Pendant la guerre civile syrienne, plusieurs attentats sont commis, principalement par les groupes djihadistes. Le Front al-Nosra a revendiqué la responsabilité de 57 des 70 attentats-suicides recensés jusqu'en .. Ces attentats ont fait de très nombreuses victimes civiles..
Liste d'attentats La liste n'inclut pas les attaques-suicides commises contre des positions militaires dans des actions de combats. 2011 Le , attentat de Damas : deux bombes font une quarantaine de morts et plus de . L'attentat visait le bâtiment des services de sécuritéFrédéric Pichon, Syrie : Pourquoi l'Occident s'est trompé, Editions du Rocher, 2014, . Les belligérants se renvoient la responsabilité. L'attaque est finalement revendiquée en par le Front al-Nosra..
2012 Le , dans le quartier de Maïdane, dans le centre de Damas, une explosion fait au moins et . La télévision publique syrienne attribue l'attentat aux « terroristes ». De leur côté, les Frères musulmans syriens accusent le régime de Bachar el-Assad d'avoir organisé l'attentat, tandis que le Hezbollah libanais accuse les États-Unis. Le , à Alep, un double attentat à la voiture piégé frappe un bâtiment de la sécurité militaire et un siège des forces de l'ordre. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra, elle fait 28 morts et plus de 230 blessés. Le , à Damas, un attentat terroriste vise le quartier chrétien. Deux voitures piégées explosent à 7h30, la première visant la direction de la police criminelle, l'autre le centre des renseignements de l'aviation. On compte au moins et une centaine de blessés. La télévision officielle syrienne dénonce le Qatar et l'Arabie saoudite comme responsable de cet attentat. Le , deux personnes meurent dans un attentat à Alep. Le , à Damas, plusieurs attentats, dont une attaque suicide, font et . Le , à Idleb, trois explosions frappent un centre des renseignements aériens, un centre des renseignements militaires et le quartier de l'Université, faisant plus de 20 morts selon l'OSDH, tandis que les médias officiels du régime annoncent un bilan de neuf morts, dont un officier, et près de 100 blessés, parmi les civils et les forces de sécurité. Le , attentat de Damas : un attentat dans le quartier de Qazaz fait 112 morts. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra. Le , attentat de Damas ; une bombe tue cinq des plus hauts responsables du gouvernement dans les locaux extrêmement protégés du siège de la sécurité nationale, dans le quartier damascène de Rawda, dont Daoud Rajha (Dawoud Al Rajiha), ministre de la défense ; son vice-ministre de la défense Assef Chaoukat (Asef Chawkat) qui est par ailleurs le beau-frère du président Assad ; Hassan Turkmani, chef de la cellule de crise pour la révolte ; le chef des renseignements, directeur du Bureau de la Sécurité Nationale Hicham Al Ikhtiyar, qui succombe à ses blessures après l'attentat ; son adjoint le général Amin Charabeh. Selon la télévision syrienne, le ministre de l'Intérieur Mohamed Al-Chaar est également blessé. D'insistantes rumeurs - non confirmées - évoquent par ailleurs de très importantes blessures de Maher el-Assad, frère cadet du président Bachar et dernier fils de l'ancien président Hafez el-Assad, à la tête de la garde républicaine. À la mi-août, un nouvel attentat est commis dans le centre de Damas, sur un parking de l'état-major de l'armée, faisant cinq blessés. Le , un double attentat touche le siège de l'état-major syrien à Damas : un kamikaze se fait exploser avec son véhicule et des bombes sont déclenchées au troisième étage du bâtiment grâce à la complicité de militaires. Quatre gardes sont blessés ainsi que et militaires. S'ensuivent d'intenses combats entre l'armée syrienne et les rebelles, ainsi que l'assassinat d'un journaliste syrien travaillant pour la chaîne iranienne Press TV qui couvre ces attaques. Le chef libanais du bureau de la chaîne à Damas est également blessé par balles. L'attentat est revendiqué par un groupe djihadiste mais trois autres brigades de l'Armée syrienne libre ont également participé à l'opération. Le , à Alep, un triple attentat à la voiture piégée fait au moins 48 morts, en majorité des militaires. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra. Le , attentat de Jaramana : un véhicule piégé explose dans la ville de Jaramana, majoritairement peuplée de druzes et de chrétiens, faisant 68 morts et 110 blessés. L'attaque n'est pas revendiquée. Le , à Damas, un attentat contre le ministère de l'Intérieur fait neuf morts. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra.
