La de réserve de la Garde est une unité de l'armée allemande qui combat lors de la Première Guerre mondiale. Au déclenchement du conflit, la division est engagée à Charleroi, Guise avant de combattre à la bataille de la Marne. Elle occupe un secteur du front au nord de Reims. En 1915, la division participe aux combats de printemps et d'automne en Artois avant d'occuper un secteur dans cette région jusqu'en .

En 1916, la de réserve de la Garde combat lors de la bataille de la Somme avec de lourdes pertes. Au cours de l'année 1917, la division combat vers Arras et Passchendaele. En 1918, elle fait partie des divisions engagées dans l'offensive Michael, elle participe ensuite aux combats défensifs d'été et d'automne principalement dans la Somme et les Flandres. À la fin du conflit, la division est transportée en Allemagne et dissoute au cours de l'année 1919.

Première Guerre mondiale Composition

Composition à la mobilisation - 1914 d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve de jäger de réserve d'artillerie de campagne de réserve (6 batteries) de uhlans de réserve (3 escadrons) du de pionniers de réserve

1916 d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve d'artillerie de campagne de réserve (6 batteries) 3 escadrons de uhlans de réserve et du de pionniers de réserve

1917 d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve de uhlans de réserve divisionnaire d'artillerie de la Garde d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries) et du de pionniers de réserve

1918 d'infanterie de réserve : d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve d'infanterie de réserve de uhlans de réserve d'artillerie divisionnaire d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries) du d'artillerie à pied ( et ) de pionniers

Historique Au déclenchement de la guerre, la de réserve de la Garde forme avec la de réserve le de réserve, rattachée à la armée allemande.

1914 : la division est stationnée à Zülpich. 11 - : progression vers la Belgique, dont la frontière est franchie le . La division traverse la Meuse près de Liège le , contourne Namur par le nord et franchit la Sambre à l'ouest de Charleroi. Engagée à partir du 22 dans la bataille de Charleroi, combat vers Marbaix-la-Tour. 24 - : poursuite des troupes françaises. 28 - : engagée dans la bataille de Guise, combats dans la région de Ribemont et de Saint-Quentin. - : poursuite des troupes françaises, combat le vers Le Breuil. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne, (bataille des Deux Morins) entre Sézanne et Montmirail les 6 et ; repli progressif vers Épernay. - : retrait au-delà de Reims puis arrêt et occupation d'un secteur du front. - : occupation d'un secteur du front dans la région de Courcy.

1915 - fin avril : les deux brigades de la division sont séparées, la occupe un secteur entre Thiescourt et l'Oise, la occupe un secteur du front dans le massif de l'Argonne. - : les deux brigades sont regroupées dans la région de Sélestat ; repos. - : transport par V.F. en Artois dans la région de La Bassée, engagée dans la bataille de l'Artois entre Cuinchy et Givenchy-lès-la-Bassée. 2 - : retrait du front, repos dans la région de Cambrai. - : en ligne, occupation d'un secteur du front entre Vingles et Hulluch au sud du canal de La Bassée. - : engagée à partir du dans la bataille de l'Artois d'automne, la division subit de fortes pertes. : attaque allemande sur Loos-en-Gohelle. Puis organisation et occupation du terrain dans la région de La Bassée.

1916 - : retrait du front, repos dans la région de Tournai en Belgique ; puis fin mai dans la région de Gommecourt. - : engagée dans la bataille de la Somme, occupation de secteur vers Thiepval, Pozières et Bazentin-le-Petit jusqu'en septembre. Alternance avec des occupations de secteurs plus au nord. Les pertes de la division au cours de cette période sont importantes, plus de 51 % de l'effectif initial. - : occupation d'un secteur dans la région de Gommecourt et d'Hébuterne. Durant cette période, la division devient une division à trois régiments d'infanterie en cédant le d'infanterie de réserve à la d'infanterie nouvellement créée.

1917 - : engagée dans l'opération Alberich, retraite par Bucquoy, Lagnicourt, Beaumetz-lès-Cambrai pour atteindre la ligne Hindenburg. À partir du , engagée dans la bataille d'Arras, puis occupation d'un secteur du front entre Quéant et Boursies. - : retrait du front, repos dans la région de Cambrai ; puis transport dans la région de Thielt, repos. - : mouvement par étapes vers Staden ; repos. - : engagée dans la bataille de Passchendaele, le regroupement à l'ouest de la forêt de Houthulst, puis contre-attaque en direction de Bikschote avec de fortes pertes ; occupation défensive du terrain. - : retrait du front, repos dans la région de Gand. 10 - : mouvement vers le front, à nouveau engagée dans la bataille de Passchendaele, occupation d'un secteur à l'ouest de Passchendaele, au sud-est de Saint-Julien. - : mouvement de rocade, occupation d'un secteur du front dans la région d'Armentières. - : retrait du front, mouvement et occupation d'un secteur au nord de Passchendaele.

1918 9 - : retrait du front, repos dans la région de Roulers. - : relève de la d'infanterie et occupation d'un secteur au nord de Passchendaele. - : relevée par la d'infanterie, puis occupation en alternance avec cette division d'un secteur du front vers Passchendaele. 3 - : relevée par la d'infanterie, retrait du front mouvement vers Cambrai ; repos et instruction. Mise en réserve de l'OHL. 21 - : engagée dans l'Offensive Michael, renforce le front dans le secteur de Saint-Léger, combats violents avec de lourdes pertes. - : retrait du front, repos en seconde position. 3 - : mouvement vers le front, relève de la dans le secteur de Neuville-Vitasse. Le , la division est retirée du front, par l'extension du front des divisions voisines. - : mouvement vers Douai ; repos et instruction. 7 - : relève de la d'infanterie et occupation d'un secteur du front vers Gavrelle, la d'infanterie relève la division le . - : retrait du front, repos et reconstitution dans la région de Tournai. La division est renforcée par l'arrivée d'hommes du d'infanterie et de 500 hommes en provenance d'Allemagne. 7 - : relève de la d'infanterie bavaroise dans le secteur de Bucquoy. Engagée dans des combats défensifs lors de la bataille de Picardie ; combats vers Monchy et Bapaume. - : retrait du front repos. 2 - : mouvement vers le front, renforcement des lignes de défenses le long de la route reliant Arras à Cambrai. - : retrait du front, mouvement vers le nord. À partir du , relève de la de réserve dans le secteur de Neuve-Chapelle, puis d'Armentières. - : occupation d'un secteur dans la région de Ledegem. Devant la pression des troupes alliées, la division se replie pour atteindre la ligne de défense Anvers-Meuse. Après la signature de l'armistice, la division est transférée en Allemagne où elle est dissoute au cours de l'année 1919.

Chefs de corps

Grade Nom DateRichard von Süßkind-Schwendi - Paul Weese - / - Wigand von Cramer - 1919

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Deutsches Heer Ordre de bataille de l'armée allemande en 1914

Catégorie:Unité militaire de l'Empire allemand Catégorie:Division allemande de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1919