Jean-Jérôme Imbault (Paris, - Paris, ) est un violoniste et un important éditeur de musique français à la fin du et au début du (avec Sieber).
Biographie
Enfant, il étudie avec le violoniste Pierre Gaviniès. Il fait ses débuts à dans un concerto ; le Mercure de France du le considère comme plein de promesse, mais dix ans plus tard le même magazine a moins d’enthousiasme et qualifie le tout de « notable timidité » (). Ensuite son activité musicale se limite à l'enseignement et à la participation dans divers orchestres, notamment au Concert Spirituel, au Concert Olympique et en 1810, la Chapelle impériale. Parfois il est premier violon ou même parfois soliste.
Éditions thumb|left|alt=page de titre|Page de titre du second concerto pour flûte de François Devienne, édité par Imbault en 1783 (fonds BnF). thumb|alt=page de titre partition Imbault|Page de titre de la Symphonie concertante, opus 16, de Jean-Baptiste Davaux (Paris, 1800, éd. Imbault) Imbault fonde une maison d'édition musicale au début des années 1780. Elle fonctionne la première année grâce à l'aide Jean-Georges Sieber (l'autre grand éditeur de la période) qui a déjà une maison d’édition en place, « À la règle d’or » depuis 1771. Leur association est annoncée le avec la parution du second concerto pour flûte de François Devienne (1759–1803). À partir de , les annonces le présentent seul, pour des publications de Jean-Baptiste Cartier et Grétry. Son enseigne, « Mont d’or », est sise rue Saint-Honoré. Il se dit d'abord « marchand de musique et de cordes d’instrument » puis, début 1811, comme professeur et éditeur de musique.
Dans les catalogues publiés entre 1786 et 1803 et surtout un catalogue de 284 pages de publication datée de 1791 ou 1792 – contenant environ 200 œuvres instrumentales –, on peut suivre l’importance considérables des publications de la firme. Sont représentés nombre de compositeurs d’importances : Haydn (dont les Symphonies Parisiennes (), Clementi, Viotti, Pleyel, Mozart, Boccherini, Gyrowetz, Paul Wranitzky, Daniel Steibelt, Dussek, Alessandro Rolla, Giacomo Gotifredo Ferrari, Antonio Salieri (Tatare) et bien d'autres compositeurs.
Durant la révolution, il publie environ une centaine d’hymnes patriotiques.
En 1798 ou 1799, il achète la boutique d'un éditeur du nom de Leblanc pour avoir un autre emplacement de vente qu’il précise dans ses publicité : dans le « péristyle du Théâtre de l'Opéra comique », au 461 rue Favart.
En , il vend son fonds de commerce à un ancien commis, Pierre-Honoré Janet et à Alexandre Cotelle. Il se retire – mais reste au 125 rue Saint-Honoré où se trouve le commerce – vivant de ses rentesFiche Imbault sur data.bnf.fr.
À sa mort à il laisse sa femme, avec qui il n’a eu aucun enfant.
Bibliographie Catalogue thématique des ouvrages de musique mis au jour par Imbault. Paris, 1791 ou 1792 ; réédition Genève, 1972, 288 .
Articles
Jean Gribenski, Un métier difficile: éditeur de musique à Paris sous la Révolution, Le tambour et la harpe, Lyon, 1989. Éd. J.-R. Julien et J.-R. Mongrédien, Paris, 1991,
Anik Devriès et François Lesure, Dictionnaire des éditeurs de musique français. Vol. 1. Genève, Éditions Minkoff, 1979, . Henri Vanhulst, Un catalogue manuscrit de Jean-Jérôme Imbault postérieur à 1812, dans « Noter, annoter, éditer la musique : mélanges offerts à Catherine Massip » (Paris : BnF ; (coll. « Hautes études médiévales et modernes » () Genève, Droz, 2012) .
Notes et références
Liens externes
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