2013 Le , à Salamyeh, un attentat à la voiture piégé fait au moins 42 morts, dont des civils et des miliciens pro-régime. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra. Le , près de Damas, 53 membres des renseignements militaires sont tués dans un attentat à la voiture piégée. Le , à Braq dans le gouvernorat de Hama, un attentat frappe un bus et tue au moins 54 employés d'une fabrique d'uniformes de l'armée. Le , attentat de Damas : trois kamikazes avec des véhicules se font exploser dans les quartiers de Mazraa et Barzeh en visant le siège du parti Baas et des postes militaires. Les attentats font plus de 100 morts et 250 blessés, dont de nombreux civils. Le , attentat de Damas : un kamikaze se fait exploser dans la mosquée Al-Imane, faisant au moins 49 morts, dont Mohamed Saïd Ramadân al Boutî, un important dignitaire religieux sunnite pro-régime. L'attentat n'est pas revendiqué. Le , dans le district de Mazzeh à Damas, le Premier ministre syrien Wael al-Halki échappe de peu à une tentative d'assassinat lorsque sa voiture est la cible d'un attentat à la bombe. Le , Damas, une bombe explose dans le centre-ville, tuant au moins . Le , à Damas, une voiture piégée explose dans le quartier de Jobar. L'OSDH donne un bilan de neuf policiers tués et l'agence SANA fait état de dix blessés. Le , près de l'aéroport international d'Alep, un attentat à la voiture piégée aurait tué jusqu'à pro-Assad selon l'opposition. Le , à Alep, loyalistes sont tués dans un attentat à la voiture piégée et sont tués dans les échanges de tirs. , à Hama, un attentat au camion piégé a fait 43 morts dont 32 civils à l'entrée de la ville.
2014 Le à Yaduda, près de Deraa, un attentat à la voiture piégée devant une mosquée fait au moins 47 morts, dont 14 rebelles selon l'OSDH. Le à Al-Nabi Othman, un fief du Hezbollah chiite dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, un attentat à la voiture piégée fait quatre morts. Cette attaque est revendiquée par le Front al-Nosra au Liban et par Liwa Ahrar al-Sunna, un groupe armé sunnite. L'attentat intervenait après la prise de la ville syrienne de Yabroud, par l'armée gouvernementale syrienne appuyée par le Hezbollah libanais. Le : attentat de Homs : un attentat-suicide dans le quartier à majorité alaouite de Zahra, fait plus de 100 morts. L'attaque est revendiquée par le Front al-Nosra. Le , à Bab al-Salama, localité tenue par les rebelles à la frontière turque, un attentat tue au moins 43 civils et fait des dizaines de blessés. Le , Ahrar al-Sham est décapité par un attentat qui tue 47 de ses dirigeants, dont Hassan Aboud, le chef du groupe. Le , attentat de Homs : des explosions frappes des écoles dans le quartier à majorité alaouite d'Akrama, faisant au moins 54 morts, dont 47 enfants. L'attaque n'est pas revendiquée. Le , à Homs : 14 personnes sont tuées et 132 blessées dans une vague d'attaques dans le quartier d'al-Zahra.
