaines indiquent pour la datation la plus élevée l'an . Les égyptologues Rolf Krauss, Erik Hornung et David Warburton ont modifié la durée de règne donnée par Manéthon de quatorze à vingt-quatre ans. Cette proposition est fondée sur la chronologie interne de la grande stèle de Dakhla, qui remonte à l'an 5 de . Pour eux, les dates de règne pour ce pharaon seraient de 967 à 943 AEC ; leur hypothèse ne fait toutefois pas l'unanimité.
Les personnes les plus importantes du royaume sont alors le grand prêtre d'Amon et surtout la famille d'Osorkon l'ancien : son frère, le grand chef des Mâ Nimlot, le fils de Nimlot, le grand chef des Mâ Sheshonq (le futur roi ) et le fils de Sheshonq, le chef des archers du roi Osorkon (le futur roi ). Cette famille est la plus puissante du royaume à ce moment-là, et obtient d'ailleurs du roi l'établissement d'un culte à Abydos pour Nimlot lorsque ce dernier meurt au cours du règne (c'est probablement à cette occasion que Psousennès et ont laissé leurs titulatures respectives dans le temple funéraire de et laisser des jarres votives près du tombeau d'Osiris dans la nécropole d'Oumm el-Qa'ab). Sous son règne, par l'action du grand prêtre d'Amon , déjà en poste sous le règne de Siamon, les activités se multiplient sur la rives ouest de Thèbes pour protéger les tombeaux des pilleurs qui continuent de sévir.
La fille de Psousennès , Maâtkarê et à qui Psousennès dédie une inscription oraculaire sur le du temple d'Amon à Karnak, épouse d'ailleurs le chef des archers du roi Osorkon, qui deviendra plus tard le roi et avec qui elle aura un fils, Sheshonq, qui deviendra grand prêtre d'Amon à Thèbes. À la mort de Psousennès , la puissance de la famille de et les liens matrimoniaux permettent à ce dernier de se proclamer roi et légitime successeur de Psousennès , inaugurant ainsi la .
Sépulture
II construit probablement son tombeau à Tanis dans la nécropole royale aménagée dans l'enceinte du grand temple d'Amon. Cependant cette tombe n'a pas été retrouvée. Selon quelques spécialistes, il serait l'une des deux momies (l'autre étant potentiellement celle de son prédécesseur Siamon, selon Bill Manley) retrouvées complètement décomposées dans l'antichambre du tombeau de découvert par Pierre Montet en 1940. Cependant rien ne vient confirmer cette supposition. Les historiens basent leur proposition sur la découverte d'ouchebtis trouvés sur ces momies qui portaient le nom du pharaon.
Culture moderne
Dans son recueil de nouvelles Les Reines tragiques (1962), et précisément dans la deuxième, La Reine résignée, sur Balkis, reine de Saba, la romancière Juliette Benzoni attribue le nom de Taya à l'épouse de Salomon, la principale de son harem, l'« Égyptienne », fille de Pharaon, en nommant ce dernier comme « Psousennès », plutôt que comme Sheshonq, son successeur immédiat voire « simultané » sur le trône, et le premier pharaon de la dynastie suivante, la J'ai lu, Éditions de Trévise, Paris, 1962.
Titulature
Notes et références
Bibliographie
Erik Hornung, Rolf Krauss et David Warburton, Handbook of ancient egyptian chronology, Handbook of Oriental Studies : Section 1, the Near & Middle East, illustrated edition, Brill Academic Pubishers, Leyde, et ;
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