2015 Le , attentat de Hassaké ; 54 civils kurdes sont tués selon l'OSDH dans deux attaques, dont une kamikaze. L'attentat est très probablement commis par l'État islamique. Le , à Ariha, dans le gouvernorat d'Idleb, au moins 31 membres du Front al-Nosra sont tués par une explosion dans une mosquée selon l'OSDH. L'État islamique est soupçonné. Le , Qamichli, un kamikaze à bord d'un véhicule attaque un QG des Assayech. Selon l'OSDH, l'attaque fait au moins 16 morts, dont 10 Assayech, et au moins 14 blessés chez les civils, l'agence Sana donne de son côté un bilan de 13 morts et 50 blessés. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , à Lattaquié, un attentat à la voiture piégée fait au moins 10 morts et 25 blessés. Le , à Soueïda, un double attentat à la voiture piégée fait 26 morts et environ 50 blessés selon l'OSDH. Le , à Hassaké, deux véhicules kamikazes de l'État islamique se font exploser, l'un contre un poste loyaliste, l'autre contre un poste kurde. Selon l'OSDH plus de 80 personnes sont blessées et au moins 32 sont tuées, dont 6 membres des Assayech, 7 miliciens des Forces de défense nationale et 19 civils, dont 2 enfants. Le , attentat de Tall Tamer : au moins 50 civils majoritairement kurdes sont tués dans l'explosion de trois camions piégés conduits par des kamikazes. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , Homs : 16 civils sont tués et 64 à 100 blessés par un camion piégé dans le quartier d'al-Zahra, peuplé majoritairement d'alaouites. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , à Kameshli : trois bombes, dont une actionnée par un kamikaze, explosent dans trois restaurants, faisant 16 morts — dont 13 chrétiens — et 45 blessés. L'attaque est revendiquée par l'État islamique.
2016 Le , à Alep : 19 combattants d'Ahrar al-Sham et quatre civils sont tués selon l'OSDH dans un attentat au camion piégé. Le , à Homs : 24 personnes sont tuées dans un double attentat-suicide dans le quartier d'al-Zahraa, peuplé majoritairement de chrétiens et d'alaouites. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , attentat de Sayyida Zeinab : des attentats ont lieu près de la mosquée de Sayyidah Zaynab. Une première explosion est causée par une voiture piégée, puis deux kamikazes actionnent leurs ceintures explosives. Le bilan est d'au moins 45 morts et 110 blessés selon l'agence Sana. L'OSDH donne un premier bilan de 50 morts, revu ensuite à la hausse à 71 morts, dont 42 miliciens pro-régime, et 29 civils, dont 5 enfants. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , à Damas : un attentat kamikaze à la voiture piégée contre des policiers fait 9 morts et 20 blessés selon l'OSDH. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , attentat de Homs : un double-attentat à la voiture piégée dans le quartier d'al-Zahraa fait 64 morts selon l'OSDH. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , attentat de Sayyida Zeinab : un double attentat kamikaze a lieu près de la mosquée de Sayyidah Zaynab, fait au moins 134 morts, dont 90 civils. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , à al-Achi, un village du gouvernorat de Kuneitra, au moins 18 rebelles du Front révolutionnaire syrien, dont quatre chefs, sont tués dans un attentat à la voiture piégée selon l'OSDH. Le , à Sayyidah Zaynab, un attentat-suicide à la voiture piégée près d'un point de contrôle de l'armée fait 5 ou 6 morts. L'attaque est revendiquée par l'État islamique. Le , à Qamichli, un kamikaze actionne sa ceinture explosive à un barrage tenu par les Assayech, tuant cinq d'entre eux et faisant quatre blessés selon la police kurde. Le , à Qamichli, l'explosion d'un véhicule piégé fait deux morts selon les Assayech, un employé d'une station de lavage et un milicien des YPG. Les médias officiels syriens donnent de leur côté un bilan de cinq morts. Le , à Tall Tamer, deux voitures piégées conduites par des kamikazes explosent dans la soirée à un point de contrôle tenu par les Assayech, faisant cinq morts parmi ces derniers selon la police kurde. Le , à Qamichli, deux kamikazes font détoner leur ceinture d'explosifs près d'un restaurant et d'une boulangerie dans le quartier chrétien de Wousta. L'attaque tue trois civils chrétiens et fait 15 blessés selon l'OSDH et les Sotoro. Le , attentats de Tartous et Jablé : les villes de Tartous et Jablé tenues par le régime syrien et majoritairement peuplées d'alaouites sont frappées par des attaques kamikazes qui font 184 morts et . Les attentats sont revendiqués par l'État islamique.